Ba­garre au ska­te­park : DIEPPE. six mois ferme pour le pa­pa

Un père de fa­mille qui avait vou­lu prendre la dé­fense de son fils au ska­te­park de Dieppe, a été condam­né. En état de ré­ci­dive, il avait frap­pé un jeune.

Les Informations Dieppoises - - Faits Divers - Tribunal -

Le ska­te­park de Dieppe est-il de­ve­nu un lieu peu fré­quen­table où l’on trouve da­van­tage de battes de ba­se­ball que de ska­te­boards ? C’est cette image que l’on re­tien­dra du té­moi­gnage du pré­ve­nu, 45 ans, le 6 oc­tobre der­nier au tri­bu­nal de Dieppe.

Une claque

Lorsque son fils est re­ve­nu en pleurs du ska­te­park le 28 mai der­nier, en fin d’après- mi­di, il por­tait des traces rouges au vi­sage. Il confie à son père avoir re­çu une claque. Le pa­pa s’est alors ren­du sur le front de mer, as­sez re­mon­té.

Mais il s’est re­trou­vé face à un groupe me­na­çant, avec « des coups de poing amé­ri­cains, des battes » et qui à sa vue an­noncent au ga­min : « Ton père y vient, on va lui pé­ter la gueule » ra­conte-t-il au tri­bu­nal.

Le pré­ve­nu qui, en route, avait ra­mas­sé un bout de bois sur un chan­tier, s’en est ser­vi pour frap­per un gosse : « Je ne suis pas ma­so pour prendre des coups » jus­ti­fie-t-il. « Pour- quoi n’avez-vous pas por­té plainte ? » de­mande le pré­sident. « Ce n’est pas ma re­li­gion », ré­pond-il.

Il dit s’être ex­cu­sé. Il pré­cise par ailleurs que de­puis cet in­ci­dent, il est « clean et sobre » et comme plai­doyer, il ajoute : « La pri­son n’amé­liore per­sonne » .

Lors de la dé­fense du pré­ve­nu, Me Laure Co­bert met les évé­ne­ments en pers­pec­tive : « En face, il n’y avait pas que des oies blanches… » . Elle sou­ligne aus­si qu’ « au com­mis­sa­riat, on lui a dit qu’il se pas­sait des choses hard au ska­te­park » et s’étonne que cer­taines per­sonnes n’aient pas été pour­sui­vies.

Tou­te­fois, le tri­bu­nal a tran­ché as­sez vi­ve­ment. L’homme, qui était en­tré dé­jà très « ca­bos­sé » se­lon son avo­cate, est re­par­ti com­plè­te­ment aba­sour­di : il a été condam­né à six mois de pri­son ferme et quatre avec sur­sis as­sor­tis d’une mise à l’épreuve pen­dant 24 mois et une obli­ga­tion de soins.

Une peine par­ti­cu­liè­re­ment lourde, mais son ca­sier ju­di­ciaire très char­gé n’a pas in­ci­té le tri­bu­nal à la clé­mence d’au­tant plus qu’il se trou­vait en état de ré­ci­dive pour des faits de vio­lence sur mi­neur.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.