Le théâtre de la Pas­se­relle, ins­ti­tu­tion en dan­ger

La salle li­mou­geaude de­vra, si elle ne ré­pond pas aux nou­veaux cri­tères, s’as­seoir sur 27.000 €

Le Populaire du Centre (Limoges) - - La Une - Driss Chaït Twit­ter : @dris­schait

La DRAC Nou­velle-Aqui­taine met fin aux « sub­ven­tions au­to­ma­tiques » du théâtre de La Pas­se­relle à Li­moges, di­ri­gé par le ré­pu­té Mi­chel Bru­zat.

Si, d’après Fran­cois Def­frasne, le théâtre de La Pas­se­relle se­rait donc tou­jours éli­gible aux sub­ven­tions « sous une autre forme », Mi­chel Bru­zat, lui, reste sur l’idée d’une sup­pres­sion dé­fi­ni­tive. Et il n’est pas le seul. En marge de cette an­nonce, toute une com­mu­nau­té se mo­bi­lise. Pour preuve, la pé­ti­tion en ligne des « Amis du théâtre de La Pas­se­relle » re­cense dé­jà 1.670 si­gna­tures. nière, les sub­ven­tions du pe­tit théâtre li­mou­geaud avaient été re­vues à la baisse, pas­sant ain­si de 35 à 27.000 €. Dé­sor­mais, c’est une dé­ci­sion des plus ra­di­cales qui vient d’être prise de­puis les hautes sphères de la DRAC (mi­nis­tère de la Cul­ture). Condi­tions Fran­çois Def­frasne, di­rec­teur du pôle créa­tion de la ré­gion, tente d’éclair­cir la si­tua­tion : « les sub­ven­tions au­to­ma­tiques dont pro­fite ce théâtre de proxi­mi­té sont ré­exa­mi­nées. Si son rayon­ne­ment était na­tio­nal, je com­pren­drais la contes­ta­tion. Mais là, ce n’est pas le cas. Se­lon nos cri­tères, il n’est pas consi­dé­ré comme un théâtre de créa­tion. Nous condi­tion­nons une sub­ven­tion sur trois as­pects : l’aide aux pro­jets, les ate­liers pra­tiques ar­tis­tiques et les ré­si­dences di­verses. Si M. Bru­zat rentre dans les clous, il pour­ra pré­tendre à une sub­ven­tion. Mais il a long­temps consi­dé­ré qu’il n’avait pas de compte à rendre à la DRAC… Il ne faut pas consi­dé­rer le mi­nis­tère de la Cul­ture comme un car­net de chèques ». Pas­se­relle à Li­moges la sup­pres­sion de sa sub­ven­tion an­nuelle pour 2018. Une al­lo­ca­tion à hau­teur de 27.000 €. « Ap­pa­rem­ment, je ne ré­pon­drais plus aux cri­tères. Ceux de mon­ter des textes contem­po­rains, de faire des tour­nées na­tio­nales et ac­cueillir des ar­tistes en ré­si­dence. Si ce n’était pas aus­si grave, j’écla­te­rais de rire », sou­ligne Mi­chel Bru­zat. Dé­jà, l’an­née der­ La Di­rec­tion ré­gio­nale des af­faires cultu­relles Nou­velle­Aqui­taine (DRAC) vient d’an­non­cer au pa­tron du théâtre de La

« Ne pas consi­dé­rer la DRAC comme un car­net de chèques »

«L e théâtre est aus­si im­por­tant que l’eau, l’air, le gaz et l’élec­tri­ci­té. Sans ça, ce monde si violent le se­rait en­core plus ». Trente ans que le met­teur en scène Mi­chel Bru­zat fait vivre le théâtre haut­vien­nois dans ses lo­caux de la rue du Gé­né­ral­du­Bes­sol et à tra­vers la France en­tière. Une his­toire qui pour­rait bien­tôt se ra­con­ter au pas­sé…

PHO­TO D’ARCHIVE

SI­GNA­TURES. Ini­tiée par les « Amis du théâtre de la Pas­se­relle », la pé­ti­tion en ligne sur le site change.org re­cense pour l’heure plus de 1.600 si­gna­tures.

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