Trois Alier­mon­tais bé­né­voles à Rouen

De­puis mer­cre­di, le cham­pion­nat du monde de hand a dé­bu­té en France. Trois membres du Saint-Ni­co­las HBC sont bé­né­voles pour les matches à Rouen.

Les Informations Dieppoises - - Sports - Phi­lippe Beau­fils

Après 1970 et 2001, la France or­ga­nise de nou­veau le cham­pion­nat du monde de hand­ball mas­cu­lin. Avec cinq titres, les « Bleus » sont en tête du pal­ma­rès de cette com­pé­ti­tion, mais ce­la n’em­pêche pas de pré­tendre à un nou­veau sacre à do­mi­cile. De­puis mer­cre­di, la phase pré­li­mi­naire a dé­bu­té et des matches sont ain­si pré­vus à Nantes, Metz, Pa­ris et aus­si au Kin­da­re­na de Rouen. Bien en­ten­du, pour réus­sir une telle com­pé­ti­tion, la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de hand­ball a lan­cé un ap­pel aux bé­né­voles et dans notre sec­teur, trois membres du Saint-Ni­co­las HBC ont pro­po­sé leur can­di­da­ture. Ac­cep­tés, ils se­ront à pied d’oeuvre dès ce ven­dre­di et pen­dant une di­zaine de jours dans dif­fé­rentes mis­sions.

« Notre rôle de pos­tu­ler »

Dans le mi­lieu du hand diep­pois, on ne pré­sente plus Mar­tine et Gil­bert Mau­ger. Li­cen­ciés du­rant long­temps au Dieppe UC et au Cep Saint-Ni­co­las, ils sont dé­sor­mais uni­que­ment membres du Saint-Ni­co­las HBC avec une im­pli­ca­tion sans faille : « Nous sommes bé­né­voles dans le hand de­puis très long­temps (ndlr : le dé­but des an­nées 1970) et nous ne sommes pas des no­vices en ma­tière d’or­ga­ni­sa­tion puisque nous avons dé­jà par­ti­ci­pé lo­ca­le­ment à dif­fé­rentes ma­ni­fes­ta­tions. Lorsque nous avons ap­pris, par le biais de la Ligue de Nor­man­die, qu’il y avait un ap­pel à can­di­da­tures pour le mon­dial en France, nous avons pen­sé que c’était notre rôle de pos­tu­ler. Nous sommes des pas­sion­nés et si l’on peut contri­buer, à notre ni­veau, au bon dé­rou­le­ment de cette com­pé­ti­tion, ce­la fait plai­sir d’y être et on ne com­prend d’ailleurs pas qu’il n’y ait pas plus de vo­lon­taires » .

Mar­tine et Gil­bert Mau­ger ont donc pos­tu­lé par écrit avant d’être sou­mis à un ques­tion­naire pour en sa­voir un peu plus sur leurs per­son­na­li­tés (connais­sances gé­né­rales, langues étran­gères par­lées, per­mis de conduire, dis­po­ni­bi­li­té…) et comme les ré­ponses semblent conve­nir, ils sont conviés à un pre­mier ras­sem­ble­ment d’une jour­née à Rouen : « Nous avons été re­çus au Kin­da­re­na avec tous les bé­né­voles et on nous a pré­sen­té le cham­pion­nat du monde, son dé­rou­le­ment glo­bal et ce que l’on était en droit d’at­tendre de nous, la jour­née s’ache­vant par des pe­tits jeux pour des ques­tions de co­hé­sion et ins­tau­rer une am­biance convi­viale » .

Quelques se­maines plus tard, nou­veau re­grou­pe­ment des bé­né­voles à Rouen mais cette fois avec des thèmes de tra­vail plus pré­cis, les bé­né­voles étant ras­sem­blés par « dé­par­te­ment » se­lon leur af­fec­ta­tion du­rant la com­pé­ti­tion. Mar­tine et Gil­bert Mau­ger se re­trouvent ain­si au « Dé­par­te­ment spec­ta­teurs » et donc avec des mis­sions concrètes : « Tous les jours, nous al­lons nous oc­cu­per du pu­blic ; gui­der les spec­ta­teurs vers leurs places avant les matches puis vi­der la salle entre les ren­contres puis­qu’il peut y en avoir jus­qu’à trois par jour. Le tout doit être ef­fec­tué ra­pi­de­ment, avec le sou­rire et de la po­li­tesse, sa­chant que cha­cun est af­fec­té à un en­droit par­ti­cu­lier de la salle » .

