Simón Bolí­var (1783-1830)

Les Docs de Mon Quotidien - - Le XIXe (19e) siècle -

El Li­ber­ta­dor

À son re­tour, en 1807, Bolí­var prend la tête des in­sur­gés contre l’Es­pagne au Ve­ne­zue­la. Mais il est bat­tu à plu­sieurs re­prises par les Es­pa­gnols. Pour ob­te­nir le sou­tien des In­diens, des mé­tis et des es­claves noirs, il pro­met de li­bé­rer les es­claves et de re­dis­tri­buer les terres de fa­çon plus équi­table. Il faut at­tendre 1821 pour que le Ve­ne­zue­la ob­tienne en­fin son in­dé­pen­dance. Bolí­var et ses par­ti­sans li­bèrent en­suite l’Équa­teur, le Pé­rou et la Bo­li­vie. En 1824, les Es­pa­gnols quittent le conti­nent amé­ri­cain.

Sur­nom­mé El Li­ber­ta­dor (« le Li­bé­ra­teur »), Simón Bolí­var est un gé­né­ral et un homme po­li­tique vé­né­zué­lien. Il a me­né la lutte pour l’in­dé­pen­dance de plu­sieurs pays d’Amé­rique du Sud, do­mi­nés alors par l’Es­pagne.

Il est consi­dé­ré comme un hé­ros sur tout le conti­nent.

L’in­fluence de l’Eu­rope

De 1803 à 1805, le jeune Simón Bolí­var, is­su d’une riche fa­mille du Ve­ne­zue­la, voyage en Eu­rope. Il y dé­couvre les nou­velles idées de la Ré­vo­lu­tion fran­çaise. Grand ad­mi­ra­teur de Na­po­léon Ier, il re­vient avec l’idée de li­bé­rer l’Amé­rique de la do­mi­na­tion es­pa­gnole. À cette époque, les élites lo­cales d’Amé­rique du Sud com­mencent à ré­cla­mer leur in­dé­pen­dance, sur le mo­dèle des États-Unis.

Le rêve d’un conti­nent uni

Après le dé­part des Es­pa­gnols, Bolí­var de­vient pré­sident du Ve­ne­zue­la, du Pé­rou et vice-pré­sident de la Co­lom­bie. Il rêve d’unir tous les pays d’Amé­rique du Sud. Mais il de­vient de moins en moins po­pu­laire à cause de sa fa­çon au­to­ri­taire de gou­ver­ner. Fi­na­le­ment, Bolí­var aban­donne le pou­voir, dé­tes­té par une bonne par­tie de la po­pu­la­tion. Il meurt en 1830 en Co­lom­bie. Mal­gré ce­la, le per­son­nage de Bolí­var est de­ve­nu un vé­ri­table mythe en Amé­rique du Sud.

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