FIN DE LA RÉCRÉ À DOUAR­NE­NEZ

Le Télégramme - Ouest Cornouaille - - BRETAGNE -

En pro­por­tion du nombre de car­na­va­liers par­ti­ci­pant aux dif­fé­rents temps forts des Gras douar­ne­nistes du­rant cinq jours, les in­ter­ven­tions des se­cours comme des forces de l’ordre au­ront été mi­nimes, cette an­née. Les ef­forts en ma­tière de pré­ven­tion et d’in­for­ma­tion com­mencent à por­ter leurs fruits.

Cette édi­tion 2018 des Gras avait dé­bu­té d’une drôle de fa­çon, avec l’ac­ci­dent sur­ve­nu au Den Pao­lig à deux jours de son in­tro­ni­sa­tion. Pa­ra­doxa­le­ment, l’évé­ne­ment semble avoir don­né le ton de la fête, que les au­to­ri­tés ont ju­gée « tran­quille », « bon en­fant ».

« Est-ce lié à l’in­cen­die du Den Pao­lig deux jours avant le début des Gras ? J’ai l’im­pres­sion que l’es­prit de so­li­da­ri­té qui s’est ma­ni­fes­té à ce mo­ment­là a souf­flé sur toute la se­maine, ana­lyse Mi­ckaëlle Ja­dé, la présidente du co­mi­té d’ani­ma­tion des Gras, à l’heure du bi­lan. Les par­ti­ci­pants ont vi­si­ble­ment en­ten­du notre ap­pel à res­pec­ter les forces de l’ordre et les bé­né­voles, les gen­darmes eux-mêmes nous l’ont dit. Pour eux, c’était une édi­tion tran­quille ».

Des gen­darmes mo­bi­li­sés en nombre pen­dant le week-end, avec 45 hommes, dont huit à mo­to et deux de la bri­gade nau­tique en veille, en cas de chute dans le port. Une di­zaine d’au­to­mo­bi­listes a été in­ter­pel­lée en état d’ivresse, quatre sous l’em­prise de stu­pé­fiants et une dou­zaine pour d’autres in­frac­tions (dé­faut de cein­ture, de pa­piers…).

Pré­ven­tion : « On s’est vraiment sen­tis utiles »

Sa­me­di et mar­di soir, des vi­giles d’une so­cié­té privée étaient éga­le­ment pré­sents, à la de­mande de la pré­fec­ture. La mai­rie a payé la moi­tié de la fac­ture du sa­me­di. « À force de dire que c’est l’or­gie, je m’at­ten­dais à pire », rap­porte de son côté Dominique Tillier, ad­jointe en charge de la jeu­nesse, qui s’était por­tée vo­lon­taire pour l’es­pace de pré­ven­tion sa­me­di soir, en par­ti­ci­pant no­tam­ment aux « ma­raudes ». « J’ai pu consta­ter que la si­tua­tion de­ve­nait cri­tique quand les bars com­mencent à fer­mer, es­sen­tiel­le­ment pour les pe­tits jeunes de 15-18 ans. Nous n’étions pas là pour leur faire la mo­rale mais pour les ai­der à ce que tout se passe bien jus­qu’au bout. C’est là qu’on s’est vraiment sen­tis utiles. Si on a pu évi­ter cer­tains dé­ra­pages, c’est bien ». L’élue, qui n’était jamais ve­nue aux Gras, avoue qu’elle a trou­vé ce­la « bon en­fant » et qu’elle n’ex­clut pas d’y par­ti­ci­per l’an pro­chain !

Fin des Tap mais pas fin du dé­fi­lé des éco­liers

Du côté des très jeunes, cette édi­tion au­ra en­core fait des heu­reux, avec une salle comble pour le bal des en­fants d’hier (420 en­trées) et des éco­liers ra­vis d’avoir pu, une fois en­core, se pré­pa­rer toute l’an­née pour le dé­fi­lé, dans le cadre des Temps d’ac­cueil pé­ri­sco­laires, les fa­meux Tap (Ils étaient 60 à dé­fi­ler di­manche). Or, les Tap vont dis­pa­raître à la pro­chaine ren­trée. Laurent Cel­ton, di­rec­teur de l’école Jules-Verne, a te­nu à faire sa­voir à Mi­ckaëlle Ja­dé, à l’ori­gine de ces Tap sur le thème des Gras, qu’il avait « trou­vé for­mi­dable de voir les en­fants des écoles dé­fi­ler », et qu’« à Jules-Verne, nous vou­lons que ça conti­nue ». « Nous al­lons tra­vailler là-des­sus avec le centre de loi­sirs et la Ville. Je pense qu’on trou­ve­ra une so­lu­tion », ras­sure Mi­ckaëlle Ja­dé qui compte éga­le­ment, dans un tout autre re­gistre, tra­vailler avec Douar­ne­nez Com­mu­nau­té sur la ques­tion des or­dures. « S’il y avait da­van­tage de pou­belles sur la fête, je suis sûre que les gens s’en ser­vi­raient et qu’il y au­rait moins de tra­vail le len­de­main pour les ser­vices ».

Mar­di soir, la par­ti­ci­pa­tion au bal au­ra été à la me­sure de la pré­sence des car­na­va­liers dans le reste de la ville : ti­mide. « Mais il y avait un su­per-ni­veau en dé­gui­se­ments et une bonne am­biance fo­folle », as­sure Er­wan, qui en était. « La DJ Won­der­braz a as­su­ré grave ». Cette an­née, le co­mi­té avait ten­té une nou­veau­té, en an­nu­lant le concours de dé­gui­se­ments au pro­fit d’une ani­ma­tion danse. Un flop. « Ceux qui font les Gras se font un hon­neur d’être in­dis­ci­pli­nés », convient Mi­ckaëlle Ja­dé en ri­go­lant, évo­quant aus­si le joyeux cha­hut de la course des gar­çons de café.

1. « Bonne am­biance fo­folle et su­per dé­gui­se­ments » se­lon l’un des par­ti­ci­pants au bal de mar­di soir à la salle des fêtes. 2. La pho­to sou­ve­nir.

3. « Je dor­mi­rai jeu­di », ri­gole l’in­épui­sable Mi­ckaëlle Ja­dé, ici avec l’un de ses fils, Ti­no.

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