Le maire Olivier Pe­tit­jean an­nonce la cou­leur pour la ren­trée

Après avoir pas­sé une dizaine de jours de va­cances sur ses terres ven­déennes, le maire Olivier Pe­tit­jean s’est re­mis à la tâche. Ecole, di­rec­tion de l’EPIC, dotations, par­cours san­té, tra­vaux à l’Hô­tel de ville : les dos­siers de la ren­trée sont nom­breux.

Le Publicateur Libre - - Ba­gnoles-de-l’orne - Mi­chel Mo­ri­ceau

Plein d’éner­gie pour abor­der la nou­velle an­née 2017-2018, Olivier Pe­tit­jean ap­pré­cie tou­te­fois d’avoir souf­flé un peu en pas­sant une dizaine de jours en Vendée. « C’est im­por­tant de pou­voir faire une cou­pure. Pen­dant mon ab­sence, c’est Fran­çoise Ad­da qui a pris le re­lais » confie-t-il.

Pour l’école Lan­ce­lot, où un chan­ge­ment de di­rec­tion est an­non­cé, le pre­mier édile se ré­jouit des pers­pec­tives. « Nous sommes dans le po­si­tif, avec une pro­gres­sion de 3 à 5 % des ef­fec­tifs, ce qui per­met de confor­ter les classes ». Pour ce qui est des rythmes sco­laires, alors que le gou­ver­ne­ment a fait marche ar­rière, lais­sant le choix aux com­munes, le maire et son équipe ont pré­fé­ré le sta­tu quo en main­te­nant la se­maine de 4 jours et 1/2 avec les TAP (temps d’ac­cueil pé­ri­sco­laire). « Nous al­lons nous don­ner le temps de la ré­flexion avec les pa­rents, les en­sei­gnants, le per­son­nel. On avait mis en place conve­na­ble­ment des ac­ti­vi­tés en sol­li­ci­tant du per­son­nel com­mu­nal, des as­so­cia­tions, des in­ter­ve­nants ex­té­rieurs, on ne va pas tout cas­ser. Le pre­mier sou­ci est le bien-être de l’en­fant, et je ne vou­drais pas non plus an­ti­ci­per sur un choix que la Cdc au­rait à prendre si l’école de­ve­nait à l’ave­nir com­pé­tence com­mu­nau­taire ».

S’agis­sant du bud­get et des fi­nances, l’élu s’in­quiète du nou­veau coup de ra­bot an­non­cé par l’Etat sur les dotations avec l’an­nu­la­tion de 300 mil­lions de cré­dits al­loués aux col­lec­ti­vi­tés lo­cales. « Il a dé­jà de­man­dé de faire un gros ef­fort, aux col­lec­ti­vi­tés en pre­mier, alors qu’il ne montre pas l’exemple dans ce do­maine, ob­serve le maire. L’ef­fort sup­plé­men­taire qui est de­man­dé pour 2018 n’est pas un bon si­gnal, quand on sait que les ex­cé­dents de fonc­tion­ne­ment dé­ter­minent notre ca­pa­ci­té à in­ves­tir ».

A Ba­gnoles, comme ailleurs, 2018 se­ra donc à nou­veau sy­no­nyme d’éco­no­mies. « Mais, j’ai plus de poire pour la soif. Les baisses de do­ta­tion nous ont dé­jà ame­nés à faire des choix dif­fi­ciles, no­tam­ment en ren­dant le trans­port pu­blic payant. L’ef­fort de­vra se faire sur l’en­semble des ser­vices, sur le fonc­tion­ne­ment avec des ré­per­cus­sions à tous ni­veaux : fleu­ris­se­ment, animation. Il nous fau­dra aus­si don­ner des prio­ri­tés par­mi nos nom­breux pro­jets ».

