« 80 % des pro­jets ont été réa­li­sés »

Le Régional de Cosne - - L'entretien De La Semaine - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR FRÉ­DÉ­RIC DUMAILLET

Santranges, la porte d’en­trée du Pays Fort. Une com­mune ru­rale et agri­cole avec à sa tête Anne Per­ron­net, élue en 2014. Ren­contre.

Anne Per­ron­net, vous n’êtes pas une en­fant du pays, mais plu­tôt d’adop­tion, en­core que…

En ef­fet, je suis d’ori­gine de Vin­cennes dans le Valde­Marne. Mais j’ai pas­sé toutes mes va­cances de­puis l’âge de 2 ans dans la mai­son se­con­daire de mes pa­rents à Neu­vy­sur­Loire. Donc, je connais très bien cette ré­gion que j’aime par­ti­cu­liè­re­ment. Après une vie pa­ri­sienne, j’ai quit­té la ca­pi­tale en 1996 pour m’ins­tal­ler à Myennes, après la fer­me­ture de la boîte pour la­quelle je tra­vaillais comme se­cré­taire­comp­table. En 2000, nous avons, mon ma­ri et moi, ache­té une mai­son à Santranges. Je me suis alors im­pli­quée dans la vie de la com­mune.

C’est à ce mo­ment que vous vous êtes lan­cée en po­li­tique ?

Étant no­tam­ment au co­mi­té des fêtes, j’ai ren­con­tré le maire Fran­cis Tro­chet à di­verses oc­ca­sions, nous avons sym­pa­thi­sé et en 2008, il m’a de­man­dé de faire par­tie de sa liste mu­ni­ci­pale. Je suis de­ve­nue, après élec­tions, 3e ad­joint. En 2014, le maire ne s’est pas re­pré­sen­té et m’a ap­puyé pour prendre le re­lais. Je suis de­ve­nue alors maire de Santranges. Une double sa­tis­fac­tion, j’étais une femme maire dans une pe­tite com­mune ru­rale et, qui plus est, je n’étais pas San­tran­geuse. Je suis pas­sion­née par la fonc­tion même si c’est stres­sant, mais on ap­prend tel­le­ment de choses. Je tiens éga­le­ment à re­mer­cier ma se­cré­taire de mai­rie Mi­chèle Gi­rault, qui est un pi­lier de la mai­son. Les élus passent, les se­cré­taires res­tent…

Faites-nous un pe­tit tour d’ho­ri­zon de votre com­mune?

C’est une com­mune ru­rale agri­cole de 435 ha­bi­tants où nous avons la chance d’avoir une école en RPI avec Bel­le­ville, une classe de CE2/CM1 qui ac­cueille 26 en­fants ; un centre de se­cours et un res­tau­rant ­ chambres d’hôtes, qui fait éga­le­ment dé­pôt de pain. Outre 6/7 agri­cul­teurs, nous avons deux en­tre­prises, Cor­celle lo­ca­tion de cha­pi­teaux et Mé­thi­vier ma­té­riel agri­cole, et de nom­breux ar­ti­sans en cou­ver­ture, ma­çon­ne­rie, pein­ture…

Cô­té as­so­cia­tif, il y a le co­mi­té des fêtes très ac­tif même si les bé­né­voles s’es­soufflent… Avec dans leurs ac­ti­vi­tés une bro­cante mais sur­tout la ran­don­née des Bi­rettes qui ac­cueille 450 par­ti­ci­pants à chaque édi­tion. Aus­si, des as­so­cia­tions de pein­ture, de chasse, pêche, gym­nas­tique et foot­ball.

Quelles ont été les réa­li­sa­tions sur la com­mune de­puis le dé­but de votre man­dat ?

Nous avons équi­pé la com­mune de pan­neaux de si­gna­li­sa­tion, de noms et nu­mé­ro­ta­tions des rues. Des tra­vaux de voi­rie, d’éclai­rage pu­blic, d’ac­ces­si­bi­li­té à la mai­rie, l’église et l’école ont été ef­fec­tués. Nous avons éga­le­ment chan­gé la porte du ci­me­tière et créé un jar­din du sou­ve­nir, deux po­teaux in­cen­dies ont éga­le­ment été rem­pla­cés. La cour de la salle des fêtes a été re­faite. La mu­ni­ci­pa­li­té a ache­té un nou­veau trac­teur. Au to­tal des pe­tits tra­vaux mais un in­ves­tis­ se­ment néan­moins consé­quent de 35.000 eu­ros pour as­su­rer le bon fonc­tion­ne­ment de la com­mune. Nous avons aus­si la chance d’avoir une équipe de bé­né­voles qui contri­buent gran­de­ment à des amé­na­ge­ments com­mu­naux comme der­niè­re­ment à la mai­rie. Pour l’ins­tant toutes les réa­li­sa­tions an­non­cées ont été ef­fec­tuées à 80 %.

Par­lez-nous de vos pro­jets ?

À court terme, les murs de la salle du con­seil mu­ni­ci­pal vont être ré­ha­bi­li­tés, en l’oc­cur­rence, en­le­ver la mo­quette mu­rale qui a 40 ans… De même que le bu­reau de se­cré­ta­riat de mai­rie qui a 30 ans et la route com­mu­nale qui re­lie Fon­taine­Neuve au Van­ne­reau se­ra re­faite pour un mon­tant de 18.000 €. Nous al­lons ache­ter une ba­layeuse à la com­mune de Lé­ré pour un prix très avan­ta­geux et re­peindre la salle de classe de l’école élé­men­taire.

Un pro­jet « coup de coeur » pour la fin de votre man­dat ?

Ef­fec­ti­ve­ment, la ré­ha­bi­li­ta­tion de la mai­son de l’ins­ti­tu­teur, in­oc­cu­pée de­puis long­temps, en un lo­ge­ment flam­bant neuf. Un gros pro­jet car il faut tout re­mettre aux normes du sol au pla­fond. Une étude de fai­sa­bi­li­té a été réa­li­sée, il reste à trou­ver le fi­nan­ce­ment et cher­cher des sub­ven­tions, qui s’ajou­te­ront à un em­prunt contrac­té par la com­mune. L’ob­jec­tif étant de rem­bour­ser ce der­nier par le loyer.

Vous avez été pré­si­dente de l’ex-CDC Haut-Ber­ry-Val de Loire. Au­jourd’hui, quels sont vos rap­ports avec la nou­velle donne ?

J’ai été pré­si­dente de 2012 à 2016. À la fu­sion, je ne me suis pas re­pré­sen­tée, je suis juste élue com­mu­nau­taire. Cette Cdc est très dif­fi­cile à gou­ver­ner à cause de la Loi NOTRe. On a pris des com­pé­tences obli­ga­toires coû­teuses sans re­cette en face comme l’ac­ti­vi­té éco­no­mique, l’ur­ba­nisme. De plus, c’est l’union de trois can­tons très dis­pa­rates tant sur le point de vue géo­gra­phique, éco­no­mique que dé­mo­gra­phique. Mais même si c’est com­pli­qué, j’ai bon es­poir qu’on ar­rive à mettre des choses en com­mun.

Anne Per­ron­net, pas­sion­née par la fonc­tion de maire.

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