Fres­nay va en­trer dans le cercle res­treint des Villes Justes de France

Les Alpes Mancelles - - Fresnay-Sur-Sarthe -

Fres­nay va in­té­grer le ré­seau Villes et Vil­lages des Justes de France. Il n’en existe que 191 au­jourd’hui en France.

Au 1er jan­vier 2017, on re­cen­sait 3 995 Justes re­con­nus en France.

Parmi ces hé­ros, il y avait An­dré et Ma­thilde Le­bas, un couple de Fres­nois, res­pec­ti­ve­ment préparateur en phar­ma­cie et mère au foyer et conseillère mu­ni­ci­pale. Ils ont re­çu ce titre pour avoir, au pé­ril de leur vie, sau­vé de la dé­por­ta­tion la fa­mille Ja­cob, en ca­chant cinq de ses membres dans leur mai­son.

La Ville leur avait consa­cré une cé­ré­mo­nie le 26 avril 2006. Au­jourd’hui, celle-ci a dé­ci­dé d’édi­fier un lieu de mé­moire pour que le sou­ve­nir de la fa­mille Le­bas et de ses va­leurs ne s’éteigne pas.

Avec le co­mi­té fran­çais pour Yad Va­shem, Fres­nay veut trans­mettre aux jeunes gé­né­ra­tions la mé­moire de ce com­por­te­ment d’ex­cep­tion.

« Ve­nez-vite »

Les fa­milles Le­bas et Ja­cob étaient s’étaient liées d’ami­tié sur les routes de l’exode, alors qu’elles avaient toutes deux échoué dans le même vil­lage de la Vienne. Ma­thilde Le­bas er­rait seule avec ses dix en­fants, et le couple Ja­cob, avec ses trois fils. Les aî­nés des deux fra­tries s’échan­gèrent leurs adresses quand il fal­lut se sé­pa­rer.

Le chef de fa­mille Ja­cob n’al­lait pas connaître de ré­pit, en cher­chant à re­joindre son do­mi­cile dans le Val d’Oise. Puis ce fut sa fa­mille en­tière qui dut pas­ser par Dran­cy. Contac­ter An­dré Le­bas était le seul es­poir de sur­vie qui leur res­tait. « Ve­nez-vite […] Nous vous at­ten­dons ». C’est la ré­ponse que la fa­mille Ja­cob re­çut aus­si­tôt. Celle-ci est donc ar­ri­vée à Fres­nay en 1942, après que le maire de sa com­mune lui a four­ni de faux pa­piers. Et la fa­mille Le­bas abri­ta ses cinq amis, qui s’ap­pe­laient dé­sor­mais Ja­bert.

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