« Contre le sé­ne­çon, une seule so­lu­tion : tout ar­ra­cher et brû­ler »

Le Réveil du Vivarais - - Région - D. R.

◗ Le Sé­ne­çon du Cap a la par­ti­cu­la­ri­té de pro­li­fé­rer toute l’an­née avec une flo­rai­son du prin­temps à l’au­tomne. Ori­gi­naire d’Afrique du Sud, le Sé­ne­çon s’est ins­tal­lé de­puis un ving­taine d’an­nées dans le sud de la France et en Ita­lie du nord­est, avant de re­mon­ter jusque dans le Pas­de­Ca­lais.

La plante, ré­sis­tante, sur­vit même lors­qu’il n’y a plus d’herbe dans un champ.

La seule so­lu­tion pour s’en dé­bar­ras­ser, « c’est de re­pé­rer les pieds de séne­ çon et tout ar­ra­cher, de pré­fé­rence avant la flo­rai­son », as­sure Vé­ro­nique Cé­ré­so­li. La pré­si­dente de l’Ase­ba conseille en­suite de brû­ler les pieds, « mais pas en plein champ, car brû­ler la vé­gé­ta­tion fa­vo­rise la ré­im­plan­ta­tion im­mé­diate du sé­ne­çon », pré­vient Vé­ro­nique Cé­ré­so­li. S’il n’est pas pos­sible de brû­ler les pieds, « il faut les mettre dans un sac et les por­ter en dé­chet­te­rie où il fau­drait les dé­truire », pour­suit­elle.

Les ter­rains lais­sés en fri­ che et le sur­pâ­tu­rage, no­tam­ment en pé­riode de sé­che­resse, ren­force la plante, se­lon les Ha­ras nationaux qui consacrent une page au sé­ne­çon sur leur site in­ter­net. Ils re­com­mandent éga­le­ment la « lutte bio­lo­gique », qui consiste à pro­cé­der à « un se­mis dense de lé­gu­mi­neuses ou de gra­mi­nées sur les sols in­fes­tés par cette plante. L’uti­li­sa­tion d’un cham­pi­gnon pa­ra­si­tant la plante ou d’un pu­ce­ron, ha­bi­tuel­le­ment pré­da­teurs du Sé­ne­çon ja­co­bée, est éga­le­ment à l’étude ».

Vé­ro­nique Cé­ré­so­li a par ailleurs re­pé­ré que « le se­mis d’es­pèces à fort taux de re­cou­vre­ment du sol, comme la lu­zerne ou le trèfle, peut li­mi­ter le dé­ve­lop­pe­ment du Sé­ne­çon du Cap ».

Dans l’at­tente de meilleures so­lu­tions, il reste tou­jours la pra­tique an­ces­trale qui consiste à la­bou­rer et désher­ber chaque an­née. Ce sont les che­vaux qui vous di­ront mer­ci.

Une fois fau­ché, il faut en­fer­mer les pieds de Sé­ne­çon car la plante conti­nue de se dé­ve­lop­per même cou­pée.

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