« C’est un ter­rain de jeu avec un gros po­ten­tiel »

Le Télégramme - Lorient - - LORIENT. ACTUS -

> Alors que les tra­vaux sont en voie d’achè­ve­ment, les pa­trons de bar sont en co­lère. Êtes-vous sur­pris par cette fronde ?

« Les avan­tages de cet espace apai­sé et de ce nou­veau ter­rain de jeu sont réels. Certes, la pé­riode des tra­vaux a été une con­trainte. Il ne faut pas le nier. La Ville l’a com­pris en fai­sant un ef­fort sur la re­de­vance du­rant les tra­vaux pour com­pen­ser le manque à ga­gner. Le pro­blème est qu’ils ne le re­gardent pas au­jourd’hui comme une op­por­tu­ni­té et c’est bien dom­mage. Il faut ren­trer dans des lo­giques de pro­jet. Exemple dès le dé­but de cet été avec le Tour de France et la re­trans­mis­sion sur grand écran des de­mi-fi­nales et de la fi­nale de la Coupe du monde. La ram­bla se­ra au coeur de l’évé­ne­ment avec la créa­tion d’une fan zone. C’est un espace qu’ils peuvent com­plè­te­ment ex­ploi­ter. Je me suis op­po­sé à ce qu’un ex­ploi­tant gère les es­paces de bu­vettes et de res­tau­ra­tion dans ce pé­ri­mètre. On au­rait pu le faire pour des raisons éco­no­miques. La Ville consi­dère, au contraire, que les professionnels du quai des Indes doivent être les pre­miers bé­né­fi­ciaires de cet espace pu­blic ».

> Cer­tains s’es­timent lé­sés par la taille des ter­rasses, ju­gées trop pe­tites.

« Ils ne dé­couvrent rien. Cette ques­tion a fait l’ob­jet de nom­breuses concer­ta­tions et d’un tra­vail de re­di­men­sion­ne­ment au fil des échanges. Idem pour la charte des ter­rasses. On a fait du sur-me­sure. Il faut se pro­je­ter col­lec­ti­ve­ment. Ce qui est in­té­res­sant pour eux est l’espace at­te­nant sur le­quel ils peuvent par­fai­te­ment s’ex­pri­mer. Ils peuvent pré­sen­ter un pro­jet à la Ville sur des ter­rasses re­di­men­sion­nées sur la ram­bla. Quant au sta­tion­ne­ment, le par­king de Nayel a été adap­té avec une ex­ploi­ta­tion plus tar­dive et des ta­rifs plus souples. Ils peuvent, comme pour les adhé­rents de l’as­so­cia­tion des com­mer­çants, bé­né­fi­cier d’un ta­rif pré­fé­ren­tiel pour leurs clients. Quant à l’aug­men­ta­tion de la re­de­vance des ter­rasses (de l’ordre de 10 %), cette me­sure concerne l’en­semble des com­mer­çants qui bé­né­fi­cient des re­tom­bées du Fil et du­rant la seule pé­riode du fes­ti­val. C’est aus­si une ma­nière de faire prendre conscience des sur­coûts liés à la sécurité (300.000 ¤ pour la Ville) ».

> Que peut faire la Ville pour (re)dy­na­mi­ser cet espace ?

« Je le rap­pelle. Il y a un dé­ca­lage au­jourd’hui entre l’ap­pré­hen­sion de l’espace ac­tuel et des usages à ve­nir. On livre un ter­rain de jeu qua­li­ta­tif avec un gros po­ten­tiel. Cette pé­riode de doute est nor­male. On a vé­cu cette même ap­pré­hen­sion quand on a pié­ton­ni­sé la rue du Port. Au­jourd’hui, c’est le sec­teur où les baux com­mer­ciaux sont les plus élevés de Lo­rient. Il faut se pro­je­ter de ma­nière col­lec­tive. Il ne faut pas être dans la nos­tal­gie mais al­ler de l’avant ».

Oli­vier Le La­mer, pre­mier ad­joint (pho­to : ar­chives Fran­çois Des­toc).

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.