D’ici la fin de l’an­née, la col­lec­ti­vi­té au­ra plu­sieurs dos­siers à trai­ter. A com­men­cer par la stra­té­gie de dé­ve­lop­pe­ment de la sta­tion en lien avec Orne Mé­tro­pole, qui passe no­tam­ment par le pro­jet de re­qua­li­fi­ca­tion de l’an­cien quar­tier de la Gare. « Nous avons dé­jà fait plu­sieurs ate­liers et nous avons en­core quelques réunions de tra­vail. Dans le pro­chain bulletin mu­ni­ci­pal, à l’au­tomne, nous fe­rons un dos­sier sur ce diag­nos­tic qui se­ra une photographie de ce qu’est au­jourd’hui notre com­mune, avec ses atouts, ses manques. Les ha­bi­tants se­ront in­vi­tés à s’ex­pri­mer sur le su­jet ».

Cette ren­trée se­ra mar­quée par l’ar­ri­vée d’un nou­veau di­rec­teur à la tête de l’EPIC Ba­gnoles-de-l’Orne Tou­risme, créé en 2012 par Ma­rie-Ch­ris­tine De­lage qui en as­su­rait la di­rec­tion jus­qu’alors. « M. le Floch pren­dra ses fonc­tions le 4 sep­tembre. De­puis le dé­part en fé­vrier 2015 d’Alexandre Guy, Mme De­lage cu­mu­lait la di­rec­tion gé­né­rale des ser­vices et celle de l’EPIC. Il nous est ap­pa­ru im­por­tant que l’EPIC, dont le bud­get s’élève à en­vi­ron 3 M €, bé­né­fi­cie d’un poste de di­rec­tion à temps plein ». Un choix qui est aus­si une exi­gence pour le clas­se­ment en cours de l’Of­fice de tou­risme (ac­tuel­le­ment 2 étoiles) en 1re ca­té­go­rie.

Olivier Pe­tit­jean an­nonce éga­le­ment l’inau­gu­ra­tion avant dé­cembre du nou­veau par­cours san­té dans le parc du châ­teau. « Il rem­pla­ce­ra ce­lui qui exis­tait près de l’Of­fice de tou­risme, avec de nou­veaux agrés. Après un ap­pel d’offres in­fruc­tueux, nous al­lons re­lan­cer une consul­ta­tion ». Pour ce qui est du pro­jet de ro­se­raie place de Gaulle, au quar­tier Belle Époque, après l’étude réa­li­sée par les élèves de l’Agro­cam­pus Ouest d’An­gers, « un ca­hier a été ou­vert en mai­rie pour re­ce­voir les ob­ser­va­tions et sug­ges­tions des ha­bi­tants ». Sui­vra une phase d’ana­lyse des dif­fé­rents élé­ments par les élus. « Ce pro­jet au­ra plu­sieurs phases et l’an­née 2018 pour­rait voir le pre­mier coup de pioche en fonc­tion des fi­nances. Tou­jours avec le sou­ci du coût de fonc­tion­ne­ment, il nous faut ré­flé­chir aus­si à l’en­tre­tien que cette ro­se­raie va né­ces­si­ter ».

Au ni­veau des bâ­ti­ments mu­ni­ci­paux, outre la mise aux normes des blocs sa­ni­taires du cam­ping de la Vée, la mu­ni­ci­pa­li­té va en­tre­prendre des tra­vaux à l’Hô­tel de ville. « L’ob­jec­tif est de re­grou­per au rez-de-jar­din les ser­vices ou­verts au pu­blic qui se­ront ain­si de plain-pied. Ce qui per­met­tra d’amé­lio­rer l’ac­cueil des ad­mi­nis­trés et les condi­tions de tra­vail du per­son­nel. Les lo­caux res­tés va­cants se­ront réuti­li­sés pour les bu­reaux des ad­joints ».

Un mau­vais si­gnal

Un di­rec­teur à l’EPIC

Par­cours san­té, ro­se­raie, mai­rie

*EPIC : Eta­blis­se­ment pu­blic à ca­rac­tère in­dus­triel et com­mer­cial

Olivier Pe­tit­jean dans le châ­teau hô­tel de ville de la sta­tion ther­male.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.