“Comment di­mi­nuer les droits de suc­ces­sion ?”

Le Revenu - Mensuel Placement - - PATRIMOINE D’UNE FAMILLE -

Pour rompre la mo­no­to­nie am

biante, il suf­fit de rendre vi­site à Alain, à l’ouest de Tou­louse. Re­trai­té, heu­reux de son état, il est in­ta­ris­sable sur ses pas­sions. À com­men­cer par les voyages. Son épouse Bri­gitte et lui en font au moins trois par an. Mais c’est dans le sou­tien aux plus dé­mu­nis qu’il s’épa­nouit – il est tré­so­rier d’une as­so­cia­tion qui s’oc­cupe de per­sonnes aveugles – et dans le sport qu’il se res­source. Il n’ima­gine pas une se­maine sans par­tie de golf ni sor­tie à vé­lo. Il faut l’en­tendre conter ses ex­ploits dans la des­cente de l’Alpe-d’Huez (où il a été chro­no­mé­tré à 80 km/h) pour com­prendre à quel point il croque la vie à pleines dents. Bref, nos amis pro­fitent d’une re­traite heu­reuse à l’abri des sou­cis et sans dif­fi­cul­tés fi­nan­cières. Leur se­cret ? Ils ont eu de la chance – il en faut –, mais pas seule­ment…

Alain a ter­mi­né sa brillante car­rière comme di­rec­teur ad­mi­nis­tra­tif d’une grosse PME. Se­cré­taire bilingue, Bri­gitte a ces­sé de tra­vailler à la nais­sance de leur deuxième fille. Le couple en a trois, toutes fi­nan­ciè­re­ment in­dé­pen­dantes, même si la der­nière joue les Tan­guy. Na­tu­rel­le­ment, le dé­part à la re­traite d’Alain a bou­le­ver­sé l’équi­libre du bud­get fa­mi­lial. Sa pen­sion ne re­pré­sente que 50% de son der­nier sa­laire, beau­coup moins si on prend en compte les avan­tages pé­ri­phé­riques dis­pa­rus (voi­ture de fonc­tion, in­té­res­se­ment, par­ti­ci­pa­tion, primes, etc.). Le couple a ab­sor­bé le choc en ré­dui­sant sa ca­pa­ci­té d’épargne et en pui­sant dans ses re­ve­nus fon­ciers.

Per­mettre aux filles de conser­ver l’immobilier

Alain a hé­ri­té, avec son frère, de 31 ap­par­te­ments et de 2 lo­caux com­mer­ciaux ( lire le dé­tail des comptes page 17). Un jo­li pa­tri­moine qu’il faut au­jourd’hui trans­mettre à la nou­velle gé­né­ra­tion en ré­dui­sant la fis­ca­li­té. Il veut évi­ter que ses en­fants ne soient obli­gés de vendre des lo­ge­ments pour payer les droits de suc­ces­sion, ce qu’il a dû se ré­si­gner à faire au dé­cès de ses pa­rents, au­cune dis­po­si­tion n’ayant été prise. Spé­cia­liste des bi­lans de pa­tri­moine de­puis plus de qua­rante-cinq ans, Le Re­ve­nu a étu­dié ses pen­sions, dé­penses, ac­tifs et dettes pour ap­por­ter des ré­ponses per­son­na­li­sées à ses pré­oc­cu­pa­tions. Notre conclu­sion : cer­taines dé­ci­sions doivent être prises sans tar­der.

L’une des stra­té­gies les plus ef­fi­caces, pour ré­duire les droits de suc

ces­sion, consiste à trans­mettre de son vi­vant une par­tie de son pa­tri­moine à ses en­fants. Alain en est tel­le­ment per­sua­dé qu’il a dé­jà réa­li­sé des do­na­tions à leur pro­fit. Nous l’en­cou­ra­geons à pas­ser la vi­tesse su­pé­rieure, même si, comme tout pa­rent, il est par­ta­gé entre sa vo­lon­té de payer moins d’im­pôts et celle de ne pas se des­sai­sir trop vite. Il se laisse

convaincre par nos ar­gu­ments parce que nous le ras­su­rons sur ses res­sources fu­tures. En ef­fet, les tra­vaux de mise aux normes de ses im­meubles sont presque ter­mi­nés. Mé­ca­ni­que­ment, ses re­ve­nus fon­ciers nets vont donc pro­gres­ser. Il de­vrait pou­voir trans­mettre une part im­por­tante de son pa­tri­moine tout en main­te­nant son ni­veau de vie.

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