San­té. Des vi­si­teurs de ma­lades bien for­més

Tous les ans, ces vi­si­teurs de ma­lades sont for­més. Hier, ils ont plan­ché sur la sar­co­pé­nie, qui per­turbe l’ac­ti­vi­té mus­cu­laire. L’as­so­cia­tion VMHE (vi­site des ma­lades dans les éta­blis­se­ments hos­pi­ta­liers) cherche de nou­veaux bras pour pour­suivre son trav

Le Télégramme - Lannion - Paimpol - - PAIMPOL -

Connais­sez-vous la sar­co­pé­nie ? Ce syn­drome se tra­duit par un af­fai­blis­se­ment mus­cu­laire. Il est prin­ci­pa­le­ment pro­vo­qué par la mal­nu­tri­tion. Hier, les vi­si­teurs de ma­lades dans les éta­blis­se­ments hos­pi­ta­liers ont évo­qué cette ma­la­die à la salle des fêtes de Paim­pol. Tous les ans, l’as­so­cia­tion VMHE (vi­site des ma­lades dans les éta­blis­se­ments hos­pi­ta­liers) choi­sit un thème pour ses for­ma­tions. En 2018, elle a sé­lec­tion­né la sar­co­pé­nie. Cette jour­née de for­ma­tion in­ter­dé­par­te­men­tale, qui réunis­sait plus de 90 bé­né­voles de la Bre­tagne et de la Manche, a été ani­mée par plu­sieurs professionnels : er­go­thé­ra­peute, dié­té­ti­cienne… Le per­son­nel du centre hos­pi­ta­lier Max Quer­rien, de Paim­pol, était éga­le­ment as­so­cié à cette jour­née. Les vi­si­teurs de ma­lades ont vu com­ment se ma­ni­feste cette ma­la­die et com­ment l’on se com­porte vis-à-vis des per­sonnes at­teintes par ce syn­drome. Cette as­so­cia­tion, qui re­groupe 84 as­so­cia­tions dé­par­te­men­tales et 470 sec­tions lo­cales, compte 6.000 bé­né­voles, tous for­més, dans ses rangs. Leur in­ves­tis­se­ment re­pré­sente près de 1,5 M d’heures par an de bé­né­vo­lat et de for­ma­tion dont 1 M d’heures au­près des per­sonnes âgées dans les Eh­pad. « Les bé­né­voles leur ap­portent de la dou­ceur, hu­ma­ni­té, pré­sence, écoute, et des ré­ponses à leurs at­tentes », in­dique Jean-Ma­rie Go­din, le pré­sident de la fé­dé­ra­tion na­tio­nale VMEH.

Sur­tout des re­trai­tés

En Bre­tagne, cette as­so­cia­tion dis­pose entre 350 et 400 vi­si­teurs. « Plus on a de bé­né­voles et plus on est à même de si­gner des conven­tions avec des éta­blis­se­ments », ajoute Mau­rice Ber­ni­ni, se­cré­taire gé­né­ral. Les sec­tions bre­tonnes af­fichent des ef­fec­tifs très dis­pa­rates : 20 à Paim­pol, 4 à Châ­te­lau­dren… « Saint-Brieuc est en dé­fi­cit de bé­né­voles. On a, au­jourd’hui, une po­pu­la­tion de bé­né­voles vieillis­sante. Ce sont sur­tout des re­trai­tés ». Cette as­so­cia­tion re­cherche au­jourd’hui des nou­veaux bras. Quelles qua­li­tés doit-on avoir pour de­ve­nir de­main vi­si­teur de ma­lades ? « Il faut être à l’écoute des ma­lades et dis­po­nible. Il faut éga­le­ment être ré­gu­lier dans ses vi­sites, sur­tout pour les per­sonnes âgées », ré­pond Mau­rice Ber­ni­ni. « On cherche des jeunes, à par­tir de 18 ans. Sur­tout des gens mo­ti­vés », ajoute Jean-Ma­rie Go­din.

Cette as­so­cia­tion ne fait pas que des ani­ma­tions et des vi­sites dans les Eh­pad. « On doit pas­ser au cap su­pé­rieur : la dé­fense des usa­gers. Ac­tuel­le­ment, notre mi­nistre de la San­té est en train de mettre en place une nou­velle stra­té­gie mé­di­cale. Nous sommes là pour pré­ser­ver les usa­gers et l’ave­nir du sys­tème mé­di­cal fran­çais », conclut Jean-Ma­rie Go­din.

Les vi­si­teurs de ma­lades ont sui­vi leur for­ma­tion à la salle des fêtes de Paim­pol.

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