Fur­lan : « J’ai été cho­qué, mais j’ai éva­cué »

Le Télégramme - Morlaix - - FOOTBALL - Re­cueilli par Pierre-Yves Hen­ry

Jeu­di, Jean-Marc Fur­lan est re­ve­nu sur la sai­son écou­lée et, sur­tout, sur son ave­nir. Du­rant une heure, le Gi­ron­din a pris le temps de faire un large tour d’ho­ri­zon. Et son fu­tur de­vrait s’ins­crire au Stade Bres­tois, où il lui reste un an de contrat. > Le bi­lan de cette sai­son est quand même po­si­tif avec cette cin­quième place…

Je suis très sa­tis­fait de la pres­ta­tion des joueurs, de leur en­ga­ge­ment, de leur in­ves­tis­se­ment. Je leur ai de­man­dé un gros vo­lume. Nous sommes le club qui passe le plus de temps sur le ter­rain. Par rap­port aux craintes que j’avais, oui, je suis sa­tis­fait.

> L’ob­jec­tif est de gar­der un socle so­lide ?

On a dé­jà beau­coup plus de joueurs sous contrat que la sai­son pas­sée. Ce qui me fait peur, c’est le coeur du jeu. La dé­fense est sous contrat, c’est ca­pi­tal. Il y au­ra plus de sta­bi­li­té la sai­son pro­chaine.

> Cer­tains joueurs vont être sol­li­ci­tés (Faus­su­rier, Sis­so­ko…). Des dé­parts sont dé­jà ac­tés ?

Au mo­ment où on se parle, au­cun joueur ne m’a dit qu’il vou­lait par­tir. Sur les joueurs prê­tés, si on pou­vait trou­ver des so­lu­tions pour Coeff, Pi et Dial­lo, je suis pre­neur.

> Gaë­tan Be­laud, en fin de contrat, va-t-il conti­nuer au Stade Bres­tois ?

Il est là, il reste là. (Le club n’a pas en­core com­mu­ni­qué of­fi­ciel­le­ment sur ce cas).

> Que rete­nez-vous des ten­sions au sein du club en mars (notre édi­tion de jeu­di) ?

Ce que j’ai vé­cu au mois de mars… J’ai été pro­fon­dé­ment cho­qué. Il se trouve que je ne suis pas ran­cu­nier du tout. Je suis im­pul­sif, je peux être violent, mais pas ran­cu­nier. Je l’ai éva­cué. Et ce qui me l’a fait par­ti­cu­liè­re­ment l’éva­cuer, c’est la ré­ac­tion des sup­por­ters, ce qui était com­plè­te­ment in­at­ten­du pour moi. C’est ce qui m’a fait di­gé­rer tout ça.

> Du­rant cette pé­riode, vous vous êtes dit que votre ave­nir au Stade Bres­tois était com­pro­mis ?

Oui (ferme). Sin­cè­re­ment.

> Ce qui n’est plus le cas au­jourd’hui ?

Je veux avoir un en­tre­tien avec mon pré­sident, sa­voir la po­li­tique pour l’ave­nir. Sa­voir quel est son en­ga­ge­ment pour le Stade Bres­tois 29, com­ment il voit les pers­pec­tives, les pro­jets…

> Quelle ré­ponse vous fe­rait par­tir ?

Beau­coup de joueurs m’ont « convo­qué » et sont in­quiets par rap­port à ça. Ce qui m’in­té­resse c’est com­ment on évo­lue, com­ment on pro­gresse.

> Cer­tains joueurs ont lié leur des­tin au vôtre ?

Jo­ker.

> Vous pré­pa­rez le re­cru­te­ment, vous avez dé­jà fixé la date de re­prise (21 juin). Il y a quand même des chances que vous soyez en­core ici la sai­son pro­chaine, non ?

Oui. D’abord car j’ai un contrat à res­pec­ter, mais aus­si car, dans ma tête, au mo­ment où on se parle, je tra­vaille vrai­ment chaque mi­nute et chaque heure pour l’an­née pro­chaine. Mais j’ai en­vie d’avoir un en­tre­tien bien pré­cis avec mon pré­sident. (Il sou­haite, sur­tout, évo­quer les moyens hu­mains et struc­tu­rels mis à dis­po­si­tion de l’équipe pre­mière et sa pé­ren­ni­té au club).

L’in­ter­view com­plète sur

www.le­te­le­gramme.fr/sports/

Jean-Marc Fur­lan, re­mer­ciant après le match les Ul­tras pour leur sou­tien. Un sou­tien qui a tou­ché le Gi­ron­din.

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