Bords de mer et de ri­vière

Très pri­sés pour leur si­tua­tion entre terre et mer et leurs pro­messes de plus-va­lues, ces ha­bi­tats sont des pro­duits rares, étant don­né la pé­nu­rie de ter­rains et les contraintes éco­lo­giques. Tour d’ho­ri­zon des pro­grammes en cours de construc­tion.

Le Revenu - Mensuel Placement - - CONTENTS - GÉ­RARD BLANDIN

Vivre ou in­ves­tir dans une ma­ri­na

V ivez l’ex­cep­tion au quo­ti­dien”, « Em­bar­quez pour une nou­velle vie », avec « la mer comme des­cente de lit », bref, « In­ves­tis­sez dans le bon­heur ». Pour or­ner leurs pla­quettes de pré­sen­ta­tion et les pages d’ac­cueil de leurs sites web, les pro­mo­teurs ne manquent pas d’ins­pi­ra­tion. Mais les in­ves­tis­seurs n’ont pas for­cé­ment be­soin d’un tel souffle poé­tique pour s’in­té­res­ser aux ma­ri­nas.

De­puis le suc­cès de Port-Gri­maud, au coeur du golfe de Saint-Tro­pez, puis de Port-Ca­margue, sur le lit­to­ral lan­gue­do­cien, voire de Port-Cer­gy, au bord de l’Oise, pre­mière ma­ri­na d’Île-de-France, ces ha­bi­ta­tions sont très re­cher­chées. D’abord pour leur cadre de vie. Dans une ma­ri­na, on dis­pose à la fois d’une mai­son pieds dans l’eau et d’une place pri­vée toute l’an­née pour son ba­teau de plai­sance. Un atout ma­jeur pour les pas­sion­nés de na­vi­ga­tion. En­suite, pour leurs pro­messes – sou­vent te­nues– de ren­ta­bi­li­té. Compte te­nu de la pé­nu­rie d’an­neaux de port, les ma­ri­nas jouissent d’un pri­vi­lège spé­cial qui se va­lo­rise avec le temps.

À Port-Gri­maud comme à PortCa­margue, les deux ma­ri­nas les plus em­blé­ma­tiques, les prix ont connu ces der­nières dé­cen­nies une as­cen­sion qui

les mettent dé­sor­mais au ni­veau des meil

leurs quar­tiers de la ca­pi­tale. Dans la «Ve­nise pro­ven­çale », il est de­ve­nu im­pos­sible de trou­ver une pe­tite mai­son de pê­cheur en bon état avec son amar­rage à moins de 10000 eu­ros le mètre car­ré. Et, à Port-Ca­margue, l’une des plus grandes vil­las (160 mètres car­rés et 30 mètres li­néaires de quai), en­tiè­re­ment ré­no­vée, est ac­tuel­le­ment en vente au prix de… 1,6 mil­lion d’eu­ros.

Des pro­jets voient le jour au bord des ri­vières

Au­jourd’hui, les pro­mo­teurs se trouvent confron­tés à un manque pa­tent de ter­rains

dis­po­nibles. La Côte d’Azur est sa­tu­rée et la côte at­lan­tique, avec ses grandes ma­rées, n’est pas pro­pice à ce type de construc­tion. Les amé­na­geurs se tournent dé­sor­mais vers l’in­té­rieur des terres, no­tam­ment au bord des ri­vières, pour im­plan­ter des ma­ri­nas. Mais, dans ces zones sou­vent hu­mides, le mi­nis­tère de l’En­vi­ron­ne­ment et les as­so­cia­tions éco­lo­giques veillent à ce que les éco­sys­tèmes soient pré­ser­vés ou du moins que le maître d’ou­vrage prenne des me­sures de com­pen­sa­tion. Ce qui peut conduire à des dé­lais fas­ti­dieux.

Entre le dé­but de la phase d’études de la ma­ri­na de L’Isle-Adam (lan­cée en 2011), vi­sant à élar­gir l’offre tou­ris­tique de la ville, et les pre­miers coups de pel­le­teuse (en 2017), il s’est écou­lé plus de six ans. Et il fau­dra comp­ter en­core près de deux ans pour les pre­mières li­vrai­sons pré­vues pour 2019. Mais, par ailleurs, les contraintes d’in­té­gra­tion dans

le pay­sage, pour que le pro­jet res­pecte le plus pos­sible l’en­vi­ron­ne­ment, ap

pa­raissent aus­si comme un atout pour les ha­bi­tants. ■

À Port-Gri­maud, les prix ont connu ces der­nières dé­cen­nies une as­cen­sion qui les met dé­sor­mais au ni­veau des meilleurs quar­tiers pa­ri­siens.

À L’Isle-Adam, après une longue phase d’études, les pel­le­teuses ont com­men­cé leur bal­let au­tour de l’ac­tuel étang des Dunes. L’Isle-Adam (95) Un pro­jet en eau douce

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