Moyen Age. La mé­di­ta­tion pour tous

Sou­vent consi­dé­rée par nos contem­po­rains comme une tech­nique ve­nue d’orient, la mé­di­ta­tion fut ce­pen­dant un exer­cice re­com­man­dé par le chris­tia­nisme mé­dié­val.

L'Histoire - - Sommaire - Par Cé­dric Gi­raud

La mé­di­ta­tion est à la mode. Un nombre crois­sant d’ar­ticles, dans la lit­té­ra­ture scien­ti­fique ou dans les ma­ga­zines de bien-être, in­sistent sur les bien­faits de cette pra­tique pour la san­té. La forme qui nous en par­vient est sou­vent une ver­sion sé­cu­la­ri­sée du zen, une branche ja­po­naise du boud­dhisme. Elle s’ac­com­pagne de tech­niques consi­dé­rées comme ty­pi­que­ment orien­tales, telles que la po­si­tion du lo­tus et la ré­ci­ta­tion des man­tras.

On en vient à ou­blier que les trois prin­ci­paux mo­no­théismes ( ju­daïsme, chris­tia­nisme, is­lam) connaissent eux aus­si la mé­di­ta­tion. La pra­tique os­cille entre la consi­dé­ra­tion du monde créé pour mieux se rap­pro­cher de Dieu et une ex­tinc­tion de toute pen­sée afin de s’unir à l’être su­prême. Entre contrôle des pen­sées et union mys­tique, le chris­tia­nisme mé­dié­val a lui aus­si dé­ve­lop­pé sa propre tra­di­tion de la me­di­ta­tio, sous la forme de pra­tiques spi­ri­tuelles, mais aus­si d’un genre lit­té­raire spé­ci­fique.

L’ori­gi­na­li­té de cette tra­di­tion mé­dié­vale consiste à s’ap­puyer sur la lec­ture des textes plu­tôt que sur un exer­cice phy­sique et à faire du Ch­rist la ré­fé­rence cen­trale de l’acte mé­di­ta­tif.

Un genre lit­té­raire nou­veau

Le siècle d’abé­lard, qua­li­fié par­fois de « Re­nais­sance du xiie siècle », fut ce­lui de l’avè­ne­ment d’un genre lit­té­raire nou­veau, la mé­di­ta­tion. Certes, dès le dé­sert égyp­tien des pre­miers siècles chré­tiens, les moines s’exercent à la « ru­mi­na­tion » du texte bi­blique, qui re­ce­vait dé­jà le nom de mé­di­ta­tion. Mais la nou­veau­té mé­dié­vale tient au fait que le tra­vail de mé­di­ta­tion, dans le­quel le corps est sou­mis à la concen­tra­tion de l’es­prit, se dé­tache de plus en plus de la Bible pour mettre le fi­dèle en rap­port di­rect avec Dieu par l’in­ter­mé­diaire du Ch­rist.

Au point de dé­part de cette mu­ta­tion se trouve le mi­lieu des moines et des cha­noines, qui cherchent à mettre en oeuvre un chris­tia­nisme plus exi­geant. En ef­fet, dans le contexte de la ré­forme gré­go­rienne aux xie et xiie siècles, se fait jour chez les ré­gu­liers une at­ten­tion mar­quée pour la vie in­té­rieure des clercs et des laïcs. Cet in­té­rêt en­traîne alors la ré­dac­tion de textes mé­di­ta­tifs qui visent à dif­fu­ser l’in­tros­pec­tion dans toutes les couches de la so­cié­té, tout en la maî­tri­sant. Pa­ral­lè­le­ment au dé­ve­lop­pe­ment de la confes­sion per­son­nelle, de courts ou­vrages font de la maî­trise des pen­sées le but de la mé­di­ta­tion : mé­di­ter re­vient alors à contrô­ler le flux, par­fois désor­don­né, des pen­sées pour mieux les mettre en adé­qua­tion avec la foi chré­tienne.