Une der­nière réunion s’est dé­rou­lée di­manche der­nier et tous les bé­né­voles ont re­çu un pa­que­tage com­plet avec par­ka, tee­shirts, sur­vê­te­ment, bas­kets… sans ou­blier un badge rap­pe­lant leur af­fec­ta­tion, puisque tous « vi­vront » pen­dant dix jours dans une zone bien pré­cise du Kin­da­re­na.

Ain­si, le troi­sième bé­né­vole alier­mon­tais se­ra au contact de la com­pé­ti­tion, sans pou­voir as­sis­ter à une ren­contre au bord du ter­rain. En ef­fet, Pa­trick Bi­zet a été af­fec­té au « Dé­par­te­ment Trans­ports » et comme il le pré­cise : « Avec mon badge, lorsque je ne suis pas en voiture, je ne peux pas as­sis­ter un match mais j’ai juste ac­cès à une salle de re­pos où, avec les autres bé­né­voles de mon groupe, nous ver­rons les matches sur un écran de té­lé­vi­sion » .

Li­cen­cié au Saint-Ni­co­las HBC, Pa­trick Bi­zet est aus­si l’ani­ma­teur de la sec­tion hand pour jeunes au­tistes et c’est aus­si ce qui est à la base de son en­ga­ge­ment pour le cham­pion­nat du monde : « Je vou­lais me lan­cer un nou­veau dé­fi et je vou­lais m’im­pli­quer au sein du vil­lage des sports qui était pré­vu près du Kin­da­re­na. En ef­fet, au dé­but, il de­vait y avoir des ani­ma­tions avec du hand fau­teuil et du hand adap­té pour les per­sonnes en si­tua­tion de han­di­cap et je me voyais bien comme bé­né­vole là- de­dans. Mal­heu­reu­se­ment, à cause des at­ten­tats et du plan vi­gi­pi­rate, la plu­part des ani­ma­tions ont été an­nu­lées et mes plans sont tom­bés à l’eau. Ce­pen­dant, le co­mi­té d’or­ga­ni­sa­tion du cham­pion­nat du monde m’a rap­pe­lé pour sa­voir si j’étais in­té­res­sé pour ai­der au ni­veau des trans­ports et j’ai im­mé­dia­te­ment ac­cep­té » .

Ain­si chaque jour de la com­pé­ti­tion à Rouen, Pa­trick Bi­zet se­ra pré­sent de 8 h à 21 h au vo­lant d’une voiture de fonc­tion, dis­po­nible pour des mis­sions qui peuvent être fi­na­le­ment va­riées : « Le prin­ci­pal but est d’em­me­ner les of­fi­ciels et les jour­na­listes de leur hô­tel au Kin­da­re­na, mais dans la jour­née, on peut aus­si être ame­né à conduire un joueur vers le centre hos­pi­ta­lier ou un éta­blis­se­ment spé­cia­li­sé. Par ailleurs, un of­fi­ciel peut de­man­der d’al­ler se pro­me­ner à Deau­ville ou à Dieppe pour­quoi pas et nous sommes à sa dis­po­si­tion ; il est juste im­por­tant d’en gar­der le se­cret et ne sur­tout pas l’ébrui­ter sur les ré­seaux so­ciaux. On nous de­mande sur­tout d’être sou­riant, dis­po­nible et de res­pec­ter les codes de conduite. Il est vrai que j’ap­pré­hende un peu le fait de conduire toute la jour­née, no­tam­ment avec une cir­cu­la­tion tou­jours char­gée dans Rouen, mais pour le reste, je suis heu­reux de re­le­ver un nou­veau dé­fi, vivre une belle ex­pé­rience au contact avec des per­son­na­li­tés du monde du hand et de dé­cou­vrir les à-cô­tés d’un grand cham­pion­nat » .

Un nou­veau dé­fi à re­le­ver

Mar­tine et Gil­bert Mau­ger en­tourent Pa­trick Bi­zet ; tous les trois sont heu­reux de par­ti­ci­per à l’aven­ture du mon­dial de hand en France.

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