Conseil. La four­rière opé­ra­tion­nelle le 1er juin

Le Télégramme - Lorient - - LANESTER -

Les élus étaient réunis en conseil mu­ni­ci­pal, ce jeu­di soir. Par­mi la ving­taine de su­jets abor­dés, il a été ques­tion de l’en­lè­ve­ment des vé­hi­cules ven­touses sta­tion­nés dans les rues com­mu­nales. Un avis d’ap­pel à dé­lé­ga­tion de ser­vice pu­blic pour la créa­tion d’une four­rière au­to­mo­bile mu­ni­ci­pale a été lan­cé en oc­tobre der­nier. La seule en­tre­prise ayant can­di­da­té a été re­te­nue à par­tir des cri­tères éta­blis en amont. La ges­tion de la four­rière mu­ni­ci­pale se­ra confiée, à par­tir du 1er juin et pour trois ans, à la SARL Jo­sé Com­bot, si­tuée ave­nue Fran­çois-Mit­ter­rand. Dé­jà agréée par la Po­lice na­tio­nale, l’en­tre­prise, créée en 1979, se­ra char­gée de l’en­lè­ve­ment et du gar­dien­nage des voi­tures préa­la­ble­ment si­gna­lées.

Les ho­raires et les ta­rifs

La four­rière se­ra ou­verte au pu­blic pour la res­ti­tu­tion des vé­hi­cules, du lun­di au sa­me­di, de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 19 h, et le di­manche, de 9 h à 12 h. Les ta­rifs ont été vo­tés. Pour une voi­ture, il en coû­te­ra 117,50 ¤ pour l’en­lè­ve­ment, 7,60 ¤ d’im­mo­bi­li­sa­tion ma­té­rielle et 6,23 ¤ par garde jour­na­lière. Pour une mo­to : res­pec­ti­ve­ment 45,70 ¤, 7,60 ¤ et 3 ¤.

Compte ad­mi­nis­tra­tif.

Le compte ad­mi­nis­tra­tif est un re­tour sur le bud­get de la ville de l’an­née pas­sée. Ce­lui de 2017 est po­si­tif, avec un solde de 945.000 ¤ « dû à des in­ves­tis­se­ments non réa­li­sés de 440.000 ¤ et re­por­tés en 2018, une sub­ven­tion moindre au CCAS (1 M¤ au lieu de 1,2 M¤). Pour les res­sources hu­maines, on est dans les cordes de ce qui a été an­non­cé. Les charges fi­nan­cières baissent si­gni­fi­ca­ti­ve­ment de 180.000 ¤ avec la re­né­go­cia­tion des em­prunts toxiques. Nous pour­sui­vons notre plan de désen­det­te­ment », ex­plique Phi­lippe Jes­tin, ad­joint aux fi­nances. L’en­cours to­tal de la dette ville au 31 dé­cembre 2017 s’établit à 37,7 M¤, soit 1.668 ¤ par ha­bi­tant, contre 1.654 ¤ en 2016. « La dette est iden­tique, alors que nous avons en­ga­gé de gros tra­vaux : Quai 9, Pi­cas­so et pis­cine », dé­taille Thé­rèse Thié­ry, maire. Le compte ad­mi­nis­tra­tif a sus­ci­té des in­ter­ven­tions des dif­fé­rents res­pon­sables de groupe. Le groupe EPSM pro-ma­cro­niste est « sa­tis­fait de la ges­tion fi­nan­cière de l’an­née 2017 même s’il nous re­vient de bien pré­ser­ver l’ave­nir via une ap­proche prag­ma­tique de la ges­tion de la dette qui reste im­por­tante même si elle évo­lue dans des eaux plus saines de­puis que nous nous sommes li­bé­rés des em­prunts struc­tu­rés et des nou­velles dé­penses nou­velles qui viennent avec l’ou­ver­ture de Quai 9 ».

« Bonne dy­na­mique »

Pour Jean-Yves Le Gal de LNC, « ce compte est fi­dèle aux orien­ta­tions et dé­montre une bonne dy­na­mique de la ville ».

Joël Izar (droite) « sou­haite un bi­lan sur Quai 9 et des pré­ci­sions sur les ré­serves fon­cières. De plus, je trouve le dé­fi­cit de la halte nau­tique anor­mal ». Son col­lègue Fran­çois-Xa­vier Mu­noz, lui, s’in­quiète « sur le dé­pas­se­ment de cré­dit de la masse sa­la­riale, l’ex­plo­sion des dé­penses de fluides et de­mande un bud­get an­nexe de Quai 9 », comme le groupe EPSM. Le groupe de droite s’est abs­te­nu.

L’équipe du ga­rage Com­bot a dé­cro­ché le mar­ché de dé­lé­ga­tion de ser­vice pu­blic de la four­rière mu­ni­ci­pale.

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