C’est au moine bé­né­dic­tin An­selme de Can­tor­bé­ry (1033-1109) que nous de­vons le pre­mier fleu­ron de la lit­té­ra­ture mé­di­ta­tive. Son re­cueil de Prières et Mé­di­ta­tions, for­mé de trois mé­di­ta­tions, dix-neuf prières et un pro­logue, élève la mé­di­ta­tion au rang d’exer­cice spi­ri­tuel à part en­tière qui fait de l’âme de chaque lec­teur le lieu d’une ren­contre avec Dieu. Cette vé­ri­table « in­ven­tion de l’in­té­rio­ri­té » s’ap­puie sur une lec­ture mé­di­ta­tive. Les textes étaient sans doute ré­ci­tés à haute voix, comme une prière, aux xiie et xiiie siècles, puis à voix basse ou en si­lence aux xive et xve siècles. Il s’agit de sus­ci­ter l’émo­tion et la conver­sion à l’aide d’une prose la­tine raf­fi­née.

La qua­li­té doc­tri­nale et lit­té­raire du re­cueil d’an­selme en fit d’ailleurs un des textes de langue la­tine mé­dié­vale les plus dif­fu­sés (on compte une cen­taine de ma­nus­crits connus), les plus lus et les plus imi­tés, y com­pris en langue ver­na­cu­laire.

Sur le mo­dèle d’an­selme, un moine, sans doute cis­ter­cien, com­po­sa un re­cueil de Mé­di­ta­tions dans la se­conde moi­tié du xiie siècle, tout en l’at­tri­buant à Ber­nard de Clair­vaux (1090-1153) dont il vou­lait rendre ac­ces­sible la spi­ri­tua­li­té. Ce­lui que la cri­tique his­to­rique ap­pelle dé­sor­mais le Pseu­do-ber­nard en­ten­dait gé­né­ra­li­ser chez les clercs de son temps le « Connais-toi toi-même » de So­crate et l’exa­men de conscience.

Comme il l’écrit : « Contrôle tes sen­ti­ments, di­rige tes ac­tions, cor­rige tes pas. Ne garde en toi rien d’in­dis­ci­pli­né. Place tous tes man­que­ments sous tes yeux. Place-toi de­vant toi-même comme si c’était de­vant un autre et ain­si pleure

sur toi-même1. » A le lire, mé­di­ter per­met de com­prendre que Dieu ha­bite en l’homme ; mieux, que les fa­cul­tés hu­maines (mé­moire, in­tel­li­gence, vo­lon­té) cor­res­pondent aux trois per­sonnes de la Tri­ni­té (Père, Fils, Saint-es­prit). De fa­çon cor­ré­la­tive, la mé­di­ta­tion doit ain­si ai­der l’homme à faire son sa­lut, en chas­sant l’ombre – le texte évoque la mi­sère hu­maine, in­siste sur les peines in­fer­nales – au pro­fit de la lu­mière – il dé­crit la mi­sé­ri­corde di­vine et les joies cé­lestes.

L’ou­vrage a plu aux clercs, mais aus­si aux laïcs : il en existe en­core plus de 600 ma­nus­crits ac­tuel­le­ment conser­vés dans toute l’eu­rope, et au Moyen Age il est pré­sent dans les bi­blio­thèques les plus di­verses, y com­pris les plus mo­destes.

La même ten­dance vul­ga­ri­sa­trice ca­rac­té­rise l’autre grand texte mé­di­ta­tif à suc­cès du Moyen Age : les So­li­loques, connus par quelque 500 ma­nus­crits mé­dié­vaux. Cette oeuvre, com­po­sée par un cha­noine pré­mon­tré d’auxerre, est un « re­make » des Con­fes­sions d’au­gus­tin, avec la sup­pres­sion des élé­ments bio­gra­phiques du texte ori­gi­nel. Sous la forme d’un dia­logue in­té­rieur, le livre se donne pour ob­jec­tif de per­mettre à chaque lec­teur de mé­di­ter en dé­cou­vrant Dieu par une sé­rie d’élé­va­tions ar­dentes qui mêlent les consi­dé­ra­tions théo­lo­giques à la prière : « Que je te connais­sance, Dieu qui me connais, que je te connaisse, force de mon âme ! Montre-toi à moi, mon conso­la­teur ! Que je voie, lu­mière de mes yeux ! Viens, joie de mon es­prit ! Que je te voie, al­lé­gresse de mon coeur ! Que je t’aime, vie de mon âme ! Ap­pa­rais-moi, mon grand plai­sir, mon doux ré­con­fort, Sei­gneur mon Dieu, vie et gloire en­tière de mon âme2 ! »

