Confé­rence au­tour des violences obs­té­tri­cales au Run ce ven­dre­di

Le Télégramme - Châteaulin - - CHÂTEAULIN - Loïc L’Ha­ri­don

Ty Deiz, l’ac­cueil de jour des Col­lines bleues, est ins­tal­lé dans une mai­son du centre-ville, où il re­çoit des per­sonnes âgées à la jour­née. En plus des nom­breuses ac­ti­vi­tés et sor­ties, Ty Deiz a dé­sor­mais son po­ta­ger.

« On est bien ici ». Jac­que­line se sent par­fois un peu seule dans sa mai­son de Saint-Goa­zec. Alors, elle aime bien ve­nir pas­ser une ou plu­sieurs jour­nées à Ty Deiz, où elle peut par­ta­ger plein de choses avec des per­sonnes de son âge. De­puis deux ans, l’ac­cueil de jour de l’Eh­pad des Col­lines bleues est vo­lon­tai­re­ment « dé­cen­tra­li­sé » en cen­tre­ville. Avec son jar­din à l’ar­rière, le rezde-chaus­sée de la grande mai­son si­tuée der­rière La Poste a un peu des al­lures de « chez soi ». Et il est en prise di­recte avec la vie châ­teau­li­noise. Sur­tout le jeu­di, sa­cro-saint jour de mar­ché.

Bien­tôt ou­vert en août

Ty Deiz ac­cueille jus­qu’à neuf per­sonnes par jour (sept en moyenne), du lun­di au ven­dre­di, de 9 h 30 à 16 h 30. En pra­ti­quant des ac­ti­vi­tés qui main­tiennent les ca­pa­ci­tés mo­trices et cog­ni­tives, les per­sonnes ac­cueillies peuvent res­ter plus long­temps chez elles, tout en s’ha­bi­tuant à la vie en Eh­pad. Ce­la per­met aus­si aux ai­dants fa­mi­liaux de prendre une peu de temps pour eux. « L’an­née pro­chaine, on va s’or­ga­ni­ser pour que l’ac­cueil ne ferme plus en août », an­nonce Mou­nir Bel­ha­fiane, le nou­veau di­rec­teur des Col­lines bleues.

Outre les ac­ti­vi­tés cu­li­naires, les tra­vaux ma­nuels, les jeux et les sor­ties à la jour­née (La Val­lée des Saints, le jar­din bo­ta­nique de Ros­coff, la Ville close de Con­car­neau, etc.), Ty Deiz s’est donc mis au jar­di­nage. Ai­dées par Jean­nine et An­ni­ta, les deux aides-soi­gnantes qui pi­lotent l’ac­cueil de jour avec Na­dine, l’in­fir­mière, toutes les per­sonnes ont été as­so­ciées au pro­jet.

Tra­vailler sans se bais­ser

« Nous avons fa­bri­qué notre po­ta­ger ur­bain à par­tir de pa­lette en bois, of­fertes par un me­nui­sier du Cloître, et les deux Fanch, les ac­cor­déo­nistes qui animent nos thés dan­sants, ont fait jouer leurs re­la­tions à la Ville pour nous pro­cu­rer de la terre », dé­ve­loppe An­ni­ta. Il ne res­tait plus qu’à trou­ver les plants, ce qui fut fait à l’oc­ca­sion d’une sor­tie en groupe, dans une serre de Briec. La plan­ta­tion fut un jeu d’en­fant car le sys­tème de pa­lette sur­éle­vées per­met de tra­vailler sans se bais­ser. Le ré­sul­tat est flo­ris­sant : thym ci­tron (ça sent bon), ci­bou­lette et per­sil cô­toient sa­lades, ra­dis et fraises. Et ce n’est rien dire des fleurs pous­sant, ici et là, au­tour de la table, qu’une ton­nelle pré­serve du so­leil. Un jar­din ex­traor­di­naire qui au­rait plu à Charles Tré­net.

L’hu­mour de Jean

Les per­sonnes qui fré­quentent le lieu ne ta­rissent pas d’éloges sur leur po­ta­ger, comme sur l’ac­cueil de jour en gé­né­ral. « Ce­la me man­que­rait si ça n’exis­tait pas. C’est tel­le­ment sym­pa­thique de se re­trou­ver en groupe », ap­plau­dit Mi­chelle. Quant à Yvonne, an­cienne bou­chère du Champ de foire, elle s’im­pa­tiente tou­jours à l’idée de ve­nir « au club », comme elle appelle l’ac­cueil.

Même Jean, seul homme par­mi toutes ces femmes, ne se dé­par­tit ja­mais de son sens de l’hu­mour. « Comme ça, je peux choi­sir, même si j’ai une autre femme à la mai­son », ri­gole-t-il. On ne s’en­nuie pas à Ty Deiz.

Pra­tique

Ac­cueil de jour Ty Deiz, 1, place de la Ré­sis­tance, ou­vert du lun­di au ven­dre­di, de 9 h à 16 h 30. Ta­rifs se­lon le ni­veau de dé­pen­dance et les re­ve­nus. Con­tact : tél. 02 98 86 64 20.

Les per­sonnes ac­cueillies à Ty Deiz et leurs aides-soi­gnantes ont pré­sen­té leur po­ta­ger ur­bain au nou­veau di­rec­teur des Col­lines bleues, Mou­nir Bel­ha­fiane.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.