À Feytiat, le CIGT est l’oeil qui veille sur l’A20 et la RN145

Le Populaire du Centre (Limoges) - - Premier week-end de grands départs - Sé­bas­tien Du­bois

Le centre d’in­gé­nie­rie et de ges­tion du tra­fic (CIGT) de Feytiat consti­tue le centre né­vral­gique de la sur­veillance de l’au­to­route A20 et de la RN145. Sur l’écran géant, une mo­saïque d’images af­fiche, en temps réel, les condi­tions de cir­cu­la­tion sur le ré­seau. « Sur l’A20, on a par exemple, 47 ca­mé­ras, ré­par­ties entre Vier­zon et Brive sur 285 kms d’au­to­routes, ex­plique Gilles Pas­caud, chef de salle au sein du CIGT. Elles nous per­mettent de voir 15 % de notre li­néaire. » Dans ce dis­po­si­tif, dix ca­mé­ras concernent le seul tun­nel de Noailles, au sud de Brive, « pour avoir la vi­si­bi­li­té sur l’en­semble du tun­nel, ex­plique le res­pon­sable. Ce­la fait suite aux obli­ga­tions liées à l’ac­ci­dent dans le tun­nel du Mont­Blanc, qui a en­traî­né de nou­velles normes de sé­cu­ri­té. » Le tra­fic sur les 85 % res­tants du ré­seau non cou­vert par vi­déo est gé­ré via les ap­pels des usa­gers ou des forces de l’ordre. La DIRCO, qui gère éga­le­ment, dans la ré­gion, le tra­fic sur les routes na­tio­nales (RN147, 141 par exemple) compte six centres d’ex­ploi­ta­tion si­tués sur la seule A20, qui ac­cueillent chaque jour deux équipes d’in­ter­ven­tion de trois per­sonnes : Va­tan, Ar­gen­ ton, Bes­sines, Feytiat, Uzerche et Brive. « Cha­cun couvre en moyenne entre 50 et 60 kms d’au­to­route, ex­plique Gilles Pas­caud. Pour être le plus ra­pi­de­ment pos­sible sur le ter­rain. Évi­dem­ment, il peut y avoir de l’en­traide entre centres. » Les jours de grands dé­parts consti­tuent des pé­riodes de stress à part. « Sur ces wee­kends­là, il y a en moyenne 160 pannes, ex­plique le chef de salle. C’est quatre fois plus qu’en moyenne. Et je ne parle bien que des pannes, sans comp­ter, les ob­jets per­dus et les ac­ci­dents éven­tuels. » « Notre plus grande crainte, re­prend­il, c’est le gros ca­ram­bo­lage », comme ce­lui qui avait coû­té la vie à une fa­mille por­tu­gaise et un chauf­feur hol­lan­dais, en août 2009, à Beaune­les­mines. Mais ni l’A20, ni la RN145 ne re­cèlent de zones par­ti­cu­liè­re­ment ac­ci­den­to­gènes. « Là, où il a le plus d’ac­ci­dent, c’est dans la tra­ver­sée de LI­moges, ex­plique Gilles Pas­caud. Mais ce n’est pas lié à un dan­ger par­ti­cu­lier, juste à l’im­por­tance du tra­fic. » L’été, jus­qu’à 80.000 vé­hi­cules par jour ­ contre 55.000 en temps nor­mal ­ tra­versent l’ag­ glo­mé­ra­tion li­mou­geaude sur l’A20, ce qui a conduit la DIRCO à fer­mer cer­taines bre­telles d’ac­cès à l’A 20 sur le sec­teur. « De­puis qu’on a pris, ces me­sures, on n’a plus de bou­chons im­por­tants », sou­ligne­t­il. Les dif­fi­cul­tés se concentrent dé­sor­mais sur « le tronc com­mun » A20­A89, entre Saint­Par­douxl’Or­ti­gier et Brive, où cir­culent, les jours d’af­fluence, 50.000 vé­hi­cules par jour. « Avec le ré­tré­cis­se­ment en haut de la côte de Don­ze­nac et le tra­fic de l’A89 et de l’A20 qui s’ajoutent, on peut avoir des bou­chons énormes, qui re­montent jus­qu’au tun­nel de Noailles », pré­cise le res­pon­sable. Ce­la conduit la DIRCO à mettre en place « une ges­tion dy­na­mique du tra­fic », en neu­tra­li­sant no­tam­ment la voie de droite, afin de fa­ci­li­ter l’ac­cès éven­tuel des se­cours. Pré­ve­nir pour mieux agir.

PHO­TO THO­MAS JOUHANNAUD

FEYTIAT. Le CIGT veille sur l’A20 et la RN145.

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