PLU. Son abro­ga­tion par­tielle en ques­tion

Le Télégramme - Châteaulin - - CROZON -

Après l’abro­ga­tion par­tielle du Plan lo­cal d’ur­ba­nisme (PLU) pro­non­cée par le tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif de Rennes le 27 avril, l’op­po­si­tion mu­ni­ci­pale, em­me­née par Jean-Ma­rie Bé­rol­dy, fait part de sa dé­cep­tion. « Ce­la risque de rendre la com­mune moins at­trac­tive puisque les dents creuses, ces ter­rains en­core dis­po­nibles et construc­tibles dans les ha­meaux, ne le sont plus », pré­cise Chan­tal Sé­vel­lec. Alors que l’en­quête pu­blique suit son cours pour l’éla­bo­ra­tion pro­chaine du PLU in­ter­com­mu­nal (PLUi), l’op­po­si­tion s’in­quiè- te de l’ave­nir en terme d’ur­ba­nisme : « Va-t-on re­ve­nir à l’an­cien Plan d’oc­cu­pa­tion des sols (POS) de 1998, qui don­nait beau­coup plus de construc­ti­bi­li­té à la com­mune ? Va-t-on lais­ser tout en sus­pens jus­qu’au PLUi ? Ou va-t-on se conten­ter du Rè­gle­ment na­tio­nal d’ur­ba­nisme qui est le de­gré zé­ro de l’ur­ba­ni­sa­tion ? », s’in­ter­roge en­core l’élue.

Dé­fendre le ter­ri­toire

Pour l’heure, les membres de l’op­po­si­tion at­tendent le vote dé­fi­ni­tif de la loi Elan, ac­tuel­le­ment en dis­cus­sion, qui mo­di­fie­rait la loi Lit­to­ral de 1986 et « pour­rait dé­bou­cher sur la construc­ti­bi­li­té des dents creuses, mal­gré l’op­po­si­tion des éco­lo­gistes ». « Nous avons tou­jours res­pec­té la loi Lit­to­ral, pré­cise Chan­tal Se­vel­lec. Den­si­fier les dents creuses per­met de res­ter un ter­ri­toire at­trac­tif. Nous crai­gnons d’être noyés dans la masse du SCoT (Sché­ma de co­hé­rence ter­ri­to­riale) du Pays de BA­rest, qui consi­dère la Pres­qu’île comme son ter­rain de jeu. Le maire ne dé­fend pas as­sez notre ter­ri­toire ».

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