Quand au­teurs et mai­sons d’édi­tion se lâchent…

Em­bar­quez au coeur des soi­rées où les mai­sons d’édi­tions et les au­teurs prennent du bon temps

Le Populaire du Centre (Haute-Vienne) - - La Une - Ben­ja­min Pom­mier ben­ja­min.pom­mier@cen­tre­france.com

Les portes de la Foire du Livre fer­mées, les oi­seaux de nuit sortent.

Que se­rait la Foire du Livre sans ses soi­rées ? Sans l’em­blé­ma­tique Car­di­nal que les au­teurs et édi­teurs ne man­que­raient pour rien au monde ? On a dé­ci­dé de me­ner l’en­quête et de mouiller la che­mise.

Gil­bert Mon­ta­gné qui re­prend du Edith Piaf au pia­no ac­com­pa­gné à la voix par Sa­muel Le Bi­han sous les yeux d’un Phi­lippe Tor­re­ton trans­por­té.

Cette phrase au­rait pu être écrite sous l’em­prise d’une vieille prune de Souillac. Mais non. En­core que… Pour as­sis­ter à une telle scène, c’est à Brive que ce­la se passe. Car une fois les portes de la Foire fer­mées, les au­teurs et autres édi­teurs en­filent leurs ha­bits de lu­mière, se trans­forment en oi­seaux de nuit pour se faire hap­per par les em­blé­ma­tiques nuits bri­vistes.

La tra­di­tion de la cho­rale de Flam­ma­rion

« Le temps d’un wee­kend, on lâche tous les che­vaux », souffle une des at­ta­chées de presse de la mai­son d’édi­tion Flam­ma­rion qui a or­ga­ni­sé sa fa­meuse et ré­pu­tée soi­rée cho­rale ven­dre­di soir à la Truffe Noire.

Le prin­cipe ? Les mai­sons d’édi­tion se re­trouvent autour du pia­no du res­tau­rant et chantent à tue­tête les quelque 45 grands clas­siques de la chan­son fran­çaise choi­sis au préa­lable et dont les pa­roles ont été im­pri­mées et en­voyées une semaine plus tôt. Rien n’est lais­sé au ha­sard.

Une tra­di­tion ins­tau­rée il y a une di­zaine d’an­nées par Jean­Marc Ro­berts, em­blé­ma­tique édi­teur et an­cien lau­réat du prix Re­nau­dot, dé­cé­dé en 2013.

« Jean­Marc avait ins­tau­ ré ce ri­tuel comme pour mar­quer la fin de la ren­trée lit­té­raire. L’es­pace d’un mo­ment, on en­terre tous la hache de guerre et on com­mu­nie en­semble », ex­plique An­na Pav­lo­witch, di­rec­trice des édi­tions Flam­ma­rion aus­si en charge de l’or­ga­ni­sa­tion de la soi­rée.

Une fois le re­pas ter­mi­né et les tables pous­sées, An­na Pav­lo­witch a ra­meu­té les autres au­teurs oc­cu­ pés à des­si­ner sur les murs de chez Fran­cis ou à bas­cu­ler un der­nier verre dans les autres res­tau­rants de la ville pour par­ti­ci­per à la cho­rale.

La Foire ou le Car­di ? Al­lez, au Car­di !

Sur le coup des 23 heures ven­dre­di, la Truffe Noire avait alors des faux airs du Saint­Ger­main­desP­rés de la grande époque. Les sun­lights des tro­piques fai­saient d’un coup mon­ter la tem­pé­ra­ture avant qu’Em­me­nez­moi d’Az­na­vour ne ter­mine de convaincre les in­dé­cis d’al­ler ou non au Car­di.

« Pfff, on ne se­ra pas de bonne heure à la Foire de­main… Al­lez, on va au Car­di ! On m’a conseillé de me faire dé­si­rer au­près du pu­blic alors si j’ai un peu de re­tard, c’est peut­être pas plus mal pour les af­ faires », se marre un au­teur aus­si ac­teur, loin d’être le der­nier à se dé­han­cher sur la piste de l’em­blé­ma­tique boîte bri­viste et fi­na­le­ment plu­tôt ponc­tuel sa­me­di ma­tin.

Sans doute moins ce ma­tin car hier soir, re­be­lote pour toute la joyeuse bande qui, après deux dî­ners en ville ou cock­tail ser­vi au der­nier étage de l’hô­tel du Quer­cy, s’est en­core re­trou­vée au Car­di.

PHO­TO STÉ­PHA­NIE PARA

UNIQUE. Le temps de deux chan­sons, Gil­bert Mon­ta­gné a été le maître de la soi­rée à la Truffe Noire, ven­dre­di soir, sous les re­gards de Catherine Cey­lac et Phi­lippe Tor­re­ton no­tam­ment.

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