Pu­sha T

Day­to­na Good Mu­sic/Def Jam Re­cords

Les Inrockuptibles - - Albums - Fran­çois Moreau

Le troi­sième al­bum

“sans dé­faut” d’un rap­peur de­ve­nu in­con­tour­nable. Dé­but des an­nées 2000, Pu­sha T roule pour Vir­gi­nia Beach au sein de Clipse, aux cô­tés de Ma­lice, sous la hou­lette des Nep­tunes. A l’époque, Phar­rell ne se contente pas de pro­duire les bombes que sont les al­bums Lord Willin’ et Hell Hath No Fu­ry, il ha­bille aus­si les frères du Bronx en Ice Cream et Bil­lio­naire Boys Club et contri­bue à faire de Clipse l’un des groupes les plus ico­no­clastes du rap. Ma­lice avait ce flow mé­tho­dique mais bi­naire, tan­dis que Pu­sha se mon­trait dé­jà plus in­ven­tif, pre­nant le lead sur la qua­si-to­ta­li­té des tracks. Sur les bancs de la fac, le débat tourne au­tour de la ques­tion sui­vante : qui des deux bros au­ra la plus belle car­rière so­lo ? La ré­ponse fut écla­tante en oc­tobre 2010 quand Pu­sha dé­bar­qua avec Ka­nye West sur le pla­teau des VMA’s pour in­ter­pré­ter Ru­na­way. Il vient tout juste de si­gner sur Good Mu­sic, le la­bel de Ka­nye. Huit ans plus tard, peu avant la sor­tie de Day­to­na, son troi­sième al­bum so­lo en­tiè­re­ment pro­duit par Yee­zy, il tweete que le disque est “sans dé­faut” et claque sans doute l’une des plus belles per­for­mances de sa car­rière, avant de dé­fon­cer Drake dans un beef d’an­tho­lo­gie. Don­nant ain­si au pre­mier vers de Grin­din’ (2002) un écho pro­phé­tique : “From ghet­to to ghet­to, to ba­ckyard to yard.”

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