Des dom­mages col­la­té­raux à ve­nir

Le Télégramme - Guingamp - - GUINGAMP ARMOR-ARGOAT - Ma­rie-Hé­lène Clam

L’ar­rêt des vols ré­gu­liers vers Or­ly va im­pac­ter les 19 sa­la­riés du syn­di­cat mixte de l’aé­ro­port. Mais pas seule­ment. D’autres tra­vailleurs de dif­fé­rents sec­teurs d’ac­ti­vi­tés sont concer­nés.

Outre les 19 sa­la­riés du syn­di­cat mixte de l’aé­ro­port, d’autres tra­vailleurs de dif­fé­rents sec­teurs d’ac­ti­vi­tés vont être im­pac­tés par l’ar­rêt des vols ré­gu­liers vers Or­ly.

« C’est en­core trop tôt pour par­ler de plan so­cial », lance Ro­bert Le Roux, le chef d’es­cale de l’aé­ro­port. Les 19 sa­la­riés di­rec­te­ment concer­nés par la fer­me­ture du Lannion-Pa­ris bi­quo­ti­dien

« vont être re­çus cha­cun in­di­vi­duel­le­ment. Une cel­lule a été créée pour exa­mi­ner chaque cas », ren­seigne le pro­fes­sion­nel qui est bien sûr concerné ain­si que quatre autres per­son­nels d’es­cale, quatre agents Afis (tour de contrôle), huit pom­piers.

Les agents de sé­cu­ri­té aus­si

« Mais les sept agents de sé­cu­ri­té de l’aé­ro­port vont être aus­si tou­chés par ri­co­chet », pour­suit-il. La nou­velle de l’ar­rêt, il l’a prise avec phi­lo­so­phie :

« Il y a la réa­li­té des chiffres : nous avions de moins en moins de pas­sa­gers, des taux de rem­plis­sage an­nuels très très bas. Tout a été fait par les élus pour que la ligne sur­vive mais c’est un vé­ri­table crève-coeur. Ro­dri­go Cor­reia Sam­paio est ste­ward pour la com­pa­gnie Lease Fly, sous-trai­tant de Cha­lair ; 40 jours à Lannion par ro­ta­tion pour 20 jours au re­pos chez moi, au Por­tu­gal. Lui aus­si s’in­quiète. « J’ai­mais bien tra­vailler ici à Lannion où il y a une bonne am­biance. Une ligne qui exis­tait de­puis 1964, ça fait mal ». Il es­père que Cha­lair as­su­re­ra bien tous ces vols jus­qu’au bout, c’est-à-dire jus­qu’au 22 mars.

Les loueurs de voi­tures pren­dront le train

Pour les loueurs de voi­tures, c’est aus­si la fin de l’aven­ture. « Nous n’étions ce­pen­dant pas pré­sents en permanence à l’aé­ro­port mais seule­ment pour les vols. Nous avons un bu­reau à 500 m de là, si­gnale Ghis­lain De Couet, di­rec­teur de la so­cié­té lan­nion­naise de lo­ca­tion, conces­sion­naire Avis sur les Côtes-d’Ar­mor. « Nous fai­sions un peu de vo­lume quand c’était la com­pa­gnie Hop, mais vrai­ment très peu de­puis Cha­lair. Nous al­lons pro­ba­ble­ment nous re­plier da­van­tage vers les gares, no­tam­ment celle de Guin­gamp qui pro­gresse consi­dé­ra­ble­ment de­puis l’ou­ver­ture de la LGV ». Même pro­blé­ma­tique du cô­té de chez Hertz qui, lui, ne pos­sède que le comp­toir de l’aé­ro­port.

En­fin, au Da­ko­ta Ca­fé, res­tau­rant ins­tal­lé dans l’en­ceinte de l’aé­ro­port, même si les clients « ne parlent que de ça » au comp­toir, on pré­fère pour l’ins­tant res­ter pru­dent et ne pas com­men­ter.

Ro­dri­go Cor­reia Sam­paio, ste­ward, et Ro­bert Le Roux, chef d’es­cale, sont di­rec­te­ment tou­chés.

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