Ce qui va chan­ger le 20 mai 2018

Les Nouvelles de Falaise - - Vie D’ici -

La vi­site tech­nique pé­rio­dique de­vient contrôle tech­nique pé­rio­dique. Ce­lui-ci s’an­nonce plus sé­vère qu’au­jourd’hui. Ac­tuel­le­ment, il y a 123 points et 453 dé­fauts pris en compte. En 2018, ils passent res­pec­ti­ve­ment à 132 points et 606 dé­fauts.

Ces dé­fauts s’ap­pel­le­ront dé­sor­mais des dé­faillances et il y au­ra 3 ni­veaux de sanc­tion. Pour la dé­faillance mi­neure, au nombre de 139, le vé­hi­cule doit être ré­pa­ré sans contre-vi­site. Pour la dé­faillance ma­jeure, 340 au to­tal, la voi­ture est sou­mise à contre-vi­site pour faire consta­ter la réa­li­sa­tion des ré­pa­ra­tions. Le dé­lai est tou­jours de deux mois.

Concer­nant la dé­faillance cri­tique, 127 en tout, le vé­hi­cule est au­to­ri­sé à cir­cu­ler le jour du contrôle jus­qu’au lieu où il se­ra re­mis en état. Il est sou­mis à une contre-vi­site. Pour le seuil cri­tique, ce­la si­gni­fie que le vé­hi­cule pré­sente un dan­ger im­mé­diat pour les uti­li­sa­teurs et l’environnement.

Des dé­faillances cri­tiques

On es­time entre 3 et 5 % le nombre de vé­hi­cules po­ten­tiel­le­ment concer­nés. L’au­to­mo­bi­liste pour­ra pré­sen­ter son vé­hi­cule à une contre-vi­site afin de le­ver les dé­faillances cri­tiques.

Un exemple : une voi­ture avec des pneus usés (dé­faillance cri­tique) et une fis­sure sur le pa­re­brise (dé­faillance ma­jeure). Dès le rem­pla­ce­ment des pneus, l’au­to­mo­bi­liste peut se pré­sen­ter dans un centre au­to pour le­ver la dé­faillance cri­tique et ain­si cir­cu­ler li­bre­ment avec son vé­hi­cule en at­ten­dant de faire rem­pla­cer son pare-brise dans un dé­lai de deux mois.

Les dé­faillances cri­tiques à vé­ri­fier se­lon les ré­seaux Sé­cu­ri­test/au­to sé­cu­ri­té, plus ou moins fa­ciles, se­lon ses connais­sances de mé­ca­nique : fuite ou ab­sence de li­quide frein, usure ex­ces­sive des pla­quettes ou des disques, per­for­mances de frei­nages in­fé­rieures à la mi­tié du ré­sul­tat at­ten­du, mo­di­fi­ca­tions d’élé­ments de frei­nages ou de di­rec­tion pré­sen­tant un risque, di­rec­tion (élé­ments dé­té­rio­rés ou jeu ex­ces­sif), dé­té­rio­ra­tion du vi­trage af­fec­tant la vi­si­bi­li­té (fis­sures ou im­pacts mul­tiples), ab­sence de ré­tro­vi­seurs, les feux stops ne fonc­tionnent pas, train AV/AR : fis­sure ou jeu ex­ces­sif, pneu en­taillé ou ex­ces­si­ve­ment usé, fê­lure, cor­ro­sion ex­ces­sive ou dé­for­ma­tion im­por­tante d’un élé­ment du châs­sis, risque de chute d’un élé­ment d’échap­pe­ment, pare-choc, car­ros­se­rie en­dom­ma­gée pou­vant pro­vo­quer des bles­sures, siège conduc­teur mal fixé, portes ne se fer­mant pas, blo­cage in­opi­né de l’an­ti­vol de di­rec­tion, fuite ex­ces­sive de li­quides (huile, re­froi­dis­se­ment).

Qu’est-ce qui va chan­ger con­crè­te­ment en 2018 pour le contrôle tech­nique ?

Le contrôle tech­nique va­lable 24 heures

Dans le cas du 3e ni­veau de sanc­tion, la va­li­di­té du contrôle tech­nique est de 24 heures seule­ment. En com­pa­rai­son, dans les 453 dé­fauts, il y a po­ten­tiel­le­ment 196 contre-vi­sites et sur les 606 dé­faillances à par­tir de 2018, il y a 468 contre-vi­sites po­ten­tielles. Ac­tuel­le­ment, le taux na­tio­nal des contre-vi­sites est de 18 %. Il risque de grim­per jus­qu’à 40 %.

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