BREXIT : AC­CORD SUR LES PRIO­RI­TÉS ET LE CA­LEN­DRIER

Mi­chel Bar­nier et Da­vid Da­vis dé­ter­mi­nés à trou­ver un bon ac­cord.

Les Echos - - LA UNE - Ca­the­rine Cha­ti­gnoux @cha­ti­gnoux

Les deux né­go­cia­teurs, l’Eu­ro­péen Mi­chel Bar­nier et le Bri­tan­nique Da­vid Da­vis, ont fixé lun­di les thèmes prio­ri­taires et le ca­len­drier du Brexit.

Les né­go­cia­tions sur la sor­tie du Royaume -Uni de l’Union eu­ro­péenne ont été for­mel­le­ment lan­cées lun­di à Bruxelles. Un long chemin chao­tique en pers­pec­tive qui a dé­mar­ré par un échange de ca­deaux très sym­bo­liques entre les deux ac­teurs clefs du di­vorce. Mi­chel Bar­nier, le né­go­cia­teur en chef pour l’Union eu­ro­péenne, a of­fert un bâ­ton de ran­don­née au mi­nistre bri­tan­nique en charge du Brexit. En échange, Da­vid Da­vis a re­mis à son par­te­naire un livre in­ti­tu­lé « Re­gards vers l’An­na­pur­na ». Voi­là qui donne une idée de l’am­pleur des ef­forts que les deux hommes s’ap­prêtent à four­nir.

Dos­siers prio­ri­taires

Leurs pre­miers pas se sont tou­te­fois en­ga­gés dans la même di­rec­tion et au même tem­po puis­qu’un ac­cord a été trou­vé sur les prio­ri­tés et le ca­len­drier des dis­cus­sions. Des réunions au ni­veau des deux né­go­cia­teurs se tien­dront une fois par mois, tan­dis que des groupes de tra­vail se­ront char­gés de trou­ver des « so­lu­tions créa­tives » sur les trois su­jets prio­ri­taires : la fac­ture que Londres de­vra payer pour solde de tout compte, la question de la per­méa­bi­li­té plus ou moins grande de la fron­tière entre la Ré­pu­blique d’Ir­lande et la pro­vince bri­tan­nique d’Ir­lande du Nord, au­jourd’hui vir­tuelle, et le sta­tut fu­tur des ré­si­dents eu­ro­péens vi­vant au Royaume-Uni et des Bri­tan­niques ha­bi­tant dans l’Union eu­ro­péenne. Sur ce der­nier point, Da­vid Da­vis a an­non­cé que The­re­sa May fe­ra une pro­po­si­tion dès jeu­di à ses par­te­naires eu­ro­péens au som­met de Bruxelles.

Le but des né­go­cia­tions ? « Ob­te­nir le meilleur ré­sul­tat pos­sible et mettre en place un par­te­na­riat so­lide entre le Royaume-Uni et l’Union eu­ro­péenne », a as­su­ré le mi­nistre bri­tan­nique, qui semble bien avoir re­cu­lé sur la question du sé­quen­çage des dis­cus­sions. Celle-ci a bien fait l’ob­jet d’un ac­cord de prin­cipe mais sur la base de la po­si­tion eu­ro­péenne. Les né­go­cia­tions sur l’ave­nir fu­tur des re­la­tions du Royau­meU­ni avec l’Union eu­ro­péenne, et no­tam­ment la mise en place d’un nou­vel ac­cord com­mer­cial in­ter- vien­dront « quand nous au­rons réa­li­sé des pro­grès suf­fi­sants » sur les trois dos­siers prio­ri­taires évo­qués plus haut, a clai­re­ment in­di­qué Mi­chel Bar­nier, rap­pe­lant que, de toutes les fa­çons, un ac­cord fixant les mo­da­li­tés d’un ac­cord fu­tur ne peut être conclu qu’avec un Etat tiers, qui n’est donc plus membre de l’Union eu­ro­péenne.

Ven­dre­di en­core, Da­vid Da­vis as­su­rait que les né­go­cia­tions se­raient me­nées en pa­ral­lèle sur les deux su­jets. Lun­di soir, ce der­nier s’en est ha­bi­le­ment sor­ti en dé­cla­rant que « l’im­por­tant c’est le ré­sul­tat fi­nal. Tant qu’il n’y au­ra pas d’ac­cord sur tout, il n’y au­ra d’ac­cord sur rien ».

A ceux qui dou­te­raient en­core de la réa­li­té du pro­ces­sus du Brexit, Mi­chel Bar­nier a re­dit que, confor­mé­ment à la vo­lon­té du gou­ver­ne­ment bri­tan­nique, Londres quit­te­rait l’Union eu­ro­péenne, le mar­ché unique et l’union doua­nière. Mais, a-t-il ajou­té, il n’y au­ra de sa part ni es­prit de ven­geance ni hos­ti­li­té.

L’ac­cord sur le sé­quen­çage des dis­cus­sions s’est fait sur la base de la po­si­tion eu­ro­péenne.

Les né­go­cia­tions sur la sor­tie du Royaume-Uni de l’Union eu­ro­péenne ont été for­mel­le­ment lan­cées lun­di à Bruxelles.

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