« La pa­ro­die, ça tient plus de l’hom­mage que du fou­tage »

Le Télégramme - Ouest Cornouaille - - PONT-L'ABBÉ. ACTUS - Pro­pos recueillis par Hé­lène Ca­roff

Ils ne font que deux dates dans le Fi­nis­tère dans leur tour­née qui les a ame­nés au Hell­fest, au Tri­anon et qui les ver­ra à l’Olym­pia le 13 oc­tobre. Ul­tra Vo­mit se­ra à Pen­marc’h, ven­dre­di. Fe­tus, le chan­teur et gui­ta­riste, en dit un peu plus...

> Pour ceux qui ne vous connaissent pas, cinq mots pour dé­crire Ul­tra Vo­mit ?

Ni­co­las Pa­tra dit Fe­tus : Me­tal, pa­ro­dique, ga­min, bru­tal et pei­nard ! Ca nous cor­res­pond bien.

> Ga­min ? Votre groupe a tout de même 18 ans. Mais com­bien d’âge men­tal ?

C’est ça le pro­blème. On se rend compte qu’au bout de 18 ans, ça y est, on aborde enfin des choses, comme le pi­pi et le ca­ca, que l’on n’osait pas faire avant. On s’est dit : « C’est vraiment l’al­bum de la ma­tu­ri­té, c’est sûr » ! C’est tel­le­ment ga­min, d’ailleurs, que l’on se rend compte que l’on plaît énor­mé­ment aux en­fants, nom­breux aux concerts... Je ne sais pas pour­quoi !

> Vous pas­ti­chez pas mal de groupes et d’ar­tistes, comme Go­ji­ra, Ramm­stein, AC/DC mais aus­si les Ta­ga­da Jones qui se­ront votre pre­mière par­tie. Des re­tours ?

Go­ji­ra, ils sa­vaient car ça fai­sait un mo­ment que le mor­ceau « Ca­lo­ji­ra » tour­nait, même s’il n’était pas ter­mi­né. On l’avait joué il y a plu­sieurs an­nées et ils nous de­man­daient sou­vent quand est-ce qu’on al­lait le mettre sur un al­bum... Quand c’est sor­ti, ils étaient tout contents et ils ont même par­ta­gé le mor­ceau sur leur page Fa­ce­book. Et puis Ta­ga­da Jones, c’est pa­reil, on se de­man­dait s’ils al­laient bien le prendre. Je crois qu’ils ont com­pris que, quand on pa­ro­die, ça tient plus de l’hom­mage que du fou­tage de gueule. Car ça ne nous in­té­res­se­rait pas de pa­ro­dier un mor­ceau que l’on n’a pas en­vie d’écou­ter.

> Vous êtes pas­sés par le Hell­fest, le Tri­anon et vous êtes pré­vus à l’Olym­pia. Vous avez sa­cri­fié quoi et à qui ?

gauche). (Pho­to : Cha Gon­za­lez).

Un ri­tuel sa­ta­nique ! Non, en vrai, on ne sait pas comment ex­pli­quer cet en­goue­ment. Sur­tout que, quand on a ap­pris pour l’Olym­pia, c’était quelques se­maines avant le Tri­anon. C’était fou. On se di­sait : on est à quelques se­maines de faire la plus grosse date de notre vie et on nous an­nonce qu’il y a une plus grosse date en­core qui se pro­file...

> Vous ne faites que deux dates dans le Fi­nis­tère, Pen­marc’h et Brest, le 13 avril.

On n’y va pas sou­vent du tout. Je connais un peu le Fi­nis­tère, ma grand-mère a une mai­son à Cro­zonMor­gat. C’est loin de là-bas, le Pays bi­gou­den ?

> D’ailleurs, vous avez une vanne à sor­tir aux Bi­gou­dens ?

Les vannes, c’est plu­tôt Ma­nard. Je suis sûr qu’il sor­ti­rait un truc avec les bi­gou­dis. Moi, je suis cé­ré­bral, il me faut ré­flé­chir pour les vannes.

▼ Pra­tique

Ce ven­dre­di, à la salle Cap Ca­val, à Pen­marc’h, dès 20 h 30. Ta­ga­da Jones en pre­mière par­tie.

Ta­rifs : 12/15/18 €. Ré­ser­va­tions à la mai­rie.

Tél. 02.98.58.60.19 ; mél.culture@pen­march.fr.

« Quand on parle aux gens, on se rend compte qu’il y a pas mal de per­sonnes qui nous ont dé­cou­vert grâce à notre clip Kamm­thaar », ex­plique Fe­tus, chan­teur et gui­ta­riste d’Ul­tra Vo­mit (2e en par­tant de la

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