Im­pôt sur la for­tune im­mo­bi­lière Les biens im­po­sables

En 2018, l’ISF se­ra rem­pla­cé par l’IFI. Le Re­ve­nu fait le point sur ce nou­vel im­pôt et dé­taille les ac­tifs taxables et ceux exo­né­rés pour vous per­mettre d’an­ti­ci­per la fac­ture et, bien sûr, de l’al­lé­ger.

Le Revenu - Mensuel Placement - - À RETENIR - B. H.

Le 20 oc­tobre, les dé­pu­tés ont adop­té en pre­mière lec­ture la fin de l’ISF. En 2018, cet im­pôt se­ra rem­pla­cé par l’im­pôt sur la for­tune im­mo­bi­lière (IFI). Seuls les contri­buables pro­prié­taires, au 1er jan­vier, d’un pa­tri­moine im­mo­bi­lier su­pé­rieur à 1,3 mil­lion d’eu­ros se­ront sou­mis à l’IFI. Le ba­rème se­rait le même que ce­lui qui s’ap­plique à l’ISF, mais des mo­di­fi­ca­tions sont à pré­voir sur la com­po­si­tion du pa­tri­moine taxable, sur les dettes dé­duc­tibles, sur les ré­duc­tions d’im­pôt ain­si que sur les mo­da­li­tés dé­cla­ra­tives. Le Re­ve­nu fait le point sur les biens à dé­cla­rer à ce nou­vel im­pôt.

Seuls les biens im­mo­bi­liers de­vront

être dé­cla­rés, quel que soit leur mode de dé­ten­tion, avec le main­tien de l’abat­te­ment de 30% sur la va­leur de la ré­si­dence prin­ci­pale.

Les parts de SCPI, d’OPCI ou les ac­tions

de fon­cières (co­tées ou non) se­ront éga­le­ment concer­nées, même si elles sont dé­te­nues via un con­trat d’as­su­rance vie.

Spé­ci­fi­ci­té pour les biens dé­te­nus en

usu­fruit : l’usu­frui­tier d’un bien im­mo­bi­lier était jus­qu’à pré­sent re­de­vable de l’ISF sur la va­leur du bien en pleine pro­prié­té (sauf ex­cep­tions au­to­ri­sant une ré­par­ti­tion). Le pro­jet de loi de fi­nances ins­ti­tue un nou­vel ar­ticle 968 du Code gé­né­ral des im­pôts (CGI) qui mo­di­fie la charge du paie­ment de l’im­pôt lorsque des biens ont fait l’ob­jet d’un dé­mem­bre­ment de pro­prié­té qui ré­sulte de la dé­vo­lu­tion lé­gale à la suite d’un dé­cès. Si le pro­jet est adop­té, en pré­sence d’un usu­fruit lé­gal du conjoint sur­vi­vant, usu­frui­tier et nu-pro­prié­taire se­raient im­po­sés sé­pa­ré­ment sur la va­leur de leur droit, dé­ter­mi­né en fonc­tion de l’âge de l’usu­frui­tier. Cette règle se­rait tou­te­fois écar­tée si l’usu­fruit ré­sulte d’une do­na­tion au der­nier vi­vant.

Les parts ou ac­tions de so­cié­tés

fran­çaises (ou étran­gères) doivent être dé­cla­rées à concur­rence de la frac­tion de leur va­leur re­pré­sen­ta­tive de biens im­mo­bi­liers. Mais il ne faut pas te­nir compte de l’im­mo­bi­lier af­fec­té à l’ac­ti­vi­té in­dus­trielle, com­mer­ciale, ar­ti­sa­nale, agri­cole ou li­bé­rale de la so­cié­té. Les contri­buables n’au­ront pas à te­nir compte de l’im­mo­bi­lier dé­te­nu via des so­cié­tés dont ils dé­tiennent moins de 10% du ca­pi­tal (seuil ap­pré­cié au ni­veau du foyer fis­cal).

Exemple: vous dé­te­nez 20% d’une so­cié­té com­mer­ciale dis­po­sant d’un ac­tif de 5 mil­lions d’eu­ros, dont 1 mil­lion au titre de biens im­mo­bi­liers non af­fec­tés à l’ac­ti­vi­té. La va­leur à prendre en compte pour l’IFI se­ra de 200000 eu­ros (1 mil­lion × 20%). L’im­mo­bi­lier af­fec­té à l’ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle de la per­sonne re­de­vable reste exo­né­ré. Les biens im­mo­bi­liers af­fec­tés à une ac­ti­vi­té de lo­ca­tion meu­blée pro­fes­sion­nelle se­ront exo­né­rés.

Bois, fo­rêts, parts de grou­pe­ments

fo­res­tiers, terres agri­coles, parts de Grou­pe­ments fon­ciers agri­coles conservent les mêmes exo­né­ra­tions par­tielles qu’en ma­tière d’ISF.

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