Le double dutch fer­tois est cham­pion de Con­test

L'Echo Sarthois - - La ferté-bernard -

Ils sont six jeunes Fer­tois à avoir rem­por­té un titre na­tio­nal de constest de Double Dutch. Deux cordes à sau­ter, des tour­neurs et des sau­teurs. Ils ont en­flam­mé la salle. « C’est un show. L’équipe qui rem­porte le con­test est celle qui a le plus chauf­fé le pu­blic » , ex­plique Ay­me­ric Ga­bo­reau, pré­sident de la Ju­nior As­so­cia­tion de La Fer­té-Ber­nard.

Trois mois de pré­pa­ra­tion

Une fois les dates de cette épreuve na­tio­nale pu­bliées, le groupe se met au tra­vail. Il faut choi­sir la mu­sique, pré­pa­rer la cho­ré­gra­phie… « On a ré­pé­té pen­dant trois mois. Il fal­lait être dans le même temps que la mu­sique. On a bien bos­sé » , ra­conte le pré­sident.

Avant de faire face au pu­blic, les six Fer­tois n’ont eu qu’une séance de pré­pa­ra­tion sur la scène. Mais pas trop d’in­quié­tude. Cer­tains ont dé­jà par­ti­ci­pé à des com­pé­ti­tions de con­test de ce ni­veau au­pa­ra­vant : « On sa­vait à peu près où se pla­cer » .

Les jeunes de 11 à 16 ans montent sur scène, la mu­sique dé­bute, la pres­sion monte, les pre­miers mou­ve­ments s’en­chaînent : « On ne voit pas le temps pas­ser » .

Les noms des vain­queurs sont pro­non­cés un par un. Les troi­sième et deuxième places sont an­non­cées mais pas de Fer­téBer­nard à l’ho­ri­zon. « Au dé­but on était un peu dé­goû­té. Nous n’avions rien ga­gné… Mais quand il a com­men­cé à pro­non­cer le nom du club, il n’a même pas eu le temps de fi­nir. On a ex­plo­sé de joie. C’est vrai­ment un rêve » , ra- conte Ay­me­ric.

Club de jeunes

Leur rêve, ils l’ont construit en équipe. Certes, il y a les fi­gures mais tour­ner les cordes en rythme est aus­si im­por­tant que les acro­ba­ties : « Si le tour­nage est propre, tout passe » , as­sure Sou­kaï­na, soeur d’une des fon­da­trices du club de La Fer­té- Ber­nard.

Les jeunes sont en au­to­ges­tion. Ils sont ai­dés par l’es­pace jeu­nesse de La Fer­té- Ber­nard mais gèrent eux- mêmes leur em­ploi du temps et les plus âgés aident les plus jeunes. « Les pa­rents jouent aus­si un très grand rôle. Ils nous aident pour les dé­pla­ce­ments et à dé­ve­lop­per le club » , as­sure le pré­sident.

La mai­rie les aide ain­si que leur spon­sor Car­re­lage Ouest. Ils sont tou­jours à la re­cherche d’autres mé­cènes pour mettre à bien leur pro­jet.

La dis­ci­pline est mé­con­nue. On ima­gine sou­vent les cordes a sau­tée ré­ser­vées aux boxers ou aux cours de ré­cré. « Les gens nous re­gardent par­fois avec de grands yeux mais c’est vrai­ment un sport. Il y a tout qui tra­vaille. C’est très phy­sique » , ex­plique Ay­me­ric.

Di­rec­tion la Flo­ride ?

Après ce pre­mier titre en poche, ils ne comptent pas s’ar­rê­ter là. Les cham­pion­nats de France ar­rivent à grand pas : « Ils se dé­rou­le­ront les 27 et 28 mai. On ai­me­rait bien réus­sir à faire un po­dium » , es­père le pré­sident.

Et pour cause, s’ils réus­sissent à être sur le po­dium ils se­ront au­to­ma­ti­que­ment qua­li­fiés pour les cham­pion­nats du monde de double dutch à Or­lan­do en Flo­ride. Après la France, le monde ?

Pierre Veillé

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