Na­val Group. In­quié­tudes sur le net­toyage

Le Télégramme - Lorient - - LORIENT. ACTUS -

So­li­daires des sa­la­riés du sous-trai­tant STPI (So­cié­té tech­nique de pro­prié­té in­dus­trielle), les re­pré­sen­tants CGT de Na­val Group ont dis­tri­bué des tracts à la sor­tie du site, ce jeu­di. L’ob­jec­tif : aler­ter sur la di­mi­nu­tion an­non­cée des pres­ta­tions de net­toyage dans les bu­reaux.

« Un net­toyage par se­maine au lieu de deux »

« La di­rec­tion de STPI a réuni, le 25 avril, les 18 sa­la­riés de Lo­rient ain­si que les sa­la­riés du site de Brest pour leur in­di­quer qu’elle en­vi­sa­geait de di­mi­nuer de moi­tié le net­toyage des bu­reaux. Au lieu de deux ro­ta­tions heb­do­ma­daires, il n’y en au­rait plus qu’une, avec une ré­or­ga­ni­sa­tion du tra­vail, dont per­sonne ne connaît le conte­nu. La di­rec­tion in­vite clai­re­ment les per­sonnes in­té­res­sées à se di­ri­ger vers une rup­ture conven­tion­nelle, ce dont per­sonne ne veut. Des sa­la­riés his­to­riques du site de l’exDCNS risquent tout bon­ne­ment de se re­trou­ver à Pôle em­ploi », dé­plore le dé­lé­gué du per­son­nel Ma­thieu Pi­ro.

La di­rec­tion a ré­pon­du

La CGT Na­val Group lui em­boîte le pas : « C’est parce que Na­val Group ne paie pas suf­fi­sam­ment son sous­trai­tant de net­toyage que les pres­ta­tions peinent à être as­su­rées, et non l’in­verse, in­siste le se­cré­taire gé­né­ral CGT de l’Ar­se­nal Oli­vier Laurent. Les 18 tech­ni­ciens de sur­face sont dé­jà sur­char­gés. Il n’est pas en­vi­sa­geable que la pres­ta­tion soit cor­rec­te­ment as­su­rée avec un plan d’éco­no­mies. Rap­pe­lons que l’ef­fec­tif de net­toyage a été de 28 per­sonnes à une époque ».

Le syn­di­cat a en­voyé un cour­rier à la di­rec­tion de Na­val Group. Dans sa ré­ponse, le 14 mai, le di­rec­teur Laurent Mo­ser si­gnale avoir ef­fec­ti­ve­ment « re­tra­vaillé les exi­gences du contrat d’en­tre­tien du site vers notre sous-trai­tant Dé­fense en­vi­ron­ne­ment ser­vice (qui dé­pend de la STPI, NDLR), en par­ti­cu­lier sur le fré­quen­tiel de net­toyage des bu­reaux ». La di­rec­tion pré­cise que ni les sa­ni­taires, ni les ves­tiaires, ré­fec­toires et ate­liers ne sont concer­nés (…). Il n’y a, par ailleurs, pas de dé­gra­da­tions sur les condi­tions d’hy­giène et de tra­vail pour l’en­semble des in­ter­ve­nants sur le site de Na­val Group Lo­rient, qu’ils soient sa­la­riés de notre en­tre­prise, ou pas ». Pour la CGT, « ce sont bien tous les sa­la­riés qui vont, au fi­nal, être pé­na­li­sés ». « Ce­la risque de se ter­mi­ner par un mou­ve­ment de grève », ter­mine le syn­di­cat.

Les dé­lé­gués CGT de STPI et de Na­val Group au­tour de plu­sieurs sa­la­riées du pres­ta­taire de net­toyage. « Nous sommes in­quiètes pour notre ave­nir », disent-elles.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.