« Il faut du bon sens sur la route »

Le Réveil du Vivarais - - L'événement De La Semaine - DAVID RIVORY

Pour ga­ran­tir une sécurité op­ti­mum aux fu­turs conduc­teurs et usa­gers, l’Édu­ca­tion Rou­tière du Haut-Vi­va­rais forme les sco­laires aux dan­gers de la route.

◗ Il est 9 heures mar­di 15 mai dans la classe de CM1­CM2 de Sylvie As­tier à l’école des Tilleuls d’Étables. Les 21 élèves écoutent avec at­ten­tion les ex­pli­ca­tions du gendarme ré­ser­viste Dominique Bonte pour le compte de l’Édu­ca­tion rou­tière du Haut­Vi­va­rais. Ce der­nier mar­tèle : « la règle de base sur la route pour un pié­ton ou un cy­cliste, c’est de bien voir pour être bien vu ». Il en pro­fite éga­le­ment pour tordre le cou à cer­taines idées re­çues. Le casque, par exemple, est obli­ga­toire avant 12 ans mais pas au­de­là. Mais pour Dominique Bonte, « tous les cy­clistes de­vraient en por­ter un, confor­mé­ment à l’avis de la Pré­ven­tion rou­tière ».

Pour au­tant, la ques­tion de l’abais­se­ment de la vi­tesse de 90 à 80 km/h sur les routes sans terre­plein cen­tral, pré­vue pour le 1er juillet pro­chain, n’est pas évo­quée. « Nous n’abor­dons pas en­core ce su­jet car nous nous ali­gne­rons le mo­ment ve­nu avec la Pré­ven­tion rou­tière. Cet abais­se­ment de la vi­tesse n’en reste pas moins va­lable, car ce­la pour­ra faire bais­ser le nombre d’ac­ci­dent, mais seule­ment sur cer­tains sec­teurs iden­ti­fiés comme dangereux. Mais à mon sens, une gé­né­ra­li­sa­tion n’est pas sou­hai­table. Il faut juste du bon sens : sur la route, on adapte sa vi­tesse. Si ef­fec­ti­ve­ment, les gens n’en sont pas ca­ pables, alors oui il faut que les pou­voirs pu­blics in­ter­viennent. Nous comp­tons trop de morts sur nos routes », ex­plique Ber­nard, for­ma­teur bé­né­vole de­puis plus de 10 ans au sein de l’Édu­ca­tion rou­tière du Haut­Vi­vrais.

À l’is­sue de la par­tie théo­rique en classe, les ques­tions des élèves fusent, mais le temps presse. Il faut se rendre sur la place de la mai­rie pour l’exer­cice pra­tique à vé­lo.

Une bonne opé­ra­tion pour l’en­sei­gnante de l’école qui n’avait plus vu d’ac­tion d’édu­ca­tion rou­tière de­puis trois ans. « Nous avions un cycle vé­lo au sein de l’école mais que nous avons ar­rê­té. C’est une bonne chose que l’édu­ca­tion rou­tière soit ve­nue au­jourd’hui car elle nous per­met­tra peu­têtre de re­lan­cer ces cycles vé­lo ». Et l’en­sei­gnante de dres­ser le ta­bleau de la si­tua­tion : « je trouve que les en­fants sont moins at­ten­tifs à la cir­cu­la­tion. Ils pensent que l’adulte au vo­lant va s’ar­rê­ter pour eux. Nos élèves ont de nom­breuses fausses no­tions qui les mettent en dan­ger, no­tam­ment sur nos routes de cam­pagne ».

Le for­ma­teur ne dit pas autre chose. Il note, qu’au fil des an­nées, « on com­mence à voir une vraie prise de conscience dans le do­maine sco­laire et qui dé­borde sur l’ex­té­rieur. Ces jeunes pourront faire prendre conscience à leurs pa­rents des er­reurs qu’ils peuvent com­mettre sur la route. Et si, sur 100 élèves, quatre ou cinq ont bien as­si­mi­lé ce que nous leur trans­met­tons, alors c’est une réus­site pour nous ».

Les 21 élèves de CM1 et CM2 de l’école des Tilleuls à Étables ont ap­pris les bons com­por­te­ments à avoir sur la route avec un en­sei­gne­ment théo­rique puis pra­tique à vé­lo sur la place de la mai­rie.

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