Un échange mus­clé

Les Alpes Mancelles - - Beaumont-Sur-Sarthe -

Gé­rard Bour­ge­teau : Bon, je vois que vous êtes dans de bonnes dis­po­si­tions. Il me reste une pe­tite ques­tion sur la conscience : en votre ab­sence des deux der­niers conseils com­mu­nau­taires, notre Vi­ce­Pré­sident M. Clé­ment a, par deux fois, po­sé la ques­tion d’un bor­de­reau de 23 000 € qui au­rait été ver­sé à la com­mune de Beau­mont-sur-Sarthe. Cette in­ter­ven­tion fi­gure dans le compte-ren­du du der­nier con­seil communautaire.

Fran­çois Ro­bin : Je ne sais pas à quoi cor­res­pondent ces 23 000 €…

G. B. : Je ter­mine Mon­sieur Ro­bin. Lorsque nous avons dé­bat­tu, en votre ab­sence, M. le Pré­sident Mar­tin n’a pas pu ré­pondre à cette ques­tion. Mais c’est peut-être qu’il y a eu un pré­sident avant lui, un pré­sident par in­té­rim. Peut-être que vous M. Ro­bin, vous sa­vez ce qu’est ce bor­de­reau de 23 000 € ?

F.R. : Alors je ne sais pas, je n’ai pas le bor­de­reau en tête, mais je sa­vais qu’il y avait eu une in­ter­ven­tion. Alors là aus­si les choses doivent être très claires. Nous ne sommes pas ve­nus les mains vides. Et ce n’est pas Fres­nay qui a payé pour Beau­mont. Il faut dire les choses comme elles sont. Pre­mier point. Le deuxième point…

G. B. : pois­son. F.R. : Non, non… G. B. : Qui a si­gné ce bor­de­reau ?

F.R. : Si je sa­vais à quoi cor­res­pond cette somme, je ré­pon­drais.

G. B. : Vous qui li­sez les compte-ren­du et on a re­çu un Ne noyons pas le compte-ren­du cette se­maine, c’est quand même de l’ar­gent qui a été ver­sé à la com­mune de Beau­mont ! Vous êtes quand même au cou­rant des af­faires de Beau­mont !

F.R. : Ce n’est pas la peine de haus­ser le ton.

G. B. : Si, si, je peux le faire parce que tout à l’heure vous vous êtes fou­tu un peu de ma gueule, main­te­nant je vais me ré­veiller !

F.R. : Ah, Mon­sieur est fâ­ché, Mon­sieur est fâ­ché.

G. B. : Je peux me ré­veiller M. Ro­bin !

F.R. : Beh moi aus­si je peux me ré­veiller !

G. B. : Al­lez-y, je vous at­tends. F.R. : M. Bour­ge­teau… G. B. : Ré­pon­dez à la ques­tion ! Quel est ce bor­de­reau de 23 00 € qui a été ver­sé à la com­mune ?

F.R. : M. Bour­ge­teau au lieu de brailler comme un veau… Je vais vous dire une chose…

G. B. : Je vais vous dire aus­si que vous étiez Pré­sident par in­té­rim, du 1er jan­vier au 17 jan­vier, et que ce bor­de­reau a certainement été si­gné à cette époque-là ! De­puis les ou­blis que vous nous faites va­li­der…

F.R. : Je ne vois dois rien M. Bour­ge­teau. Je ne vous dois rien du tout.

G. B. : Je ne vous de­mande rien.

F.R. : Si, si, si, vous êtes en train d’aboyer.

G. B. : Je vous de­mande juste de ré­pondre clai­re­ment à cette ques­tion.

F.R. : Si c’était dû, ça de­vait être payé, un point fi­nal. C’est comme ça.

G. B. : Ah non, non, non. At­ten­dez, ne dites pas que c’est pas vrai.

F.R. : Ça fait 18 mois M. Bour­ge­teau qu’on en­tend que vous.

G. B. : Oui, mais ça fait deux conseils com­mu­nau­taires qu’on paie des choses qui n’ont pas été ré­glées en 2016 par la com­mu­nau­té de com­munes dont vous étiez le Pré­sident et à chaque fois on de­mande à tous ces conseillers com­mu­nau­taires de va­li­der la chose par un vote…

F.R. : Ce n’est pas votre ar­gent M. Bour­ge­teau.

G. B. : Or, le bor­de­reau de 23 000 € ver­sé à Beau­mont­sur-Sarthe n’a pas été va­li­dé en con­seil communautaire par un vote. Je vais de­man­der la dé­marche à suivre pour sai­sir le contrôle de légalité.

F.R. : Eh bien faites-là. Alors puisque vous al­lez sur le contrôle de légalité M. Bour­ge­teau, on va y al­ler com­plè­te­ment. G. B. : Si vous vou­lez. F.R. : Vous n’êtes pas content parce que je vous ré­ponds. Et ça fait 18 mois qu’on en­tend que vous…

G. B. : Mais je sais qu’il y a des gens der­rière.

F.R. : C’est un flot in­ces­sant de cri­tiques. Vous n’avez que ça à la bouche, à tel point qu’il y en a qui pré­fèrent par­tir que vous voir faire ce cirque.

Lio­nel Go­hier (maire de St-Ch­ris­tophe-du-Jam­bet) : J’ai eu l’oc­ca­sion de m’ex­pri­mer dans la presse pour qu’une fois pour toutes, on ar­rête de par­ler du pas­sé et qu’on parle de l’ave­nir.

G. B. : Moi je veux bien tra­vailler avec des gens qui me disent les choses dans la clar­té.

Lio­nel Go­hier : Gé­rard, je t’ai lais­sé par­ler, laisse-moi par­ler. Ce se­rait bien qu’une fois pour toutes, on parle de l’ave­nir. Moi, j’ai juste une ques­tion : jus­qu’à la fin du man­dat, on va avoir ça à chaque con­seil communautaire ?

G. B. : Moi je veux des choses claires. Il y a des choses qui ne le sont pas. Moi, je ne peux pas tra­vailler quand il y a des choses qui ne sont pas claires.

Lio­nel Go­hier : Eh bien il y au­ra des ré­ponses qui se­ront ap­por­tées par rap­port à ça à la li­mite.

G. B. : Eh bien qu’elles soient ap­por­tées ra­pi­de­ment !

Phi­lippe Mar­tin : Alors pour clore ce dé­bat ô com­bien com­plet, hou­leux…

F.R. : Les comptes sont ac­ces­sibles.

Phi­lippe Mar­tin : Chaque conseiller communautaire au­ra le détail des 23 000 €, à quoi ils cor­res­pon­daient.

G. B. : Pour­quoi a-t-on at­ten­du si long­temps ? Il a fal­lu que quel­qu’un se fâche ?

Phi­lippe Mar­tin : Vous po­sez la ques­tion ou­ver­te­ment, pu­bli­que­ment. Les comptes sont pu­blics et cha­cun au­ra le do­cu­ment avec le titre de re­cette cor­res­pon­dant. Et après cha­cun se fe­ra une idée je crois. Je ne porte pas de ju­ge­ment, mais vous au­rez les élé­ments.

G. B. : Je crois qu’ici, dès qu’on pose des ques­tions, on passe pour un chieur. C’est ça qu’il faut dire. Alors que ce sont des ques­tions qui sont tout à fait lé­gi­times.

Phi­lippe Mar­tin : Je n’ai pas dit que ce n’était pas lé­gi­time, j’ai dit que je don­ne­rai le détail de la somme.

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