48e édi­tion. Les tops et les flops

Le Télégramme - Lorient - - Lorient. Festival Interceltique -

LES TOPS Antwn Owen Hicks, pré­sident de la dé­lé­ga­tion­gal­loise

Tou­jours pré­sent pour ré­pondre à une ques­tion ou ra­con­ter une anec­dote sur l’his­toire du pays de Galles. Tou­jours avec le sou­rire, l’infatigable pré­sident de la dé­lé­ga­tion, Antwn Owen Hicks a lar­ge­ment contri­bué au suc­cès gal­lois. Sym­pa jus­qu’au bout, il laisse même der­rière lui un pe­tit ca­deau aux Lo­rien­tais : la très belle ex­po­si­tion « Cy­ne­fin », à la ga­le­rie du Faouë­dic, qui conti­nue jus­qu’en sep­tembre. Alors en­core une fois, cha­peau et mer­ci !

Les spé­cia­li­tés gal­loises font un car­ton

Pays à l’hon­neur cette an­née, le pays de Galles a sé­duit bon nombre de fes­ti­va- liers. Sur tous les fronts. Une pro­gram­ma­tion mu­si­cale va­riée et re­nou­ve­lée sur les dix jours. Une am­biance tan­tôt feu­trée tan­tôt sur­vol­tée sous le pa­villon d’hon­neur. Cô­té cui­sine, les spé­cia­li­tés cu­li­naires ont éga­le­ment été ap­pré­ciées. Vic­times de leur suc­cès, plu­sieurs plats étaient sou­vent en rup­ture de stock… Au grand dam des gour­mands po­si­tion­nés en queue de pe­lo­ton dans les files d’at­tente. Men­tion spé­ciale au bur­ger d’agneau, dé­fi­ni­ti­ve­ment épui­sé en fin de fes­ti­val et rem­pla­cé par un bur­ger de boeuf… écos­sais. Le cawl (ra­goût gal­lois) et le fish & chips ont éga­le­ment plu.

Port de pêche/Ke­ro­man : la place Paul-Bert plé­bis­ci­tée

On y vient pour boire un verre entre co­pains, dé­gus­ter du thon (sa­vou­reux !), des huîtres, du blanc frais, se gon­do­ler lors des concerts… Le stand de Ke­ro­man, place Paul-Bert, s’est im­po­sé comme « the place to be ». À la jonc­tion du « off » et du « on », le stand de Ke­ro­man offre une vi­trine cha­leu­reuse de la fi­lière pêche. Mer­ci au ca­pi­taine du na­vire. Il se re­con­naî­tra !

LES FLOPS Ma­nic Street Prea­chers : mais où est pas­sé le pu­blic ?

C’était la grosse tête d’af­fiche du Fes­ti­val. Les Ma­nic Street Prea­chers, avec leur rock mi­li­tant tein­té de pop sont un groupe phare de la scène bri­tan­nique des an­nées 90. Et sur la scène de l’Es­pace Ma­rine, ce sa­me­di soir, ils n’avaient rien per­du de leur su­perbe. Mal­heu­reu­se­ment pour eux, le pu­blic n’a pas ré­pon­du pré­sent. 1 200 places ven­dues, sur une jauge de 4 300 pour l’Es­pace ma­rine. Trop loin du suc­cès es­comp­té.

Moyens de paie­ment : à en perdre la tête !

Pas simple de s’y re­trou­ver au mo­ment de ré­gler sa crêpe ou de payer sa tour­née sur le site du Fes­ti­val interceltique ! Carte ban­caire par ci, Cel­ti­cash par là. Cer­tains prennent les es­pèces, d’autres non. Le Fes­ti­val a mis le pa­quet sur sa carte de paie­ment, cen­sée amé­lio­rer la vie des fes­ti­va­liers. Pas de pro­blème, elle fonc­tionne très bien. Mais pour ceux qui ne l’ont pas, consom­mer sur le Fil peut se ré­vé­ler bien ar­du.

Sta­tion­ne­ment loin­tain pour les ar­tistes

En rai­son des contraintes de sé­cu­ri­té, le centre-ville est lar­ge­ment bou­clé. Pas simple pour les ar­tistes qui se pro­duisent pour le off, obli­gés de se ga­rer loin de leur scène. Certes l’ac­cès est plus ai­sé avant 11 h du ma­tin… Mais quand on joue à 23 h, le temps peut être long ! Idem pour les ar­tistes « lo­caux » pro­gram­més au stade du Mous­toir. Le par­king de Du­puy-de-Lôme ayant été cette an­née ré­ser­vé aux bus de la CTRL, cer­tains ont dû tran­spor­ter leur caisse de cos­tumes sur une longue dis­tance avant de pou­voir se mettre en place pour les Nuits in­ter­cel­tiques…

C’est par où le Breizh Stade ?

Pas fa­cile pour le fes­ti­va­lier d’ima­gi­ner que la fête se pour­suit après le parc Jules-Fer­ry. Une place de l’Hô­tel de ville dé­ser­tée d’ani­ma­tions, des marches à mon­ter… Ce no man’s land a for­cé­ment été pré­ju­di­ciable au Breizh Stade. Que faire ? Li­sar­do Lom­bar­dia plaide pour le re­tour du Dôme. Pour­quoi pas. Mais il faut connec­ter les deux sites.

(Pho­to : JeanYves

Li­sar­do Lom­bar­dia, le di­rec­teur du Fil, a bien fait de per­sé­vé­rer. Après deux in­vi­ta­tions in­fruc­tueuses, le duo Hat Fitz & Ca­ra s’est en­fin pro­duit à Lo­rient. As­su­ré­ment un des meilleurs concerts de la di­zaine ! Car que se passe-t-il quand un blues­man aus­tra­lien ren­contre une chan­teuse ir­lan­daise ? Eh bien, l’al­chi­mie fonc­tionne à mer­veille. Un duo en par­faite sym­biose. Et un vrai ré­gal pour le trop rare pu­blic de l’Es­pace Ma­rine le jeu­di 9 août… La chan­teuse ir­lan­daise Ca­ra.

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