Ré­mi ren­force la fan­fare

L'Echo Sarthois - - Saint-calais -

Courgenard et Cormes pré­sentent en­core une fan­fare de belle al­lure alors que les pe­tits vil­lages des alen­tours n’ont pas su sau­ve­gar­der cette tra­di­tion.

La Clique Cormes-Courgenard est une ins­ti­tu­tion, une bande d’amis, des dé­fen­seurs sans le sa­voir du pa­tri­moine, tout ce­la à la fois. En­fin une nou­velle re­crue s’est jointe à eux il y a un mois. En­fin ! Car le drame se­rait que la Clique n’existe plus. Dans les vil­lages où les fan­fares ont dis­pa­ru, ce sont des disques que l’on met les 6 Juin et lors des grandes fêtes. Certes, le pu­blic a le son, mais l’âme, l’hu­main, les mou­ve­ments des mu­si­ciens, les tra­di­tions ont dis­pa­ru.

Nou­velle re­crue

La nou­velle re­crue, c’est Ré­mi Roul­lier, ve­nu de Lam­nay. Il s’est dé­ci­dé le 11 no­vembre. « Je suis très content, s’en­thou­siasme-t-il. J’ai pris le clai­ron. On joue de mé­moire, per­sonne ne connaît le sol­fège. C’est bien d’être dans un groupe. Je suis le plus jeune, on fait bien at­ten­tion à moi. On me montre et je fais pa­reil. Les ré­pé­ti­tions sont à Cormes, le jeu­di soir, de 21 h à 22 h, dans la salle près de la mai­rie » .

Ses nou­veaux co­pains le disent « doué pour la mu­sique » . Le chef, c’est Ber­nard Doi­teau. « Oui, on re­crute. On est heu­reux d’avoir Ré­mi. Il en fau­drait d’autres comme lui, gar­çons et filles. Il faut ani­mer les vil­lages, c’est im­por­tant. On est pas­sé au rang de folk­lore mais fau­drait pas qu’on dis­pa­raisse. Nous sommes té­moins d’un pas­sé mais l’ave­nir c’est al­ler de l’avant en sau­ve­gar­dant ce qui se fait de bien. Al­lez tout le monde, ve­nez nous re­joindre ! » Jouer jus­qu’au bout

Le plus an­cien de la Clique, c’est Mau­rice Che­va­lier. « Oui, exac­te­ment comme le chan­son­nier, sou­rit le Joyeux Cli­quart (an­cien nom don­né à la Clique). Je suis en­tré à La Clique en 1950, dès sa for­ma­tion, j’avais 13 ans et de­mi. J’en au­rai 80 le 3 juin 2017. Au dé­but on n’était pas loin de 50 mu­si­ciens. Je jouais clai­ron et trom­pette, comme Ray­mond Sé­bas­tien, un co­pain qui se­ra notre chef plu­sieurs an­nées. Je n’ai eu que 10 ans d’in­ter­rup­tion quand mon mé- tier m’em­pê­chait de par­ti­ci­per aux ré­pé­ti­tions. Je vous as­sure que je joue­rai jus­qu’à mon der­nier souffle (le trom­pet­tiste sou­rit) et on dit que Là-Haut il y a des Anges Mu­si­ciens. Si c’est vrai, je joue­rai avec eux. Jouer, quel plai­sir ! Oui, quel plai­sir ! » Mai­rie. Elle est ou­verte, au 1, rue de la Cha­pelle, le lun­di de 15h à 18h, le mar­di de 10h à 12h et de 15h à 18h, le mer­cre­di de 15h à 18h30 et le ven­dre­di de 9h à 12h. Ren­sei­gne­ments au 02 43 93 41 24 ou à mai­rie. saint-maixent@wa­na­doo.fr Cartes ca­deaux. Sur com­mande vous pou­vez avoir des cartes ca­deaux va­lables dans plus de 500 en­seignes d’un mon­tant pou­vant al­ler de 20 à 250 € à l’agence pos­tale de St Maixent. Or­dures mé­na­gères. Rap­pel : les or­dures mé­na­gères et les sacs jaunes sont à sor­tir le di­manche soir tous les 15 jours se­maine im­paire. Afin de gar­der un es­thé­tique du bourg, de la campagne et d’évi­ter que des ani­maux éventrent les sacs mer­ci de bien vou­loir ren­trer vos sacs et contai­ner au plus tard le mar­di. Ou­ver­ture de la pêche. Sa­me­di 11 mars, 8 h, plan d’eau. Les ti­ckets sont en vente au res­tau­rant le Saint-Quen­tin ou à la bou­lan­ge­rie.

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