L’oeuvre a sus­ci­té l’ad­mi­ra­tion du Moyen Age jus­qu’à l’époque mo­derne. Au xve siècle, le poète Charles d’or­léans en fait co­pier un Notes 1. Pseu­do-ber­nard, Les Mé­di­ta­tions, chap. V, trad. C. Gi­raud, Gal­li­mard, à pa­raître. 2. Ber­noald de SaintMa­rien, Les So­li­loques, chap. I, trad. C. Gi­raud, Gal­li­mard, à pa­raître. 3. Guigues II, Lettre sur la vie contem­pla­tive (L’échelle des moines), Douze mé­di­ta­tions, éd. E. Col­ledge et J. Walsh, Cerf, 1970, p. 86. 4. Cf. E. Mik­kers, « Un Spe­cu­lum no­vi­tii in­édit d’étienne de Sal­ley », Col­lec­ta­nea Or­di­nis Cis­ter­cien­sium Re­for­ma­to­rum, t. VIII, 1946, pp. 17-68, à la p. 56. exem­plaire lors de sa cap­ti­vi­té en An­gle­terre. Au xviiie siècle, le roi Sta­nis­las Lec­zins­ki tra­duit en po­lo­nais une adap­ta­tion pour sa fille, la reine de France Ma­rie Lec­zins­ka, et Cha­teau­briand, dans ses notes au Gé­nie du chris­tia­nisme, men­tionne en­core l’ou­vrage.

Re­vivre les émo­tions de Jé­sus

Cet es­sor in­édit des textes mé­di­ta­tifs ne peut se com­prendre qu’en pre­nant en compte le fonc­tion­ne­ment in­terne des nou­veaux ordres mo­nas­tiques. Chez les Char­treux et les Cis­ter­ciens, l’em­ploi du temps mé­nage de grandes plages de temps libre, uti­li­sées pour des exer­cices spi­ri­tuels de plus en plus in­di­vi­dua­li­sés.

Le dé­rou­le­ment de ces exer­cices est for­ma­li­sé avec une pré­ci­sion in­édite. Pour le prieur de la Grande Char­treuse Guigues II (1114-1193), la vie in­té­rieure est struc­tu­rée se­lon quatre de­grés de pro­gres­sion (lec­ture, mé­di­ta­tion, prière et contem­pla­tion), qui forment comme au­tant de plats com­po­sant un me­nu spi­ri­tuel : « La lec­ture ap­porte pour ain­si dire la nour­ri­ture so­lide à la bouche ; la mé­di­ta­tion la mas­tique et la broie ; la prière en trouve la sa­veur ; la contem­pla­tion est la dou­ceur même qui ré­jouit et donne des forces3. »

C’est chez les Cis­ter­ciens sur­tout, no­tam­ment chez des au­teurs an­glais tels que Ael­red de Rie­vaulx (1110-1167) et Étienne de Sal­ley (mort en 1252), que la mé­di­ta­tion de­vient une pra­tique to­tale. Son rôle est de faire vi­sua­li­ser in­té­rieu­re­ment au mé­di­tant une scène des Évan­giles, pour lui per­mettre de re­vivre les émo­tions éprou­vées par Jé­sus et Ma­rie. C’est une pra­tique co­di­fiée, qui struc­ture les jour­nées des moines, du le­ver au cou­cher. Au mo­ment du re­pas, le no­vice est par exemple in­vi­té à dis­po­ser cinq bouts de pain en forme de croix pour y re­trou­ver le mys­tère de la ré­demp­tion4.

