Y a-t-il eu faute in­ex­cu­sable de l’em­ployeur ?

Le Télégramme - Châteaulin - - BRETAGNE -

Le 21 mars 2014, le corps sans vie de Gwe­naël Le Gof­fic était dé­cou­vert par ses col­lègues, pen­du à la vis de son ca­mion, sur son lieu de tra­vail, l’usine Nu­tréa (au­jourd’hui Tris­ka­lia) de Ploui­sy (22). Le mot d’adieu à sa femme et ses en­fants, le chauf­feur l’avait écrit sur une éti­quette bleue, pré­le­vée sur un sac de cé­réales trai­tées aux an­ti­bio­tiques, à l’ori­gine d’une in­toxi­ca­tion su­bie par le sa­la­rié au dé­but de l’an­née 2014. Jeu­di, pour la se­conde fois en trois ans, le tri­bu­nal des af­faires de sé­cu­ri­té so­ciale de Saint-Brieuc s’est pen­ché sur ce dos­sier. En sep­tembre 2015, la ju­ri­dic­tion brio­chine avait re­con­nu que le sui­cide était bien un ac­ci­dent du tra­vail. Ce jeu­di, c’est la faute in­ex­cu­sable de l’em­ployeur que l’avo­cat de la fa­mille est ve­nu de­man­der aux juges. Pour l’avo­cat de l’en­tre­prise d’ali­ments pour ani­maux « au­cun in­dice ne lais­sait pré­sa­ger le drame ». La dé­ci­sion du tri­bu­nal a été mise en dé­li­bé­ré au 27 sep­tembre pro­chain.

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