LES RE­MER­CIE­MENTS DE DO­MI­NIQUE DE VILLE­PIN.

Le Populaire du Centre (Haute-Vienne) - - Haute-vienne L'actu -

LA GÉO­GRA­PHIE SE­LON TWIN JET.

« Li­moges rayonne avec Twin Jet ». C’est par cette phrase que dé­bute le com­mu­ni­qué de presse ré­di­gé cette semaine par la com­pa­gnie aé­rienne, la­quelle re­lie Li­moges à Pa­ris Or­ly, et qui vient de si­gner des accords avec le groupe Air France. À la clé : 21 nou­velles des­ti­na­tions au dé­part de la Haute-Vienne via l’aé­ro­port pa­ri­sien, carte à l’ap­pui. Sauf que celle-ci si­tue Li­moges bien plus au nord que sa po­si­tion réelle, quelque part entre Poi­tiers et Châ­teau­roux, don­nant ain­si l’im­pres­sion que la ca­pi­tale du Li­mou­sin est bien plus proche de Nantes que de Bor­deaux. Et fai­sant du même coup re­mon­ter Brive de quelques di­zaines de ki­lo­mètres. Une brou­tille à vol d’oi­seau, pour­ra-t-on dire. Sur­tout en fai­sant le cro­chet par Or­ly.

La mai­rie de Li­moges avait in­vi­té Do­mi­nique de Ville­pin à ve­nir as­sis­ter aux com­mé­mo­ra­tions du cen­te­naire de l’ar­mis­tice de la Pre­mière Guerre Mon­diale. Mais l’an­cien Pre­mier Mi­nistre, re­te­nu à Pa­ris par l’émis­sion Le Grand Ren­dez-vous d’Eu­rope 1, consa­crée au 11 no­vembre, a été obli­gé de dé­cli­ner. Il a néan­moins en­voyé un courrier à Emile Ro­ger Lom­ber­tie pour le fé­li­ci­ter « des ini­tia­tives prises par la ville de Li­moges en hom­mage aux sol­dats dé­cé­dés du­rant la Grande Guerre, qu’il s’agisse du Mé­mo­rial vir­tuel ou en­core de la stèle en gra­nit noir à cô­té du mo­nu­ment de 1932. C’est pour moi et ma fa­mille une grande émo­tion que de savoir que le nom du frère de mon grand-père, Jacques, fi­gu­re­ra sur cette stèle. Après tant d’an­nées, cette re­con­nais­sance re­vêt une im­por­tance sym­bo­lique forte ». Do­mi­nique de Ville­pin a en ef­fet de so­lides ori­gines haut-vien­noises, no­tam­ment dans le nord du dé­par­te­ment. « Je ne doute pas que nom­breux se­ront les membres de lma fa­mille, vi­vant en Li­mou­sin, pré­sents à cette grande oc­ca­sion », ajoute-t-il dans sa lettre à l’élu li­mou­geaud.

LE COUP DE CHA­PEAU D’ÉRIC CAR­RIÈRE.

L’an­cien in­ter­na­tio­nal de foot­ball Éric Car­rière - il a joué no­tam­ment à Nantes et Lyon- au­jourd’hui consul­tant sur Ca­nal +, était l’in­vi­té de la ville de Li­moges cette semaine. Mar­di, il a été à la rencontre des jeunes pousses par­ti­ci­pant au Fest’Foot et mer­cre­di il a ani­mé une rencontre Bu­si­ness avec des chefs d’en­tre­prise. Entre-temps, il a « pas­sé une tête » à l’Engie Open de ten­nis, lors de la soi­rée Player’s Par­ty. L’oc­ca­sion pour lui de don­ner un coup de cha­peau aux ten­nis­men en gé­né­ral et aux dames pré­sentes en par­ti­cu­lier. « Le sport pro­fes­sion­nel ré­clame de l’exi­gence, a-t-il ex­pli­qué, mais dans le foot­ball, on peut de temps à autre se per­mettre d’être un peu moins per­for­mant men­ta­le­ment. Une perte de points n’est pas tou­jours rédhi­bi­toire. En ten­nis, il faut avoir un men­tal d’acier. Sur le court, il n’y a per­sonne d’autre que toi pour ga­gner le point ».

UN SAINT-JU­NIAUD… À LA ROYALE.

La ci­té gan­tière est dé­ci­dé­ment une pé­pi­nière à cham­pions. Après Loïc Per­rouin, qui, le mois der­nier, est devenu cham­pion du monde de pa­ra­chu­tisme free­style, voi­ci un autre Saint-Ju­niaud à s’être dis­tin­gué ces der­niers jours. Même s’il fait dé­sor­mais pro­fi­ter de ses ta­lents cu­li­naires aux Pa­ri­siens, le Chef Da­vid Boyer, an­cien étoi­lé de La Ca­zine en Creuse et créa­teur en­suite du Lau­ry­van à Saint-Ju­nien, est bien un vrai gan­tier. Da­vid Boyer, qui of­fi­cie dé­sor­mais au pres­ti­gieux 110 de Taillevent, a rem­por­té le cham­pion­nat du monde de lièvre à la royale or­ga­ni­sé à Ro­mo­ran­tin lors des Jour­nées gas­tro­no­miques de So­logne, fin oc­tobre. Pro­po­sé par Tho­mas Boul­lault en 2016, chef étoi­lé à l’Arôme (Pa­ris), ce concours est ou­vert aux Chefs de Par­tie, Se­conds de Cui­sine et Chefs de Cui­sine. Il s’agit de réa­li­ser un Lièvre à la Royale dit en bal­lo­tine ac­com­pa­gné d’au moins une gar­ni­ture et une sau­cière à part.

