Du ri­fi­fi à Bieu­zy-les-Eaux

Le pro­jet de fu­sion entre Bieu­zy-les-Eaux (56) et Plu­mé­liau (56) anime les pas­sions. Sur­tout à Bieu­zy, où des tracts ano­nymes mettent le feu aux poudres à ce pe­tit bourg dé­jà ébran­lé par quatre élec­tions mu­ni­ci­pales ces trois der­nières an­nées.

Le Télégramme - Ouest Cornouaille - - BRETAGNE - Pierre Bernard

Dé­jà for­te­ment se­couée par une vague de dé­mis­sions qui pro­vo­qua ré­cem­ment quatre re­tours aux urnes pour les mu­ni­ci­pales, la com­mune de Bieu­zy-les-Eaux est de nou­veau au centre d’une po­lé­mique.

Une sombre his­toire de tracts ano­nymes

Une sombre his­toire de tracts ano­nymes, dis­tri­bués par un col­lec­tif ci­toyen dans des boîtes aux lettres, aler­tant sur le pro­jet de fu­sion entre Bieu­zy et Plu­mé­liau.

Un ma­riage qui est ac­tuel­le­ment en dis­cus­sion et qui n’est donc pas du goût de tout le monde. « La fu­sion de Nai­zin (56), Re­mun­gol (56) et Mous­toir-Re­mun­gol (56), qui est de­ve­nue Evel­lys, a été réus­sie sans bruits ni éclats. Mais à Bieu­zy, rien ne se fait sans éclats, tou­jours à cause des mêmes gens », peste ain­si le maire Alain l’Aigle, rap­pe­lant que les in­for­ma­tions rap­por­tées dans les tracts « sont in­fon­dées. Ils ra­content n’im­porte quoi, tout est évi­dem­ment faux », argue le pre­mier édile de cette char­mante com­mune d’à peine 800 âmes, qui n’avait pas hé­si­té à prendre les choses en main en ven­dant pain et timbres à la mai­rie en rai­son de la fer­me­ture du com­merce du bourg. « Ce col­lec­tif s’ima­gine que Bieu­zy se­rait ef­fa­cée au pro­fit de Plu­mé­liau, re­prend-il, et, sur­tout, que notre école se­rait trans­fé­rée et que le centre de se­cours dis­pa­raî­trait. Ce qui est to­ta­le­ment faux. Au contraire ».

« Ma­rié de force »

Ac­tuel­le­ment au stade des dis­cus­sions, ce pro­jet de fu­sion est en tous les cas bien mal en­ga­gé. « Je ne trouve pas ça aga­çant mais plu­tôt mal­heu­reux, glisse le maire. Moi, je n’ai au­cun in­té­rêt per­son­nel, je tra­vaille sim­ple­ment pour l’in­té­rêt de la com­mune et son ave­nir, afin d’ap­por­ter le plus de ser­vices et de confort pos­sible. Si l’on ne fu­sionne pas, nous al­lons conti­nuer à vi­vo­ter pen­dant des an­nées. Et jus­qu’à ce que l’on soit ma­rié de force plus tard ».

Pho­to Éli­za­beth Per­ret

Des tracts contre le pro­jet de fu­sion avec Plu­mé­liau em­poi­sonnent la vie tran­quille du char­mant bourg de Bieu­zyles-Eaux

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.