L’em­ploi du temps des laïcs laisse une place crois­sante à la mé­di­ta­tion, qui per­met de sanc­ti­fier les tâches pro­fanes de la vie quo­ti­dienne

Il se­rait ce­pen­dant trom­peur de ré­duire la pra­tique mé­di­ta­tive au seul mi­lieu ré­gu­lier ou d’en li­mi­ter la por­tée aux clercs. En ef­fet, dès An­selme de Can­tor­bé­ry qui dé­diait son re­cueil de mé­di­ta­tions à la prin­cesse Ma­thilde de Tos­cane (10461115), c’est aus­si une af­faire de laïcs car les plus re­li­gieux d’entre eux, no­tam­ment les femmes, veulent dé­ve­lop­per un rap­port per­son­nel avec Dieu. Le mou­ve­ment prend de l’am­pleur à par­tir du xiiie siècle avec le concile du La­tran IV (1215), qui met en place la confes­sion in­di­vi­duelle, tan­dis que les nou­veaux ordres men­diants, les Fran­cis­cains en par­ti­cu­lier, re­com­mandent à tous les fi­dèles chré­tiens de pra­ti­quer l’exa­men de conscience.

Dans ces condi­tions, l’em­ploi du temps des laïcs, hommes ou femmes, laisse une place crois­sante à la pra­tique de la mé­di­ta­tion, qui per­met de sanc­ti­fier les tâches pro­fanes de la vie quo­ti­dienne. A par­tir de la fin du xive siècle, la De­vo­tio mo­der­na, qui en­tend mettre la spi­ri­tua­li­té à la por­tée du plus grand nombre, ac­cen­tue en­core la ten­dance et co­di­fie de plus en plus pré­ci­sé­ment les exer­cices mé­di­ta­tifs se­lon des sché­mas qui in­fluen­ce­ront les ordres re­li­gieux mo­dernes, ain­si les Jé­suites.

Par exemple, chez le cha­noine ré­for­ma­teur bruxel­lois Jean Mom­baer (1460-1501), la mé­di­ta­tion de­vient une échelle for­mée de 24 de­grés que l’es­prit doit par­cou­rir en 3 grandes étapes (« de­grés pré­pa­ra­toires », « de­grés d’avan­ce­ment », « de­grés de conclu­sion ») qui font ap­pel à la mé­moire et à l’af­fec­ti­vi­té. Chaque de­gré consti­tue un mo­ment pré­cis de la mé­di­ta­tion, de­puis la pré­pa­ra­tion (se cou­per du monde ex­té­rieur pour mieux se re­cueillir) jus­qu’à la conclu­sion (se rap­pe­ler tout le cours de l’exer­cice). La mé­di­ta­tion de­vient mé­tho­dique et s’ap­pa­rente à un par­cours gui­dé.

Cet en­cou­ra­ge­ment se tra­duit par la mul­ti­pli­ca­tion des livres de dé­vo­tion consa­crés à cette pra­tique. Com­po­sées en la­tin, en langue ver­na­cu­laire ou tra­duites du la­tin, ces oeuvres en­va­hissent les bi­blio­thèques, même celles des simples gens, comme les mar­chands ou les ar­ti­sans. Que ce soit dans les bi­blio­thèques prin­cières qui comptent plusieurs cen­taines de vo­lumes ou celles plus mo­destes ren­fer­mant une di­zaine d’exem­plaires, on re­trouve au moins un texte de mé­di­ta­tion.

