Fi­del, avant la politique

L'Histoire - - Cuba -

Né à Cu­ba en 1926, Fi­del Cas­tro est le fils illé­gi­time d’un pro­prié­taire fon­cier d’ori­gine ga­li­cienne et d’une mère ser­vante et illet­trée (ci-contre, le jeune homme dans son ly­cée en 1943). En 1945, il entre à la fa­cul­té de droit : c’est le temps de sa po­li­ti­sa­tion au sein de grou­pus­cules étu­diants, qui par­ti­cipent à la vio­lence tous azi­muts dans une am­biance de sur­en­chère ré­vo­lu­tion­naire. « Lorsque j’en­trai à l’uni­ver­si­té, je n’avais au­cune culture politique. […] J’étais à cette époque un être don­qui­chot­tesque, ro­man­tique et rê­veur, al­liant à une culture politique in­suf­fi­sante une grande soif de connais­sance et un puis­sant dé­sir d’ac­tion, mê­lant à mes rê­ve­ries les noms de Martí et de Bolí­var », ra­con­te­ra plus tard Fi­del Cas­tro. Le coup d’état de Ba­tis­ta en 1952 convainc le jeune Cas­tro de la né­ces­si­té de la lutte ar­mée. In­car­cé­ré après l’échec de l’at­taque de la Mon­ca­da en 1953, son am­bi­tion se pré­cise : li­bé­rer Cu­ba de la dic­ta­ture cor­rom­pue de Ba­tis­ta et en­cou­ra­ger l’éman­ci­pa­tion des pays d’amé­rique la­tine à sa suite. Exi­lé au Mexique après son am­nis­tie, il dé­clare en juillet 1956 : « En bon dis­ciple de Martí, je crois que l’heure est ve­nue de conqué­rir nos droits plu­tôt que de les men­dier. »

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