Quim­per : un ca­mé­lia « do­pé » à la pé­pi­nière

Le Télégramme - Quimperlé - - QUIMPERLÉ. OBJECTIF TERRE -

« Pour une fois, le mi­cro­cli­mat de la Cor­nouaille n'y est pour rien », lit-on en Une du Té­lé­gramme du 2 no­vembre 1985. Et pour cause, il se­rait plu­tôt ques­tion de « do­page » à la pé­pi­nière de Charles Bé­ré­houc, où s'épa­nouit une unique et énorme fleur de ca­mé­lia... près de quatre mois avant l'ha­bi­tuelle date de flo­rai­son.

Le « cou­pable » de ce do­page était un cher­cheur de l'Ins­ti­tut na­tio­nal de re­cherche agro­no­mique, Max Hill, de pas­sage à Quim­per l'été pré­cé­dent, qui s'était li­vré à une pe­tite ex­pé­rience. Il avait ver­sé sur le ca­mé­lia, à l'em­pla­ce­ment d'un bour­geon, deux gouttes d'acide gib­bé­rel­lique, une hor­mone sé­cré­tée par les plantes et connue pour hâ­ter leur flo­rai­son. Un pro­cé­dé uti­li­sé aux Etats-Unis pour ob­te­nir à date choi­sie, une ex­po­si­tion par exemple, de très grosses fleurs. L’ex­pé­rience quim­pé­roise fut tout aus­si réus­sie puisque la fleur rose avait éclos d'un seul coup. Dans toute la serre, la fleur do­pée était évi­dem­ment aus­si seule qu'éphé­mère... le temps de jouer les stars à la Une du jour­nal.

Charles Bé­ré­houc et Yves de Ker­gue­len, pé­pi­nié­ristes, avec la fleur de ca­me­lia d'avant-sai­son...

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