En ce sens, le pas­sage du ma­nus­crit à l’im­pri­mé ne re­pré­sente pas tant une rup­ture qu’un élar­gis­se­ment de la pra­tique mé­di­ta­tive : grâce à l’imprimerie, le ré­per­toire lit­té­raire mé­di­ta­tif is­su du Moyen Age connaît une se­conde jeu­nesse dès le xvie siècle, et du­rant toute la pé­riode mo­derne. En pro­mo­teurs in­fa­ti­gables de l’exer­cice, les Jé­suites ré­éditent alors les textes de mé­di­ta­tion com­po­sés au Moyen Age. Ain­si, le pro­fes­seur Hen­ri de Som­mal pu­blie en 1608 une an­tho­lo­gie qui connaî­tra plus d’une cen­taine de ré­édi­tions pen­dant deux siècles et les Exer­cices spi­ri­tuels d’ignace de Loyo­la dé­pendent aus­si de cet hé­ri­tage mé­dié­val.

De­ve­nu un best-sel­ler de l’édi­tion re­li­gieuse eu­ro­péenne, le cor­pus mé­di­ta­tif for­mé d’an­selme, du Pseu­do-ber­nard et du Pseu­do-au­gus­tin rem­plit à l’époque mo­derne des fonc­tions di­verses. In­té­grées dans des re­cueils de prières ou des clas­siques de la spi­ri­tua­li­té comme L’imi­ta­tion de Jé­sus-ch­rist, ces oeuvres mé­dié­vales nour­rissent la spi­ri­tua­li­té mo­derne en lui don­nant une to­na­li­té af­fec­tive mar­quée. Lar­ge­ment dif­fu­sées par les édi­teurs et le cler­gé ca­tho­liques, elles sont éga­le­ment ados­sées au dis­po­si­tif de re­con­quête du concile de Trente : ce re­tour au Moyen Age était cen­sé ser­vir de rem­part à la pro­pa­ga­tion de la Ré­forme, alors même que les mi­lieux ré­for­més pro­meuvent une lit­té­ra­ture mé­di­ta­tive d’une re­mar­quable ri­chesse.

En­fin, face à la mon­tée de l’in­dif­fé­rence re­li­gieuse au cours du xviiie siècle, elles prennent une va­leur apo­lo­gé­tique de plus en plus af­fir­mée : la mé­di­ta­tion de­vient un che­min de conver­sion que doivent em­prun­ter les es­prits cri­tiques ou in­cer­tains, no­tam­ment les plus jeunes. Il faut at­tendre le xixe siècle et, dans cer­tains pays comme l’ita­lie, l’ex­trême fin de ce siècle, pour que le mar­ché du livre re­li­gieux ou­blie pro­gres­si­ve­ment le cor­pus mé­dié­val. Outre un chan­ge­ment de sen­si­bi­li­té lit­té­raire qui rend ces textes dé­mo­dés, la rai­son tient sans doute à une prise de dis­tance crois­sante par rap­port au mo­dèle spi­ri­tuel hé­ri­té du concile de Trente.

Avant ce­la, du­rant plus de sept siècles, les textes de mé­di­ta­tion eurent une au­dience consi­dé­rable au­près du lec­to­rat chré­tien : ils furent un ca­nal non né­gli­geable par le­quel se dif­fu­sa une cer­taine ma­nière de pra­ti­quer sa re­li­gion au quo­ti­dien. Ils pro­lon­gèrent aus­si l’in­fluence du Moyen Age jus­qu’en pleine époque mo­derne. n

Pseu­do-ber­nard Page d’ou­ver­ture des Mé­di­ta­tions du Pseu­do-ber­nard de Clair­vaux (xiie siècle). Sans être un ob­jet de luxe, ce ma­nus­crit pré­sente une mise en page soi­gnée avec une ini­tiale fi­li­gra­née rouge et bleue, ca­rac­té­ris­tique des textes de...

Pé­ni­tent Saint Jean-bap­tiste dans le dé­sert, Bosch, vers 1489. Re­ti­ré au dé­sert et pé­ni­tent, Jean-bap­tiste est une fi­gure populaire de la mé­di­ta­tion chré­tienne. Le doigt du saint poin­té vers l’agneau rap­pelle que le Ch­rist est le su­jet par ex­cel­lence...

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