Cy­ril fa­brique des pièces de mo­tos des an­nées 70-80

Mé­ca­ni­cien, Cy­ril De­san­naux est sur­tout un pas­sion­né de mo­tos et en par­ti­cu­lier celles des an­nées 70-80. Créée en 2007, son en­tre­prise Facs mo­to est connue dans le mi­lieu. Ses pièces fa­bri­quées à la main partent dans toute la France et en Bel­gique.

Les Informations Dieppoises - - Longueville - Anaïs Gram­ma­ti­co

« On m’en­voie des pièces qui sont cas­sées, à per­son­na­li­ser ou qui ne sont plus pro­duites » , ex­plique Cy­ril De­san­naux, pro­prié­taire de l’en­tre­prise de ré­pa­ra­tion de mo­tos, Facs mo­to à Cropus. Sa spé­cia­li­té, fa­bri­quer lui-même les pièces et en par­ti­cu­lier pour les « Ca­fé ra­cer », des mo­tos cus­to­mi­sées (sou­vent une place) des an­nées 70-80.

Des mo­tos rares

Une CX 500 Hon­da de 1979 trône par­mi d’autres, dans son ate­lier. Pour les néo­phytes, le nom est bar­bare. Pour les pas­sion­nés, il s’agit d’une mo­to rare qui n’est plus pro­duite. Les en­gins qui passent dans ses mains « ne sont pas en­core consi­dé­rés comme des mo­tos de collection » . Elles sont trop « ré­centes » ou en­core pro­duites.

Le prin­cipe des fans de Ca­fé Ra­cer est d’avoir une mo­to per- son­na­li­sée « pour re­trou­ver l’es­prit des courses des an­nées 60 en An­gle­terre » . Cy­ril est la per­sonne à avoir dans ses contacts quand on est un pas­sion­né.

Ré­pa­ra­tion et fa­bri­ca­tion

Pour la fa­bri­ca­tion de pièces, prin­ci­pa­le­ment des selles de mo­to, coques et têtes de fourches per­son­na­li­sées et réa­li­sées sur me­sure, « j’ai ap­pris tout seul » , avoue-t-il.

Dans son ate­lier, trône des moules. « Il y en a que j’ai ache­té à un ami, qui les avait lui-même ré­cu­pé­rés au­près d’un ar­ti­san spé­cia­li­sé, ra­conte-t-il. Les autres, je les ai fa­bri­qués moi-même. C’est du po­ly­es­ter » . Pour les moules, les pièces et les pro­duits chi­miques né­ces­saires, il se four­nit prin­ci­pa­le­ment dans la ré­gion et no­tam­ment au­près d’un four­nis­seur à Bosc-le-Hard.

« Chaque étape n’est pas longue en soi. C’est le sé­chage qui prend du temps, ex­plique- t- il. C’est pour ce­la que je tra­vaille en sé­rie. J’at­tends d’avoir plu­sieurs com­mandes » . Elles passent par In­ter­net. « J’ai la chance d’avoir un ami qui est web­mas­ter. C’est bien pour être ré­fé­ren­cé » , sou­ligne-t-il. Il a des clients de la ré­gion ou qui viennent de loin pour lui lais­ser leur mo­to. « J’ai celle d’un Belge en ce mo­ment. Il court sur cir­cuit » , pré­cise-t-il.

« Je tra­vaille sur les mo­teurs, l’élec­tro­nique. Je fais des ré­vi­sions, de la sou­dure, dé­taille-t-il. Je suis mé­ca­ni­cien à la base. Avant de mon­ter Facs mo­to, je tra­vaillais chez Hon­da » .

Il ne le fait plus au­jourd’hui, mais Cy­ril a long­temps été sur les cir­cuits. « J’avais un stand. Je ne peux plus au­jourd’hui. Je n’ai plus de ca­mion pour trans­por­ter tout le ma­té­riel et les pièces à vendre. De plus, quand on va sur les cir­cuits ou dans des fes­ti­vals, on y est pour cinq jours. Pen­dant ce temps, je ne suis pas dans mon ate­lier » , in­dique-t-il.

C’est de cette ma­nière qu’il s’est fait connaître dans le mi­lieu, puis grâce au bouche à oreille. Plu­sieurs ma­ga­zines de mo­tos sont dé­jà ve­nus faire des re­por­tages.

À Cropus, Cy­ril fa­brique lui-même des pièces de mo­tos (sou­vent une place) des an­nées 70-80 cus­to­mi­sées.

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