Lau­rè­na Sa­lion ré­vèle aux vi­si­teurs le pa­tri­moine de Fres­nay

C’est la jeune Lau­rè­na Sa­lion, guide-confé­ren­cier di­plô­mée, qui conduit les vi­sites d’été de Fres­nay. Son bi­lan est « su­per po­si­tif ».

Les Alpes Mancelles - - Bonjour -

1.Comment êtes-vous ar­ri­vée à Fres­nay et après quelle for­ma­tion ?

Lau­rè­na Sa­lion : Mon ar­ri­vée à Fres­nay est liée à ma for­ma­tion. Je suis ar­ri­vée dé­but avril 2016, en tant que sta­giaire dans le cadre de mon Mas­ter II Va­lo­ri­sa­tion du Pa­tri­moine, que je fai­sais au Mans uni­ver­si­té. Pen­dant ce stage de 6 mois, j’avais pour mis­sion prin­ci­pale de mon­ter le pro­jet de centre cultu­rel dé­dié à la coiffe. A par­tir d’oc­tobre, j’ai en­chaî­né avec un ser­vice ci­vique de 6 mois pour pour­suivre mon tra­vail et mettre en place des ac­tions de va­lo­ri­sa­tion de la ville. De­puis mai, je suis en CDD de 6 mois. J’ai tou­jours en charge les mêmes ac­tions, plus la com­mu­ni­ca­tion, no­tam­ment la réa­li­sa­tion, avec Do­mi­nique Eme­ry, du bul­le­tin mu­ni­ci­pal.

J’avais com­men­cé par pas­ser un bac ES au lieu d’un bac lit­té­raire pour me faire idée gé­né­rale de la culture… et ce­la me sert au­jourd’hui pour com­prendre l’im­pact de celle-ci sur l’économie. Puis j’ai dé­cro­ché une li­cence d’his­toire et un Mas­ter I Re­cherche, pen­dant le­quel je me suis spé­cia­li­sée dans le thème des im­pri­meurs et des li­braires du Mans. Conjoin­te­ment à mon exa­men de Mas­ter II, j’ai pas­sé ce­lui de guide-confé­ren­cier, que j’ai ob­te­nu.

2. Quel bi­lan ti­rez-vous de votre im­pli­ca­tion dans Fres­nay ?

L.S. : Je me sens bien à Fres­nay, c’est une pe­tite com­mune convi­viale. Pour va­lo­ri­ser la ville, il existe un po­ten­tiel énorme. Et puis les gens disent bon­jour avec le sou­rire. Je me suis sen­tie bien à Fres­nay dès le dé­part. C’est aus­si pour ça que j’ai dé­ci­dé d’y res­ter.

3. Quel bi­lan ti­rez-vous des vi­sites d’été gra­tuites mises en place cette an­née et que vous condui­sez et quels sont vos pro­jets ?

L.S. : Un bi­lan su­per po­si­tif ! J’ai fait vi­si­ter Fres­nay à 97 per­sonnes en juillet, soit en moyenne 16 per­sonnes par vi­site. La vi­site noc­turne de notre pe­tite ci­té de ca­rac­tère a at­ti­ré 36 per­sonnes, dont une ving­taine de Fres­nois. Aux autres vi­sites, ce sont des cam­peurs qui sont ve­nus, ain­si que des gens de l’Orne et du Mans. Il y a tous les types de pro­fils de vi­si­teurs : fa­milles, couples, cé­li­ba­taires. J’es­saie de me li­mi­ter à 2 h de vi­site… Les gens sont sur­pris par la ri­chesse de la ville, de son bâ­ti et de son pa­tri­moine. Ils s’at­tendent à du mé­dié­val alors que nous avons aus­si des bâ­tisses du XVIIIème. Les 4 sta­tues qui sont dans les 2 bras du tran­sept et qui ré­sument à elles seules l’his­toire de Fres­nay sont ce qui plaît le mieux. Les vi­si­teurs sont aus­si épa­tés d’ap­prendre c’est un élève d’Al­phand, le Hauss­mann des jar­dins, qui a réa­li­sé le jar­din pu­blic. Le pot of­fert par la ville pour clô­tu­rer la vi­site fait son pe­tit ef­fet. Après, il y a un pour­cen­tage ré­gu­lier de gens qui se rendent au mu­sée de la coiffe. Seul bé­mol : la vi­site que j’ai conduite un sa­me­di, où je n’ai eu que trois per­sonnes. Ce­la doit être plus dif­fi­cile de se dé­mar­quer le week-end qu’en se­maine, au re­gard de l’offre de ma­ni­fes­tions.

Le pro­duit Fres­nay qu’on a est bon. Des pro­jets, j’en ai plu­sieurs… que je pré­fère ne pas dé­voi­ler tout de suite.

Pro­pos re­cueillis par F.A.

Bon à sa­voir : les vi­sites gui­dées conti­nuent jus­qu’au 31 août. Gra­tuit. Ré­ser­va­tions au 02 43 97 23 75.

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