Plus de 750 000 fes­ti­va­liers pour la 48e édi­tion

Le Télégramme - Lorient - - La Une - Ré­gis Nes­cop Sur le­te­le­gramme.fr Voir la vi­déo

Di­manche, les or­ga­ni­sa­teurs du Fes­ti­val interceltique de Lo­rient avaient plu­tôt le sou­rire à l’heure du bi­lan. La 48e édi­tion de ce grand ren­dez­vous in­ter­na­tio­nal a, en ef­fet, at­ti­ré entre 750 000 et 800 000 per­sonnes. La di­rec­tion pense dé­jà main­te­nant à 2019 avec la Ga­lice comme in­vi­tée d’hon­neur.

Avec son for­mat XXL, le Fes­ti­val Interceltique de Lo­rient dé­fend ja­lou­se­ment son sta­tut d’évé­ne­ment in­ter­na­tio­nal. « Ce n’est pas la fête au vil­lage », a mar­te­lé la di­rec­tion qui an­non­çait, di­manche, 750 000 fes­ti­va­liers pour cette 48e édi­tion et de nou­veaux chan­tiers à me­ner avant d’ac­cueillir la Ga­lice, en 2019.

« Il pleut de l’eau bé­nite ». Dès son ar­ri­vée à la confé­rence de presse de bi­lan, di­manche, Guy Ges­tin a le sou­rire. Le pré­sident du Fil, de re­tour de la messe do­mi­ni­cale interceltique, n’a pas eu à al­lu­mer de cierge. Mais seule­ment à ou­vrir son pa­ra­pluie. Quelques ins­tants plus tôt, Li­sar­do Lom­bar­dia, di­rec­teur gé­né­ral du fes­ti­val, avait li­vré un pre­mier ta­bleau po­si­tif de cette 48e édi­tion sous le signe du dra­gon gal­lois. En ce di­manche de clô­ture, seul le ciel, cou­leur ar­doise, était grin­cheux. Le pre­mier chiffre lâ­ché - entre 750 000 et 800 000 fes­ti­va­liers, se­lon l’or­ga­ni­sa­tion - a don­né la to­na­li­té d’une édi­tion qua­li­fiée de « réus­sie » par son di­rec­teur. Y com­pris sur le vo­let

Le re­tour du Dôme en 2019 ?

Que faut-il en re­te­nir ? Plu­sieurs sa­tis­fac­tions, se­lon la di­rec­tion, à com­men­cer par le Breizh Stade (près du Mous­toir) qui s’af­firme « comme un point de ré­fé­rence. On avait la trouille », confesse Guy Ges­tin mais « le pa­ri est re­le­vé y com­pris pour le Vil­lage celte dé­lo­ca­li­sé ».

Sans four­nir de chiffres, la res­tau­ra­tion est « dans les clous ». Avec une men­tion bien pour la Ter­rasse Bleue sur les quais, l’es­pace ré­ser­vé aux pro­duits de la mer. L’une des (r)évo­lu­tions de cette édi­tion, la place Celtes, a été da­van­tage com­men­tée. L’es­pace cen­tral (Aca­die, Écosse, Ga­lice et pays de Galles) a in­dé­nia­ble­ment joué le rôle de ca­ta­ly­seur de la fête mais le manque de mise en va­leur du site a été poin­té du doigt. Tout comme la ges­tion des flux. « Il faut que l’on étu­die la scé­no­gra­phie, les dé­cors », a re­con­nu le di­rec­teur, ar­guant néan­moins que cette édi­tion char­nière avait va­leur de test. « On ne fait pas ce que l’on veut sur l’es­pace pu­blic, ni avec la ville de Lo­rient ». Al­lu­sion aus­si à la gra­tui­té de la Grande Pa­rade des na­tions celtes, un suc­cès à 70 000 per­sonnes mais avec 9 500 en­trées payantes au stade. Autre su­jet à l’étude : l’ab­sence de connexion entre la place Jules-Fer­ry et le Breizh Stade. Li­sar­do Lom­bar­dia mi­lite pour le re­tour du dôme sur la place de l’hô­tel de ville. Le dos­sier est brû­lant. Mon­tée à une seule re­prise, la struc­ture (trop chère) dort, de­puis, dans les re­mises. Au grand dam du di­rec­teur qui a aus­si re­mis sur la table le pro­jet de créa­tion d’une mai­son du fes­ti­val.

Moins de billets, plus de badges

Pas de chiffres sur la billet­te­rie, pour cause de panne in­for­ma­tique, mais une ten­dance à la baisse par rap­port au pré­vi­sion­nel. On a par­fois joué à gui­chets fer­més (Tier­sen, la soi­rée du pays de Galles, la créa­tion Sonj…) ou presque (Ca­trin Finch et Se­ckou Kei­ta, De­nez Prigent…), avec des Nuits In­ter­cel­tiques qui ont su sé­duire le pu­blic (6 300 à 7 300 spec­ta­teurs par soi­rée). Gros bé­mols, en re­vanche, sur les deux soi­rées rock du Fil, jeu­di et sa­me­di soir avec à peine 1 000 billets pour la tête d’af­fiche gal­loise, les Ma­nic Street Prea­chers. Une dé­cep­tion pas­sée un peu vite sous si­lence. Mais com­pen­sée par la foule qui a en­va­hi les rues du centre-ville. Le badge s’est mieux écou­lé qu’en 2017 (plus de 80 000 ventes), « le signe évident du sou­tien des fes­ti­va­liers ».

La di­rec­tion re­garde dé­sor­mais vers 2019 et la Ga­lice, l’in­vi­tée d’hon­neur. Avec l’am­bi­tion de por­ter la flamme interceltique à un ni­veau in­ter­na­tio­nal. « Ce n’est pas une ker­messe de vil­lage », iro­nise Guy Ges­tin, vi­sant ain­si l’ab­sence ré­pé­tée de re­pré­sen­tants na­tio­naux de pre­mier plan. À com­men­cer par la mi­nistre de la Culture, aper­çue en juillet aux Vieilles Char­rues.

Pho­to Jo­na­than Ko­nitz

La Grande pa­rade interceltique fut un grand suc­cès, avec 70 000 spec­ta­teurs.sé­cu­ri­taire. Si l’an pas­sé, le su­jet de la sé­cu­ri­té avait pro­vo­qué des sueurs froides, la nou­velle confi­gu­ra­tion du site était, cette fois, à l’épreuve des fes­ti­va­liers. Et de la ca­ni­cule, in­vi­tée sur­prise.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.