Mo­to GP. Grand Prix de France : Zar­co vise la gagne à do­mi­cile

Le Télégramme - Morlaix - - LES SPORTS - Re­cueilli par Ro­main Le­roux

De­puis son ar­ri­vée au Mans, mer­cre­di soir, il est l’une des grandes at­trac­tions de ce Grand Prix de France. Lui, c’est Jo­hann Zar­co, seul Fran­çais ali­gné en Mo­to GP. Cons­cient des at­tentes, ce­lui qui est ac­tuel­le­ment deuxième du clas­se­ment des pi­lotes n’am­bi­tionne pas moins qu’une vic­toire, di­manche. > L’en­goue­ment au­tour de vous est fort, ici au Mans. Cette at­tente est-elle une force ou peut-elle pa­ra­ly­ser ?

Je sens qu’il y a une fer­veur im­por­tante et c’est un plai­sir de voir tous ces fans crier Zar­co. Je prends ça avec le sou­rire et ce n’est pas don­né à tout le monde. Après, je pense que cette at­tente ne nour­rit pas beau­coup, elle bouffe plus d’éner­gie qu’elle n’en ap­porte. Mais j’ar­rive à gé­rer. Je m’isole de temps en temps.

> Plus gé­né­ra­le­ment, vous por­tez sur vos épaules tous les es­poirs fran­çais en mo­to de vi­tesse. Ce­la vous ins­pire quoi ?

Au ni­veau spor­tif, c’est dur à dire si ça me porte ou si c’est un poids. J’ai eu les deux cas. J’es­père sur­tout, à tra­vers ma no­to­rié­té, que ça pour­ra faire chan­ger les idées sur les mo­tards en France. On as­so­cie trop mo­to avec danger et mort. Et il faut se l’en­le­ver de la tête. La mo­to, c’est du plai­sir, de l’adré­na­line, du risque, oui, mais qui se gère.

> Quel rap­port en­tre­te­nez-vous avec le cir­cuit Bu­gat­ti, ici au Mans ?

C’est un cir­cuit plu­tôt dif­fi­cile, sauf en 2017 où j’ai fait deuxième avec la Ya­ma­ha. Pour­tant, je chute lors des es­sais de la course. Après, je me suis re­lâ­ché et j’ai fait de su­per qualifications et un su­per Grand Prix. C’est un cir­cuit plu­tôt pe­tit, qui est à notre avan­tage car sur les grands cir­cuits, c’est par­fois dur de com­battre avec les mo­tos les plus puis­santes. Là, on n’est pas long­temps à fond, ça per­met de mieux gé­rer la mo­to. Et ça, nous sa­vons bien le faire.

> Vous êtes deuxième au clas­se­ment des pi­lotes, mais de­puis votre ar­ri­vée en Mo­to GP, vous n’avez tou­jours pas ga­gné. Ob­te­nir votre pre­mière vic­toire en France, ce se­rait beau…

Ce se­rait plus que beau, ce se­rait gran­diose. Ce se­rait dom­mage de ne pas vi­ser la vic­toire au Grand Prix de France. Mais hon­nê­te­ment, je rêve plus du titre que d’une vic­toire en France.

> On connaît le Jo­hann Zar­co pi­lote, moins l’homme. Que faites-vous lorsque vous n’êtes pas sur un cir­cuit ?

Le temps est gé­ré en fonc­tion de la course sui­vante. On a six jours à la mai­son. L’idée est d’avoir un plan­ning co­ol, mais bran­ché sport : sor­ties vé­lo, ren­for­ce­ment mus­cu­laire et un peu de mo­to.

> A-t-on une vie de fa­mille quand on est toute l’an­née à tra­vers le monde ?

Non, mais il ne faut pas de vie de fa­mille. Cer­tains ont des en­fants, mais c’est une grosse res­pon­sa­bi­li­té qui n’aide peut-être pas à se concen­trer au maxi­mum sur sa mo­to. Moi, j’ai une fian­cée, mais je n’ai pas d’en­fant. On a un équi­libre, ma fian­cée a aus­si son pro­gramme à la mai­son. En de­hors de la mo­to, j’ap­prends le pia­no et la gui­tare, quand j’ai le temps. Je joue beau­coup de va­rié­té fran­çaise et ang­laise.

▼ Le pro­gramme Ce ven­dre­di : es­sais libres. Sa­me­di : es­sais libres et qualifications.

Di­manche : Grand Prix de France. Mo­to 3 à 11 h, Mo­to 2 à 12 h 20, Mo­to GP à 14 h.

Jo­hann Zar­co es­père « faire chan­ger les idées sur les mo­tards en France. La mo­to, c’est du plai­sir, de l’adré­na­line, du risque, oui, mais qui se gère ».

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