VOUS AVEZ DIT PROVOC’.

La « guerre » com­mer­ciale entre les en­seignes de fast-food marque par­fois des pauses, mais re­prend tôt ou tard du poil de la bête. On se sou­vient qu’il y a quelques mois, en pleine phase d’ins­tal­la­tion sur le ter­ri­toire, Bur­ger King avait me­né une cam­pagne d’image un peu provoc’, évi­dem­ment au dé­tri­ment de son con­cur­rent prin­ci­pal Mc­Do­nald. Ce coup-ci, c’est MacDo qui s’y colle et Li­moges est tête de pont en France pour pro­mou­voir la li­vrai­son à do­mi­cile. Le prin­cipe est simple : une cam­pagne d’af­fi­chage 4x3, près d’un Bur­ger King. Sur l’af­fiche, on voit un double bur­ger avec ce mes­sage : « Li­vré par­tout, même à 100 mètres à gauche ». Et de­vi­nez qui il y a 100 mètres à gauche… La cam­pagne plaît tel­le­ment qu’elle se­ra pré­sen­tée pro­chai­ne­ment sous forme de clin d’oeil à la conven­tion an­nuelle eu­ro­péenne de l’oncle Ro­nald, à Lis­bonne.

JEAN-MARC GA­BOU­TY ET LES CAR­BU­RANTS.

Le sé­na­teur de la Haute-Vienne Jean-Marc Ga­bou­ty a in­ter­pel­lé le pre­mier mi­nistre, jeu­di, lors des questions au Gou­ver­ne­ment dans l’hé­mi­cycle du Sé­nat, sur la hausse des car­bu­rants et sur les in­ten­tions qu’au­rait ce der­nier face à la grogne des Fran­çais. C’est fi­na­le­ment Fran­çois de Ru­gy, le mi­nistre de la tran­si­tion éco­lo­gique, qui lui a ré­pon­du, le re­mer­ciant d’un « pro­pos hon­nête, construc­tif et lu­cide ». Il n’a néan­moins pas pu em­pê­cher les huées ve­nues, no­tam­ment, des bancs des Ré­pu­bli­cains, quand il a vou­lu évo­quer la dif­fé­rence entre « la réa­li­té et le res­sen­ti des Fran­çais ».

UR­GENCE SNCF.

Les sou­rires risquent bien d’être cris­pés lun­di en dé­but d’après-mi­di alors que s’ou­vri­ra la réu­nion sur l’ave­nir de la ligne fer­ro­viaire An­gou­lême - Li­moges. Cette réu­nion, à l’ini­tia­tive d’Éli­sa­beth Borne, mi­nistre des Tran­sports, se­ra pré­si­dée par le pré­fet de ré­gion. Autour de la table de­vraient ain­si se re­trou­ver les par­le­men­taires des deux dé­par­te­ments, le pré­sident du Conseil ré­gio­nal, des pré­si­dents des Conseils dé­par­te­men­taux de la Cha­rente et de la Haute-Vienne, et des élus des col­lec­ti­vi­tés concer­nées. Dans l’in­vi­ta­tion adres­sée à la presse, il n’est en re­vanche pas fait état de la pré­sence de la SNCF. Il faut bien re­con­naître que celle-ci a aban­don­né la ligne dé­jà de­puis bien long­temps… (Ci-des­sus, ma­ni­fes­ta­tion des élus du pays Ouest Li­mou­sin en juin der­nier).

FRONT COM­MUN.

Les élus Gé­né­ra­tion. s du Conseil ré­gio­nal avaient vo­té sans hé­si­ter le main­tien à son taux maxi­mum de la Taxe in­té­rieure sur la consom­ma­tion de pro­duits éner­gé­tiques (TICPE), comme l’avait pro­po­sé la ma­jo­ri­té so­cia­liste lors de la der­nière séance plé­nière. Et alors que la grogne monte dans la po­pu­la­tion quant au prix du car­bu­rant, ils ont te­nu à ex­pli­quer leur vote : « La TICPE, que nous avons vo­tée en Nou­velle-Aqui­taine, pour­rait ap­pa­raître éga­le­ment comme une fis­ca­li­té in­juste pour beau­coup de monde. Mais dans le cas pré­sent, elle est flé­chée sur le fi­nan­ce­ment d’in­fra­struc­tures de tran­sports du­rables, ce qui n’est pas le cas de la taxe du Gou­ver­ne­ment ». La peur d’un re­proche ?

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