Vers un non-lieu en fa­veur du sus­pect

Le Télégramme - Ouest Cornouaille - - FRANCE -

La chambre de l’ins­truc­tion de la Cour d’ap­pel de Tou­louse doit se pro­non­cer, ce jeu­di, sur le sort de Laurent De­jean, le seul sus­pect du meurtre de Pa­tri­cia Bou­chon, à Bou­loc (près de Tou­louse), en fé­vrier 2011. En jan­vier, le par­quet gé­né­ral avait re­quis un non­lieu. Laurent De­jean est en pri­son de­puis fé­vrier 2014 pour le meurtre de Pa­tri­cia Bou­chon, se­cré­taire dans un ca­bi­net d’avo­cats tou­lou­sains. Mère de fa­mille de 49 ans, celle-ci était par­tie, le 14 fé­vrier 2011, vers 4 h 30 du ma­tin, faire son jog­ging quo­ti­dien.

L’ADN re­trou­vé n’est pas le sien

Son corps avait été re­trou­vé un mois et de­mi après, ver­tèbres et crâne en­fon­cés, un gant en la­tex en­fon­cé dans la gorge. Son meur­trier avait aus­si es­sayé de l’étran­gler mais au­cun abus sexuel n’avait pu être mis en évi­dence.

Laurent De­jean, pré­sen­té comme

« psy­cho­tique », ayant dé­jà su­bi des hos­pi­ta­li­sa­tions d’of­fice et des

« trai­te­ments très lourds », avait été gar­dé à vue à deux re­prises avant d’être fi­na­le­ment interpellé, le 9 fé­vrier 2014, puis mis en exa­men pour « ho­mi­cide vo­lon­taire » et écroué.

Mais comme le rap­pe­lait, mer­cre­di, plu­sieurs médias, l’avo­cat gé­né­ral de la chambre de l’ins­truc­tion a es­ti­mé, dans son ré­qui­si­toire, qu’il n’y avait pas, dans le dos­sier de 50.000 pages, les élé­ments né­ces­saires pour un ren­voi de­vant la cour d’As­sises. Se­lon la dé­fense, l’en­quête n’a no­tam­ment pas per­mis de rat­ta­cher Laurent De­jean au crime, l’ADN re­trou­vé sur la vic­time n’étant pas le sien et la voi­ture aper­çue sur les lieux étant une Clio grise alors que la sienne était blanche, a fait va­loir l’avo­cat.

Pa­tri­cia Bou­chon avait dis­pa­ru alors qu’elle ef­fec­tuait un jog­ging très tôt le ma­tin.

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