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L'Echo Sarthois - - La ferté-bernard -

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Seize mois après une fer­me­ture for­cée, suite à l’in­cen­die qui a ra­va­gé en­tiè­re­ment leur com­merce, le 21 juin 2016.

La pi­lule n’est pas en­core tout à fait ava­lée. Elle ne le se­ra ja­mais to­ta­le­ment. « C’est dif­fi­cile à vivre. D’ailleurs, après l’in­cen­die, les pre­miers temps ont été très durs » se sou­vient Ch­ris­tine Le­bouc.

« Au­jourd’hui, ça va mieux »

Le ma­tin de l’été 2016, son ma­ri est en train d’en­four­ner sa tour­née de pain, au pe­tit ma­tin. Il en­tend des cré­pi­te­ments. Res­sent une cha­leur in­tense. Trop tard. Le feu a pris à l’étage de la bou­tique. Il ten­te­ra, en vain de l’éteindre. « Tout a été dé­truit. Ce qui ne l’a pas été par le feu l’a été par l’eau uti­li­sée par les pom­piers. Il ne res­tait vrai­ment que les quatre murs et en­core. » La gorge est ser­rée. L’émo­tion en­core bien pré­sente. « Je ne sou­haite ça à per- sonne » , lâche la com­mer­çante.

Le mo­ral n’a pas tou­jours été au beau fixe. « Au dé­part, chaque jour je re­ce­vais des mails d’ar­ti­sans me di­sant qu’il y avait en­core des sur­prises, ça de plus à faire. Je me di­sais mais on ne va ja­mais en fi­nir ! Au­jourd’hui, la construc­tion est lan­cée, ça va mieux. »

Char­pente et ma­çon­ne­rie, les plus gros tra­vaux, sont ter- mi­nées. Les me­nui­se­ries po­sées. L’iso­la­tion en cours.

Si les as­su­rances n’ont pas réus­si à dé­ter­mi­ner les causes exactes de l’ac­ci­dent, le couple est bel et bien tour­né vers l’ave­nir. Avec des pers­pec­tives de re­prise de son ac­ti­vi­té. Ch­ris­tine est ra­vie de pou­voir en­fin, pen­ser à la dé­co­ra­tion de sa bou­lan­ge­rie.

Rus­ti­ci­té et cha­leur

« Avec les cloi­sons, je com­mence à voir ce que ce­la va don­ner en terme d’es­pace. » À l’in­té­rieur, une am­biance rus­tique et cha­leu­reuse, « ce­la nous re­pré­sente » .

Du bois donc « mais un coup de jeune avec du cé­ru­sé gris­blanc, et une jo­lie vi­trine » . Quant à la dé­co­ra­tion, elle se­ra plu­tôt de type in­dus­triel. « Je me suis bat­tue pour mes lustres » rit la bou­lan­gère. « Au dé­part, on me di­sait qu’ils ne pas­se­raient pas, j’ai in­sis­té, je les ai eus ! Ce sont des lustres en fer­raille, avec des pou­lies, comme au­tre­fois. » Du na­tu­rel avec des ma­té­riaux nobles comme le bois, la brique. Quelque chose de simple, « pas ul­tra­mo­derne » .

« Nos clients nous ont ai­dés à te­nir »

Grande nou­veau­té pour les clients, ils n’au­ront dé­sor­mais plus à ou­vrir la porte de la bou­lan­ge­rie. Cette der­nière se­ra au­to­ma­ti­sée et équi­pée d’une son­nette pour les per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite.

« Trop bru­tal »

Ses clients, Ch­ris­tine Le­bouc y pense beau­coup. « Ils nous ont ai­dés à te­nir » lâche-t-elle, les yeux hu­mides. « Quand j’al­lais faire mes courses, j’en avais pour quatre heures en moyenne. Mes filles en avaient marre. On m’em­bras­sait. J’ai même des clients qui ont pleu­ré. Pour ce cô­té hu­main, cette proxi­mi­té, il fal­lait qu’on re­vienne. » Cette hu­ma­ni­té a man­qué aux époux Le­bouc.

À 58 ans pour elle et 55 ans pour Eric, ils au­raient pu tour­ner la page et pro­fi­ter d’une pai­sible re­traite. Im­pos­sible ! « C’était trop bru­tal pour ne pas re­prendre. Mes clients, je n’au­rais pas pu leur dire au re­voir ? On ne pou­vait pas s’ar­rê­ter comme ça, sur un mal­heur comme ça. Et puis, une re­traite, ça se pré­pare. On aime ce qu’on fait, on est des pas­sion­nés ! »

Deux pas­sion­nés qui rou­vri­ront très bien­tôt les portes de leur bou­lan­ge­rie.

Ca­rine Ro­bi­nault

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