Nou­velle réunion à Ber­cy au­jourd’hui pour GM & S

Les né­go­cia­tions d’hier guère en­cou­ra­geantes pour les sa­la­riés.

Le Populaire du Centre (Limoges) - - La Une -

Les né­go­cia­tions se pour­sui­vront au­jourd’hui avec Ber­cy… C’est dire le mo­ral des sa­la­riés à la veille de la dé­ci­sion du tri­bu­nal alors qu’au­cune offre ferme est en vue.

A17 heures, ils avaient sor­ti une nou­velle ma­chine, un îlot de sou­dure prêt à s’em­bra­ser à tout mo­ment se­lon les nou­velles qui al­laient tom­ber de Pa­ris. L’at­tente a com­men­cé. Presque in­ter­mi­nable hier alors qu’ils en ont l’habitude. Que le pied de grue, ils l’ont dé­jà fait, plus d’une fois et pen­dant des heures en­tières. Mais hier après­mi­di, c’était « long ». Tan­dis que la dé­lé­ga­tion de re­pré­sen­tants syn­di­caux était re­çue une nou­velle fois par la cel­lule de crise mi­nis­té­rielle (non pas à Ber­cy mais dans un hô­tel près de la Tour Eif­fel), l’at­tente re­com­men­çait une nou­velle fois pour leurs col­lègues réu­nis dans l’usine. Dans le pe­tit lo­cal de la CGT, on tres­saute au moindre bip, à la moindre son­ne­rie de por­table. On Longue, l’at­tente s’oc­cupe comme on peut. On re­garde le re­play d’un 13 heures qui parle des GM & S. Yann Au­gras va faire le plein ­ de courses ­ pour la soi­rée qui risque bien d’être longue. A 18 h 45, le cé­gé­tiste re­çoit en­fin une ré­ponse à son « Alors, on al­lume ? » : « Non, pas pour l’ins­tant ». « C’est plu­tôt bon signe, non ? » Puis, des nou­velles tombent d’ici et là : Mar­ti­neau sou­hai­te­rait une li­qui­da­tion avec pour­suite d’ac­ti­vi­té… De Pa­ris, on laisse en­tendre que « c’est plu­tôt ten­du… ». Cinq mi­nutes avant que l’on ap­prenne une in­ter­rup­tion de séance : « ils vont m’ap­pe­ler », confie Jean­Marc Du­cour­tioux. Mais une nou­velle fois, l’at­tente n’au­ra pas été ré­ com­pen­sée. Ils en ont l’habitude. Les mau­vaises nou­velles pleuvent ici de­puis long­temps. « Con­trai­re­ment à ce qui a été an­non­cé hier (N.D.L.R. : mar­di), ils n’ont dis­cu­té ni de la su­pra lé­gale, ni d’offre, rap­porte Jean­Marc Du­cour­tioux aux sa­la­riés qui sont res­tés. GMD at­tend des élé­ments de PSA ­ Re­nault les a dé­jà don­nés ­ pour faire une offre en bonne et due forme entre 120 et 130 per­sonnes. Ils ont par­lé de PSE, de for­ma­tion, d’in­ves­tis­se­ments dont ils avaient dé­jà par­lé… et pa­ta­ti et pa­ta­ta. Pour l’Etat, l’al­lon­ge­ment de la pé­riode d’ob­ser­va­tion fe­rait perdre le re­pre­neur ! » « J’ap­pelle ça de la tor­ture » « Là, ils sont en sus­pen­sion de séance. Bru­no Le Maire doit les rap­pe­ler ce soir (N.D.L.R. : hier soir) et ils au­ront une nou­velle réunion de­main. Est­ce que c’est tou­jours utile ? Ça s’ap­pelle nous amu­ser et à force de nous amu­ser, on va nous éner­ver. C’est juste un ac­com­pa­gne­ment dans notre dou­leur, com­ment mou­rir moins vite… Bru­no Le Maire, soit il est in­com­pé­tent, soit il nous ment. Nos col­lègues qui sont à Pa­ris, je les ai sen­tis usés. Ils sont là­bas pour par­ler de la su­pra et de la suite de­puis mar­di et la pre­mière chose qu’on leur dit cet après­mi­di, c’est que Re­nault et PSA ferment la porte et que l’Etat ne peut rien faire ! On est en train de nous pous­ser à bout. Moi, j’ap­pelle ça de la tor­ture, du har­cè­le­ment mo­ral. Là, on va pas­ser la nuit des­sus et de­main (N.D.L.R. : au­jourd’hui), on ver­ra : s’il faut al­ler les rem­pla­cer à Pa­ris, on ira. » A 21 heures, l’îlot de sou­dure pre­nait feu.

NOU­VEAU COUP. Des sa­la­riés désa­bu­sés après une nou­velle réunion hier. PHO­TO : MA­THIEU TIJERAS

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