Les oeuvres de Carl Phi­lip Em­ma­nuel Bach

Le Télégramme - Châteaulin - - QUIMPER - Eliane Fau­con-Du­mont

Maud Grat­ton (pia­no forte), qui di­rige l’en­semble Il Con­vi­to, et Pierre Han­taï (cla­ve­cin), ont pré­sen­té aux

400 spec­ta­teurs pré­sents ven­dre­di soir au Théâtre de Cor­nouaille un pro­gramme es­sen­tiel­le­ment consa­cré aux oeuvres de Carl Phi­lip Em­ma­nuel Bach.

Le pa­ri de Maud Grat­ton, était, grâce à un pro­gramme bien choi­si, de mettre en lu­mière le cô­té char­nière de la mu­sique du fils de Bach. En­core Ba­roque, sa mu­sique se tourne vers un ave­nir qui ver­ra éclore le ta­lent de Haydn, de Bee­tho­ven… Elle est, nous dit la pia­niste, à la confluence des cou­rants. Elle fait aus­si se confron­ter deux ins­tru­ments de l’époque de Carl Phi­lip Em­ma­nuel Bach : le cla­ve­cin et le pia­no forte. Per­son­nel­le­ment, il pré­fère écrire pour le cla­vi­corde et le pia­no forte. Maud Grat­ton convoque cla­ve­cin et pia­no forte. Sou­vent, au gré des oeuvres, ceux-ci vont s’unir au long de duos. Ils se­ront les so­listes de l’une ou l’autre des Sym­pho­nies, So­na­ti­na ou du Concer­to. Sou­vent, le pu­blic les trou­ve­ra peu au­dibles, cou­verts par les cordes. C’est vrai que l’es­pace du Théâtre de Cor­nouaille ne convient pas vrai­ment à leurs so­no­ri­tés plu­tôt dis­crètes.

Une pres­ta­tion im­pec­cable

Com­po­sé en ma­jo­ri­té de jeunes mu­si­ciens, l’en­semble offre une pres­ta­tion im­pec­cable. Les ins­tru­ments d’époque ont une belle so­no­ri­té et les par­ties joyeuses des oeuvres au pro­gramme sont par­ti­cu­liè­re­ment bien ren­dues. La Sym­pho­nie Wq183 est par­ti­cu­liè­re­ment réus­sie. Son Pres­to fi­nal, plein de joie ful­gu­rante, est un vrai bon­heur. Il ar­rive que les par­ties lentes gé­nèrent un lé­ger en­nui, vite ef­fa­cé par un mou­ve­ment plus al­lègre.

Le con­cert ne manque d’ailleurs pas de ces mo­ments qui dé­montrent la co­hé­sion du groupe. En re­vanche, la « Fan­tai­sie », pro­po­sée hors pro­gramme par Maud Grat­ton, pa­raît quelque peu lon­guette, sans doute à cause de la dis­cré­tion du pia­no forte.

Des bis vien­dront sa­luer la pres­ta­tion et le pu­blic, dans son en­semble, par­le­ra de con­cert réus­si.

Les mu­si­ciens sous les ap­plau­dis­se­ments du pu­blic.

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