Une pierre dé­gra­dée au cap de la Chèvre

Les Che­mins de l’écri­vain est un en­semble de pierres gra­vées par l’ar­tiste Tho­mas Lan­grand. Un hom­mage à l’écri­vain bre­ton, Yann Quef­fé­lec et à son père, Hen­ri. Mais l’une d’elles vient d’être van­da­li­sée.

Le Télégramme - Châteaulin - - CHÂTEAULIN -

In­di­gna­tion et tris­tesse ha­bitent Tho­mas Lan­grand de­puis quelques jours. Une de ses pierres gra­vées, po­sées le long du sen­tier cô­tier au cap de la Chèvre, a été dé­gra­dée. « Ce n’est pas la pre­mière fois, mal­heu­reu­se­ment. Il y a eu un pré­cé­dent en mai der­nier », se dé­sole l’ini­tia­teur du pro­jet « Les Che­mins de l’écri­vain » qui, de­puis 2015, per­met de ma­rier « la na­ture vierge brute de la Pres­qu’île à une oeuvre lit­té­raire ».

De­ve­nue illi­sible

Un pro­jet pé­da­go­gique, cultu­rel, in­ter- et un at­trait tou­ris­tique cer­tain « unique en France », pré­cise le maire, Da­niel Moysan, lui aus­si at­ter­ré par ce non-res­pect de la cul­ture et du tra­vail de l’ar­tiste. La pierre abî­mée, qui re­prend un ex­trait des mé­moires du pa­léon­to­logue Yves Cop­pens, a été bu­ri­née sur les six lignes d’écri­ture, de­ve­nues illi­sibles. « Quel­qu’un a uti­li­sé un ou­til à pi­que­ter ou un bu­rin pour faire ce­la. Cet acte mal­veillant est pré­mé­di­té, a pris du temps, sû­re­ment fait de nuit », dé­taille Tho­mas Lan­grand, qui a dé­po­sé une main cou­rante au­près de la gen­dar­me­rie. « Quel est l’in­té­rêt de dé­gra­der ça ? », s’in­ter­roge Da­niel Moysan. « Van­da­li­ser ces sites, c’est s’at­ta­quer à la fois au ter­ri­toire et à la cul­ture. Il ne faut pas que ce­la reste im­pu­ni ».

Une en­quête de voi­si­nage

At­tris­té mais dé­ter­mi­né, Tho­mas Lan­grand va se re­mettre au tra­vail pour chan­ger la pierre de Feun­teu­ni­gou. Et s’il conti­nue de « cher­cher à com­prendre », la gen­dar­me­rie, elle, de­vrait pro­cé­der à une en­quête de voi­si­nage et ten­ter de per­cer le mys­tère du « van­dale de Ros­tu­del ».

Da­niel Moysan, ac­com­pa­gné de son ad­joint Gé­rard Lo­reau, est ve­nu consta­ter les dé­gâts cau­sés à la pierre de Feun­teu­ni­gou et as­su­rer à Tho­mas Lan­grand et aux tou­ristes de pas­sage que « cet acte ne res­te­rait pas im­pu­ni ».

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