B. Mi­chel : « On rec­ti­fie tout à la ren­trée »

Les Alpes Mancelles - - Sillé-le-guillaume Et Ses Alentours -

Le di­rec­teur de l’école de mu­sique de la 4CPS Bru­no Mi­chel re­con­naît que Phi­lippe Fre­tière a rai­son. Sauf que l’école rentre dans les clous dès sep­tembre.

Les Alpes Man­celles : Les pro­fes­seurs de l’école de la 4CPS sont-ils oui ou non agréés ?

Bru­no Mi­chel : Je tiens à pré­ci­ser avant toute chose qu’à l’école de mu­sique de la 4CPS, on est dans le cadre de la fonc­tion pu­blique. Il y a des pro­fes­seurs agréés, même si cet ad­jec­tif ne veut rien dire. Tous sont qua­li­fiés : ils ont un DEM (di­plôme d’études mu­si­cales) au mi­ni­mum ou l’équi­valent et on tend vers l’exi­gence de DE car ce sont les cri­tères de­man­dés par l’adhé­sion au Sché­ma dé­par­te­men­tal. De plus, les cri­tères ne sont pas les mêmes, se­lon le ni­veau de rayon­ne­ment des écoles de mu­sique.

Les AM : La for­ma­tion mu­si­cale dis­pen­sée est-elle conforme à la qua­li­té d’école de mu­sique ?

B.M. : La seule chose qui nous in­té­resse dans le cadre d’une école pu­blique, c’est de suivre les re­com­man­da­tions du sché­ma na­tio­nal d’orien­ta­tion pé­da­go­gique (SNOP) édi­té par le mi­nis­tère de la Culture et de la Com­mu­ni­ca­tion. Alors en ef­fet, jus­qu’à main­te­nant, l’école ne sui­vait pas ces pré­co­ni­sa­tions : l’enseignement ne sui­vait donc pas les re­com­man­da­tions mi­nis­té­rielles. D’une cer­taine fa­çon, Ce n’est pas faux de dire que ce n’était pas tout à fait conforme. Mais il faut bien com­prendre que l’enseignement mu­si­cal évo­lue à par­tir de la ren­trée qui vient. Reste que le nou­veau sché­ma pé­da­go­gique de celle-ci n’est pas seule­ment fait pour ré­pondre aux re­com­man­da­tions du mi­nis­tère, il doit aus­si rendre l’enseignement plus ef­fi­cace et plus at­trayant… et il se trouve que ce pro­jet est conforme à ses re­com­man­da­tions du mi­nis­tère. C’est plu­tôt ain­si qu’il faut le com­prendre. L’ac­ti­vi­té mu­si­cale va de­ve­nir col­lec­tive, sa pra­tique va être moins in­di­vi­duelle et elle au­ra plus de rayon­ne­ment sur ce ter­ri­toire. Alors que jus­qu’à pré­sent, la col­lec­ti­vi­té fi­nan­çait des cours par­ti­cu­liers, ce qui est de sur­croît la forme de cours la plus oné­reuse et la moins ef­fi­cace pour les jeunes.

Avec le nou­veau pro­jet et au re­gard des contraintes de notre ter­ri­toire -aux plans de l’or­ga­ni­sa­tion, du fi­nan­ce­ment, des moyens de trans­port…- on ar­rive à une équa­tion équi­li­brée, ces 1h30 de mu­sique dont 1h en col­lec­tif. Faire en sorte que les élèves se pro­duisent sur le ter­ri­toire –le rayon­ne­ment de l’école- est nou­veau. Dans une école, on ap­prend et on pro­duit.

Les AM : Les exa­mens de l’école de la 4CPS per­mettent-ils de na­vi­guer d’une école de mu­sique à l’autre ?

B.M. : A par­tir de la ren­trée, grâce à notre adhé­sion au Sché­ma dé­par­te­men­tal, nos exa­mens per­met­tront d’al­ler dans une autre école de mu­sique. En ef­fet, c’est un sys­tème de d’éva­lua­tion mu­tua­li­sé La Suze-Loué-Sa­blé qui va fonc­tion­ner. Notre éta­blis­se­ment ré­fé­rent va être le Con­ser­va­toire à rayon­ne­ment in­ter­com­mu­nal de Sa­blé. Par exemple, l’exa­men sec­to­riel de saxo et de cla­ri­nette va se pas­ser l’an pro­chain à Sillé.

En ré­su­mé, ce qui est dé­non­cé n’était pas faux. Car notre adhé­sion au Sché­ma dé­par­te­men­tal et notre en­vie de dé­ve­lop­per l’offre cultu­relle en mi­lieu ru­ral font qu’on rec­ti­fie tout.

Pro­pos re­cueillis par F.A.

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