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L'Echo Sarthois - - La ferté-bernard -

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Avec, il faut bien l’avouer, un petit brin de fo­lie… « J’ai re­çu un SMS un soir me di­sant, j’ai en­vie de faire un truc fou, le ral­lye Aï­cha des Ga­zelles et il n’y a qu’une per­sonne qui puisse le faire avec moi. C’était Mu­riel qui me l’en­voyait » Patricia Willar­mé, femme de ca­rac­tère, qui se dé­fi­nit comme « pas­sion­née et vo­lon­taire » , n’a pas hé­si­té une se­conde à re­joindre son amie dans l’aven­ture.

Aven­ture spor­tive et so­li­daire

Et pour Mu­riel, spor­tive ac­com­plie en triath­lon, swim­run, raid, trail et course d’orien­ta­tion, lui de­man­der était une évi­dence. « J’ai vu Patricia par­ti­ci­per au trail de Sou­vi­gné, qui est ré­pu­té pour être dif­fi­cile. Son cô­té spor­tif, tei­gneux, il me le fal­lait ! »

Une aven­ture spor­tive, voi­là ce que par­ta­ge­ront les deux co­pines. Mais pas uni­que­ment. Ce n’est d’ailleurs pas ce qui les a mo­ti­vées en pre­mier lieu.

« Une ma­la­die qui nous touche »

« En tant qu’In­ner, nous nous sommes dits, au­tant uti­li­ser la no­to­rié­té de l’as­so­cia­tion pour faire par­ler d’une ma­la­die qui nous touche, la sclé­rose en plaque. Nous connais­sons cha­cune des proches tou­chées. Ce­la fait deux ans que nous par­lons de par­tir. On a com­men­cé à tra­vailler sur le pro­jet au prin­temps. Nous avons évo­qué d’autres causes mais qui avaient dé­jà des aides. Nous avons ren­con­tré deux femmes qui nous ont beau­coup tou­chées » se re­mé­more Mu­riel.

Les deux amies veulent « faire par­ler de cette ma­la­die, ex­pli­quer com­ment les femmes at­teintes vivent avec, mais aus­si ce qu’est leur quo­ti­dien avec leur conjoint, leurs en­fants ou l’en­tou­rage, qui ne com­prend pas tou­jours parce que c’est un mal-être qui ne se voit pas tant qu’elles ne sont pas en fau­teuil rou­lant » .

Le­vée de fonds

Mais pour par­tir, pour de­ve­nir deux ga­zelles, les qua­dra­gé­naires doivent bou­cler leur bud­get. « Pour par­tir sans stress, il fau­drait 27 000 eu­ros. Nous sommes en pleine re­cherche de spon­sors. Plu­sieurs nous ont dé­jà fait confiance. Nous conti­nuons. »

En clair, les deux Aï­chas es­pèrent ré­col­ter une belle ca­gnotte. « Ce qu’il res­te­ra sur le bud­get glo­bal, que nous ajou­te­rons à une ca­gnotte de fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif en ligne, c’est au­tant d’ar­gent que nous pour­rons dis­tri­buer à des ma­lades de notre ter­ri­toire. »

For­ma­tion pi­lo­tage, orien­ta­tion, mé­ca­nique

En at­ten­dant, elles tra­vaillent d’ar­rache-pied à l’or­ga­ni­sa­tion de dif­fé­rentes soi­rées (lire par ailleurs). Avant de pas­ser à la phase for­ma­tion. « Notre loueur de 4x4 nous for­me­ra au pi­lo­tage, à l’orien­ta­tion et à la mé­ca­nique. » Les rôles sont dé­jà éta­blis. Patricia pren­dra le vo­lant, Mu­riel, la carte. « Avec les raids d’orien­ta­tion que je fais, je suis plus ha­bi­tuée à lire les cartes même si je ne fais pas la ma­line parce que je n’y connais rien du tout en lec­ture de sable », sou­rit-elle.

« Se sup­por­ter ? On n’y arrivera pas ! »

Et de se ta­qui­ner sur le dé­rou­lé des jour­nées. Le soir, elles se re­laie­ront : l’une net­toie­ra le vé­hi­cule, l’autre pos­te­ra des nou­velles sur la page Fa­ce­book Les ga­zelles du Perche, pour don­ner des nou­velles. « On n’au­ra même pas le temps d’al­ler boire une pe­tite coupe ! » Rires.

Pas des va­cances !

Les deux com­plices le savent bien : avec des nuits de quatre heures de som­meil, elles ne partent pas en va­cances. « On n’y va pas pour une par­tie de plai­sir. On sait que ça va être com­pli­qué, qu’on va de­voir désen­sa­bler pen­dant des heures, dor­mir peu, voir des ser­pents, arai­gnées… » Et elles le savent bien aus­si : « se sup­por­ter ? On n’y arrivera pas ! » Eclat de rires. Mais elles en sont conscientes, c’est bien là l’essentiel.

Et sur­tout, elles n’ont qu’un ob­jec­tif qui ne les quitte plus de­puis des mois : de­ve­nir des Ga­zelles au ser­vice des femmes at­teintes de sclé­rose en plaques.

Carine Ro­bi­nault Les ga­zelles du Perche sont sur fa­ce­book. Le fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif se­ra mis en ligne cette fin de se­maine.

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