• Va­leurs en vue

Le sec­teur fe­ra face à l’am­pleur des dé­gâts, qui pour­raient s’éle­ver à 145 mil­liards de dol­lars.

Le Revenu - Hebdo Bourse - - La Une - Lio­nel Gar­nier

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Dres­ser le bi­lan éco­no­mique de ca­tas­trophes na­tu­relles, comme les ou­ra­gans Har­vey et Ir­ma, reste un exer­cice qui n’échappe pas au cy­nisme, alors que de nom­breuses po­pu­la­tions res­tent en si­tua­tion de dé­tresse. Har­vey, qui a pro­vo­qué d’im­por­tantes inon­da­tions au Texas et en Loui­siane, se clas­se­ra par­mi les ou­ra­gans les plus coû­teux de l’his­toire en termes de dé­gâts (voir le gra­phique ci-contre). De son cô­té, Ir­ma, qui a frap­pé les pe­tites An­tilles, Cu­ba et le sud des États-Unis, de­vrait en­traî­ner se­lon les pre­mières es­ti­ma­tions des pertes in­fé­rieures, entre 20 et 40 mil­liards de dol­lars. Sa tra­jec­toire, qui a dé­vas­té les îles de Saint-Mar­tin et de Saint-Bar­thé­le­my, s’est ache­vée en Flo­ride, mais a re­la­ti­ve­ment épar­gné Mia­mi.

En fait, le sec­teur de l’assurance échappe à un nou­veau si­nistre ma­jeur, car la grande ma­jo­ri­té des dé­gâts oc­ca­sion­nés aux États-Unis n’est pas cou­verte par les com­pa­gnies. À la dif­fé­rence de la France, la cou­ver­ture «ca­tas­trophes na­tu­relles» n’est pas obli­ga­toire outre-At­lan­tique. Et, quand ils sont cou­verts, les dé­gâts res­tent à la charge des as­su­reurs lo­caux, les grands ac­teurs eu­ro­péens de­meu­rant peu pré­sents sur ce mar­ché. L’al­le­mand Al­lianz éva­lue ain­si, pour lui seul, l’im­pact à 220 mil­lions d’eu­ros.

Les pe­tits ac­teurs fra­gi­li­sés

Même les ré­as­su­reurs, dont le mé­tier consiste à cou­vrir les com­pa­gnies contre les pics de dom­mages des risques qu’elles ont pris en por­te­feuille, es­timent pou­voir pas­ser les évé­ne­ment sans dif­fi­cul­té (lire l’en­ca­dré ci-contre). Cette fin d’été au­ra tou­te­fois va­leur de test pour le sec­teur. De nom­breux pe­tits as­su­reurs amé­ri­cains pa- raissent fra­gi­li­sés. Les Cat Bonds, ces obli­ga­tions dont le taux dé­pend de l’oc­cur­rence de per­tur­ba­tions mé­téo­ro­lo­giques ex­trêmes, se­ront mis à contri­bu­tion. L’ap­pé­tit des in­ves­tis­seurs pour ces titres fi­nan­ciers dé­cor­ré­lés des mar­chés pour­rait alors se ré­duire. De quoi contri­buer à la re­lance des prix dans un sec­teur en manque de crois­sance ces der­nières an­nées.

Dans les îles fran­çaises, la fac­ture, cou­verte par la Caisse cen­trale de ré­as­su­rance, de­vrait at­teindre 1,2 mil­liard d’eu­ros.

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