Une fi­gure de Dieppe

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Ex­traits de Mes Mai­sons closes :

- « Notre unique voisin était la Ca­bane en bois, sorte de bar au­berge où ve­naient man­ger les do­ckers, le mi­di. C’est de­puis cette époque que je traîne le sur­nom de Ca­li­nette ou la fille Ra­doux. » - « Quand il voyait qu’on avait faim, mon père avait quel­que­fois un pe­tit sur­saut d’hu­ma­ni­té. Il pé­né­trait dis­crè­te­ment dans les cui­sines des ba­teaux et em­por­tait dans un grand tor­chon un rô­ti qu’il ra­me­nait dans les sa­coches de sa mo­to ». - « Quand, j’ai dit à mon père que je n’avais au­cun en­droit où dor­mir, il m’a ré­tor­qué : T’as qu’à faire la pute ! » - « Nat­halie ne com­pre­nait pas ou fai­sait sem­blant de ne pas com­prendre que notre re­la­tion, ma pre­mière ho­mo­sexuelle, n’était pour moi qu’une ex­pé­rience. Je sen­tais qu’il était ve­nu le temps d’y mettre un terme. Ma de­vise a tou­jours été : « Quand tu t’at­taches, je me dé­tache. » - « Quand on ar­rive dans une prison pour la pre­mière fois, ce qui te fait bour­don­ner la tête, c’est le bruit des clefs, des grilles que l’on ouvre et que l’on ferme. »

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